<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Jean-Bernard BOUCHARD &#187; Droit du travail</title>
	<atom:link href="http://www.bouchard-avocat.fr/tag/droit-du-travail/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.bouchard-avocat.fr</link>
	<description>Avocat au Barreau de Paris</description>
	<lastBuildDate>Fri, 30 Mar 2018 12:27:05 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=3.9.26</generator>
	<item>
		<title>Prise d&#8217;acte : retrouver un emploi immédiatement est sans incidence sur l&#8217;indemnité de préavis</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/prise-dacte-retrouver-un-emploi-immediatement-est-sans-incidence-sur-lindemnite-de-preavis/</link>
		<comments>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/prise-dacte-retrouver-un-emploi-immediatement-est-sans-incidence-sur-lindemnite-de-preavis/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Sep 2016 06:32:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[indemnité]]></category>
		<category><![CDATA[préavis]]></category>
		<category><![CDATA[prise d'acte]]></category>
		<category><![CDATA[salarié]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bouchard-avocat.fr/?p=889</guid>
		<description><![CDATA[La prise d&#8217;acte de la rupture d&#8217;un contrat de travail par un salarié (rappelons ici qu&#8217;un employeur ne peut prendre acte, et doit obligatoirement respecter la procédure de licenciement) a pour conséquence de rompre immédiatement le contrat. Deux possibilités peuvent alors se présenter, soit les motifs invoqués par le salarié à l&#8217;appui de cette rupture [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_301" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/rupture_CDI_travail.jpg"><img class="size-medium wp-image-301" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/rupture_CDI_travail-300x300.jpg" alt="sort de l'indemnité de pravis en cas de prise d'acte de la rupture du contrat de travail" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Mimi Potter &#8211; Fotolia.com</p></div>
<p style="text-align: justify;">La <a title="Prise d’acte de la rupture du contrat de travail : procédure accélérée" href="http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/prise-dacte-de-la-rupture-du-contrat-de-travail-procedure-acceleree/" target="_blank">prise d&rsquo;acte</a> de la rupture d&rsquo;un contrat de travail par un salarié <em>(rappelons ici qu&rsquo;un employeur ne peut prendre acte, et doit obligatoirement respecter la procédure de licenciement) </em>a pour conséquence de rompre immédiatement le contrat.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux possibilités peuvent alors se présenter, soit les motifs invoqués par le salarié à l&rsquo;appui de cette rupture sont graves et la rupture doit s&rsquo;analyser en un licenciement sans cause réelle ni sérieuse, soit les motifs invoqués n&rsquo;ont pas cette qualité et la rupture s&rsquo;analyse alors comme une simple démission du salarié <em>(ce qui implique notamment la perte du droit à indemnisation Pôle emploi)</em>. <span id="more-889"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque cette rupture équivaut à un licenciement sans cause réelle ni sérieuse, l&rsquo;employeur est condamné à verser au salarié l&rsquo;indemnité conventionnelle (ou légale si elle est plus avantageuse) de licenciement, des dommages-intérêts pour licenciement abusif (ou un indemnité pour licenciement sans cause réelle ni sérieuse) et une <a title="Prise d’acte de la rupture du contrat de travail et préavis" href="http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/prise-dacte-de-la-rupture-du-contrat-de-travail-et-preavis/" target="_blank">indemnité compensatrice de préavis</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette dernière indemnité a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un arrêt récent de la Cour de cassation.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, une Cour d&rsquo;appel avait décidé de limiter le montant de l&rsquo;indemnité compensatrice de préavis à laquelle pouvait prétendre un salarié, dans la mesure où ce dernier a été embauché par un autre employeur, aussitôt sa prise d&rsquo;acte de la rupture. En l&rsquo;espèce, le salarié avait pris acte de la rupture de son contrat de travail le 6 janvier 2010, et avait été embauché par un autre employeur le 15 janvier 2010.</p>
<p style="text-align: justify;">La Chambre sociale de la Cour de cassation censure cette analyse.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, selon la Haute juridiction, le juge qui retient que la prise d&rsquo;acte avait les effets d&rsquo;un licenciement sans cause réelle et sérieuse doit accorder au salarié qui le demande, l&rsquo;indemnité de préavis et les congés payés afférents, l&rsquo;indemnité de licenciement et les dommages-intérêts auxquels il aurait eu droit en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Dans ces conditions, il est donc parfaitement impossible pour un juge de limiter tant le montant de l&rsquo;indemnité de licenciement que celle du préavis et des congés payés afférents lorsqu&rsquo;il retient que la prise d&rsquo;acte a les effets d&rsquo;un licenciement sans cause réelle ni sérieuse.</strong></span></p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">Arrêt :</span> Cass. soc. 14 septembre 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000033127424&amp;fastReqId=34888799&amp;fastPos=1" target="_blank">14-16.663</a></em></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Avant toute prise d&rsquo;acte de la rupture d&rsquo;un contrat de travail, n&rsquo;hésitez pas à vous entretenir avec un Avocat afin qu&rsquo;il vous conseille sur l&rsquo;intérêt de cette procédure.</p>
<p style="text-align: justify;">Maître Jean-Bernard BOUCHARD intervient auprès de salariés et cadres, tant en Conseil qu&rsquo;en Contentieux sur l&rsquo;ensemble des problématiques de Droit du travail. N&rsquo;hésitez pas à le contacter au 01.56.79.11.11 pour plus de renseignements.</p>
<p>&nbsp;</p>

<div style="display: block !important; margin:0 !important; padding: 0 !important" id="wpp_popup_post_end_element"></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/prise-dacte-retrouver-un-emploi-immediatement-est-sans-incidence-sur-lindemnite-de-preavis/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Remettre les documents de fin de contrat par erreur, équivaut à un licenciement sans cause réelle ni sérieuse.</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/remettre-les-documents-de-fin-de-contrat-par-erreur-equivaut-a-un-licenciement-sans-cause-reelle-ni-serieuse/</link>
		<comments>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/remettre-les-documents-de-fin-de-contrat-par-erreur-equivaut-a-un-licenciement-sans-cause-reelle-ni-serieuse/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2016 10:44:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[DIRECCTE]]></category>
		<category><![CDATA[documents fin de contrat]]></category>
		<category><![CDATA[homologation]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[rupture]]></category>
		<category><![CDATA[Rupture conventionnelle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bouchard-avocat.fr/?p=877</guid>
		<description><![CDATA[Le fait pour un employeur de remettre, par erreur, les documents de fin de contrat (solde de tout compte, certificat de travail, attestation employeur destinée à Pôle emploi) équivaut à un licenciement sans cause réelle ni sérieuse. Cette solution n&#8217;est en rien extraordinaire. On comprend parfaitement qu&#8217;un salarié puisse estimer que son contrat de travail [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/09/cerfaruptureconventionnellehomologuee.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-878" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/09/cerfaruptureconventionnellehomologuee-300x150.jpg" alt="cerfar uptureconventionnelle homologuée" width="300" height="150" /></a>Le fait pour un employeur de remettre, par erreur, les documents de fin de contrat <em>(solde de tout compte, certificat de travail, attestation employeur destinée à Pôle emploi)</em> équivaut à un licenciement sans cause réelle ni sérieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette solution n&rsquo;est en rien extraordinaire.</p>
<p style="text-align: justify;">On comprend parfaitement qu&rsquo;un salarié puisse estimer que son contrat de travail est rompu dès lors qu&rsquo;il est destinataire de tels documents.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qu&rsquo;en est-il si un employeur remet à un salarié les documents de fin de contrat dans le cadre d&rsquo;une rupture conventionnelle, avant même que cette dernière ne soit homologuée par l&rsquo;inspection du travail ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-877"></span>Il convient de rappeler l&rsquo;évidence : tant que la convention de rupture n&rsquo;est pas homologuée, le contrat de travail produit tous ses effets.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, aux termes de l&rsquo;article L. 1237-14 du Code du travail, la validité de la convention de rupture est subordonnée à son homologation.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, l&rsquo;employeur, en adressant les documents de fin de contrat avant l&rsquo;homologation de la convention de rupture, considère que le contrat de travail est rompu en parfaite méconnaissance des dispositions de l&rsquo;article L. 1237-14.</p>
<p style="text-align: justify;">Mieux encore, dans un cas d&rsquo;espèce récent, l&rsquo;employeur avait adressé au salarié les documents de fin de contrat avant toute décision de l&rsquo;inspection du travail qui, au surplus, a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un refus d&rsquo;homologation.</p>
<p style="text-align: justify;">Suite à ce refus d&rsquo;homologation de l&rsquo;inspection du travail, l&rsquo;employeur avait mis en demeure le salarié de reprendre le travail, ce que ce dernier s&rsquo;est refusé, avant d&rsquo;être finalement licencié pour faute grave.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié prétendait alors que ce licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse, et se prévalait d&rsquo;une attestation employeur destinée à Pôle emploi <em>(attestation ASSEDIC)</em> et d&rsquo;un solde de tout compte, délivrés irrégulièrement.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour de cassation fait droit à l&rsquo;argumentation du salarié.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la Haute juridiction estime que s&rsquo;analyse en un licenciement non motivé, le fait pour l&rsquo;employeur d&rsquo;adresser au salarié, sans attendre la décision relative à l&rsquo;homologation, une attestation ASSEDIC et un solde de tout compte.</p>
<p><em>Arrêt : Cass. soc. 6 juillet 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000032873253&amp;fastReqId=993520472&amp;fastPos=1" target="_blank">14-20.323</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

<div style="display: block !important; margin:0 !important; padding: 0 !important" id="wpp_popup_post_end_element"></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/remettre-les-documents-de-fin-de-contrat-par-erreur-equivaut-a-un-licenciement-sans-cause-reelle-ni-serieuse/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;attitude des travailleurs n&#8217;affecte pas le principe de responsabilité des employeurs</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/lattitude-des-travailleurs-naffecte-pas-le-principe-de-responsabilite-des-employeurs/</link>
		<comments>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/lattitude-des-travailleurs-naffecte-pas-le-principe-de-responsabilite-des-employeurs/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Mar 2016 06:44:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Accident du travail]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[obligation]]></category>
		<category><![CDATA[obligation de résultat]]></category>
		<category><![CDATA[salarié]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité au travail]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bouchard-avocat.fr/?p=848</guid>
		<description><![CDATA[Selon les dispositions de l&#8217;article L.4121-1 du Code du travail, il incombe à l&#8217;employeur &#8211; et à lui seul &#8211; de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Dans une affaire récente, une Cour d&#8217;appel est venue limiter le montant des dommages-intérêts alloués à un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/03/keepcalmaccidentdutravail.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-851" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/03/keepcalmaccidentdutravail-257x300.png" alt="Accident du travail obligation de sécurité de résultat de l'employeur" width="257" height="300" /></a>Selon les dispositions de l&rsquo;article L.4121-1 du Code du travail, il incombe à l&rsquo;employeur &#8211; et à lui seul &#8211; de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une affaire récente, une Cour d&rsquo;appel est venue limiter le montant des dommages-intérêts alloués à un salarié pour manquements de l&rsquo;employeur à son obligation de sécurité de résultat et pour inexécution déloyale du contrat de travail, au motif que le salarié a lui même concouru à son dommage <span style="text-decoration: underline;">en acceptant un risque qu&rsquo;il dénonçait dans le même temps</span>, s&rsquo;il correspondait à une augmentation de son salaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, la Cour d&rsquo;appel retient que si le salarié était dans son droit de la faire, il était alors néanmoins juste qu&rsquo;il en supporte également les incidences et, en conséquence, cette acceptation des risques devait avoir pour effet de minorer son préjudice.<span id="more-848"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Un pourvoi en cassation est formé contre cette décision.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié soutient qu&rsquo;à la différence du droit des obligations, le contrat de travail place le salarié dans un état de subordination face à l&rsquo;employeur et ce dernier se doit de garantir le salarié contre tout risque de dégradation de son état de santé au travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, le salarié soutient qu&rsquo;aux termes de l&rsquo;article L. 4121-1 du Code du travail, l&rsquo;employeur est tenu envers le salarié d&rsquo;une obligation de sécurité de résultat et il ne peut être exonéré, même partiellement, des conséquences de sa responsabilité en invoquant le comportement du salarié.</p>
<p style="text-align: justify;">La Haute juridiction fait droit à l&rsquo;argumentaire du salarié, et indique que les obligations des travailleurs dans le domaine de la sécurité et de la santé au travail n&rsquo;affectent pas le principe de responsabilité de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ces conditions, en application des dispositions de l&rsquo;article L. 4121-1 du Code du travail, il incombe à l&rsquo;employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">En cas de manquement à cette obligation de sécurité de résultat, l&rsquo;employeur engage alors sa responsabilité, et le comportement du salarié ne peut avoir pour effet de minorer le préjudice qu&rsquo;il a subi puisque &#8211; rappelons le &#8211; l&rsquo;obligation de sécurité incombe exclusivement à l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. soc. 10 février 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000032054542&amp;fastReqId=1060730602&amp;fastPos=1" target="_blank">14-24.350</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

<div style="display: block !important; margin:0 !important; padding: 0 !important" id="wpp_popup_post_end_element"></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/lattitude-des-travailleurs-naffecte-pas-le-principe-de-responsabilite-des-employeurs/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pour prétendre à une indemnité de travail dissimulé, le contrat de travail doit avoir été rompu</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/pour-pretendre-a-une-indemnite-de-travail-dissimule-le-contrat-de-travail-doit-avoir-ete-rompu/</link>
		<comments>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/pour-pretendre-a-une-indemnite-de-travail-dissimule-le-contrat-de-travail-doit-avoir-ete-rompu/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Mar 2016 05:22:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[contrat de travail]]></category>
		<category><![CDATA[indemnité]]></category>
		<category><![CDATA[rupture]]></category>
		<category><![CDATA[travail dissimulé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bouchard-avocat.fr/?p=840</guid>
		<description><![CDATA[Dans une affaire récente, la Cour de cassation est venue censurer l&#8217;arrêt rendu par la Cour d&#8217;appel de Bordeaux qui avait alloué une indemnité pour travail dissimulé à un salarié dont le contrat de travail n&#8217;était pas rompu. En l&#8217;espèce, la Cour d&#8217;appel avait constaté qu&#8217;il était constant que toutes les heures de travail effectuées [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/06/justiceindependante.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-266" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/06/justiceindependante-300x204.jpg" alt="indemnité pour travail dissimulé" width="300" height="204" /></a>Dans une affaire récente, la Cour de cassation est venue censurer l&rsquo;arrêt rendu par la Cour d&rsquo;appel de Bordeaux qui avait alloué une indemnité pour travail dissimulé à un salarié dont le contrat de travail n&rsquo;était pas rompu.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, la Cour d&rsquo;appel avait constaté qu&rsquo;il était constant que toutes les heures de travail effectuées n&rsquo;ont pas été mentionnées en tant que telles au bulletin de salaire, notamment celles relatives au temps de trajet dépôt-chantier qui ont été rémunérées sous forme de prime, de sorte que ce manquement matériellement établi était intentionnel dès lors qu&rsquo;il était institutionnel, choisi, appliqué à tous les chauffeurs en permanence sur plusieurs années.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour rappel, l&rsquo;indemnité pour travail dissimulé correspond à un forfait, qui a la nature d&rsquo;une sanction civile, dont le montant est équivalant à six mois de salaire. <span id="more-840"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l&rsquo;article L. 8223-1 du Code du travail dispose que :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">En cas de rupture de la relation de travail, le salarié auquel un employeur a eu recours dans les conditions de l&rsquo;article L. 8221-3 ou en commettant les faits prévus à l&rsquo;article L. 8221-5 a droit à une indemnité forfaitaire égale à six mois de salaire.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Cependant, dans cette affaire, la Cour d&rsquo;appel a omis de vérifier si la relation de travail liant chacun des salariés concernés à la société avait été rompue.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, en application de l&rsquo;article L. 8223-1 précité, le versement d&rsquo;une indemnité pour travail dissimulé est subordonné à la rupture du contrat de travail. Tel n&rsquo;était pas le cas en l&rsquo;espèce.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>A retenir :</strong></span> pour prétendre au versement d&rsquo;une indemnité pour travail dissimulé, trois conditions doivent être réunies.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em>Tout d&rsquo;abord, il faut démontrer que l&rsquo;employeur a eu recours à un salarié dans les conditions de l&rsquo;article L. 8221-3, ou en commettant les faits prévus à l&rsquo;article L. 8221-5.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em>Ensuite, il faut démontrer que le comportement de l&rsquo;employeur était intentionnel.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em>Enfin, il faut que le contrat de travail ait été rompu.</em> </span></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong> Arrêt :</strong></span> Cass. soc. 2 mars 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000032159725&amp;fastReqId=719299384&amp;fastPos=1" target="_blank">14-15.611</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

<div style="display: block !important; margin:0 !important; padding: 0 !important" id="wpp_popup_post_end_element"></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/pour-pretendre-a-une-indemnite-de-travail-dissimule-le-contrat-de-travail-doit-avoir-ete-rompu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Articulation entre : demande d&#8217;autorisation de licencier à l&#8217;inspection du travail / Fin de période de protection / Licenciement d&#8217;un salarié protégé</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/articulation-entre-demande-dautorisation-de-licencier-a-linspection-du-travail-fin-de-periode-de-protection-licenciement-dun-salarie-protege/</link>
		<comments>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/articulation-entre-demande-dautorisation-de-licencier-a-linspection-du-travail-fin-de-periode-de-protection-licenciement-dun-salarie-protege/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2016 13:58:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Inspection du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[nullité]]></category>
		<category><![CDATA[nullité du licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[Salariés protégés]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bouchard-avocat.fr/?p=812</guid>
		<description><![CDATA[Un employeur ne peut licencier un salarié dit &#171;&#160;protégé&#160;&#187; (représentant du personnel au comité d&#8217;hygiène de sécurité et des conditions de travail, délégué du personnel ou membre élu du comité d&#8217;entreprise titulaire ou suppléant, etc&#8230; ) sans solliciter préalablement l&#8217;autorisation de l&#8217;Inspecteur du travail. En cas de manquement à cette obligation légale, le licenciement serait automatiquement [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_301" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/rupture_CDI_travail.jpg"><img class="size-medium wp-image-301" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/rupture_CDI_travail-300x300.jpg" alt="Licenciement salarié protégé autorisation inspection du travail" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Mimi Potter &#8211; Fotolia.com</p></div>
<p style="text-align: justify;">Un employeur ne peut licencier un salarié dit &laquo;&nbsp;protégé&nbsp;&raquo; <em>(représentant du personnel au comité d&rsquo;hygiène de sécurité et des conditions de travail, délégué du personnel ou membre élu du comité d&rsquo;entreprise titulaire ou suppléant, etc&#8230; )</em> sans solliciter préalablement l&rsquo;autorisation de l&rsquo;Inspecteur du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">En cas de manquement à cette obligation légale, le licenciement serait automatiquement nul, et le salarié pourrait alors demander sa réintégration dans les effectifs de la société et obtenir parallèlement un dédommagement du préjudice.</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, l&rsquo;employeur qui agirait de la sorte s&rsquo;expose à des sanctions pénales.</p>
<p style="text-align: justify;">Récemment, la chambre sociale de la Cour de cassation a été interrogée sur la possibilité pour un employeur de licencier un ancien salarié protégé, sur des griefs couverts par la période de protection et pour lesquels l&rsquo;employeur s&rsquo;était vu refuser l&rsquo;autorisation de licencier par l&rsquo;Inspecteur du travail lorsque que le salarié était encore légalement protégé.<span id="more-812"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, un salarié a été engagé à compter du 3 janvier 2007 en qualité de technicien méthodes, et était titulaire d&rsquo;un mandat de membre élu et secrétaire du CHSCT qui a expiré le 13 février 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi le salarié bénéficiait d&rsquo;une protection légale contre le licenciement pendant toute la durée de son mandat, ainsi que durant les six mois qui suivaient la fin de ce mandat, soit jusqu&rsquo;au 13 août 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié a été convoqué le 1er juillet 2009 à un entretien préalable à un éventuel licenciement avec mise à pied conservatoire et, parallèlement, l&rsquo;employeur a saisi l&rsquo;inspecteur du travail d&rsquo;une demande d&rsquo;autorisation du licenciement, qui lui a notifié une décision de refus le 10 septembre 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié a repris son travail le 14 septembre 2009, et a été convoqué le jour même à un nouvel entretien préalable à son licenciement avec mise à pied conservatoire, avant d&rsquo;être licencié pour faute grave le 24 septembre 2009. Le salarié a saisi la juridiction prud&rsquo;homale.</p>
<p style="text-align: justify;">A l&rsquo;évidence, lors de la seconde procédure de licenciement, le salarié n&rsquo;était plus protégé, de sorte que l&rsquo;employeur n&rsquo;avait pas à solliciter l&rsquo;autorisation de l&rsquo;Inspection du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, pour la Cour d&rsquo;appel, le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse car les faits imputés au salarié aux termes de la lettre de licenciement du 24 septembre 2009 concernent la période faisant l&rsquo;objet d&rsquo;une protection et que ces faits sont les mêmes que ceux pour lesquels l&rsquo;inspecteur du travail a refusé le licenciement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, pour la Cour d&rsquo;appel, si à l&rsquo;expiration de la période de protection, l&rsquo;employeur peut licencier un ancien salarié protégé sans avoir à demander l&rsquo;autorisation de l&rsquo;inspecteur du travail, c&rsquo;est à condition que le licenciement ne soit pas prononcé pour des faits antérieurs ayant déjà fait l&rsquo;objet d&rsquo;un refus d&rsquo;autorisation de l&rsquo;inspecteur du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette analyse n&rsquo;est pas celle retenue par la Cour de cassation.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, puisque la période de protection légale avait pris fin avant que l&rsquo;inspecteur du travail ne rende sa décision, l&rsquo;employeur avait retrouvé le droit de licencier le salarié sans autorisation de l&rsquo;autorité administrative, qui <em>de facto</em> n&rsquo;était plus compétente pour autoriser ou refuser cette mesure.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>A retenir :</strong></span> l&rsquo;employeur peut licencier un salarié sans avoir à solliciter l&rsquo;autorisation de l&rsquo;inspecteur du travail, dès lors que la période de protection légale a pris fin avant que ne soit rendue la décision de l&rsquo;inspection.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em>Et, à l&rsquo;appui de son licenciement, rien n&rsquo;interdit à l&rsquo;employeur de faire grief au salarié de faits qui avait été commis pendant la période de protection.</em></span></p>
<hr />
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. soc. 6 janvier 2016, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000031809307&amp;fastReqId=1368820974&amp;fastPos=1" target="_blank">14-12.717</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

<div style="display: block !important; margin:0 !important; padding: 0 !important" id="wpp_popup_post_end_element"></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/articulation-entre-demande-dautorisation-de-licencier-a-linspection-du-travail-fin-de-periode-de-protection-licenciement-dun-salarie-protege/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sportifs de haut niveau : ce que va changer la nouvelle loi du 27 novembre 2015</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/sportifs-de-haut-niveau-ce-que-va-changer-la-nouvelle-loi-du-27-novembre-2015/</link>
		<comments>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/sportifs-de-haut-niveau-ce-que-va-changer-la-nouvelle-loi-du-27-novembre-2015/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Dec 2015 09:45:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de la protection sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Modèles de courriers & démarches]]></category>
		<category><![CDATA[cdd]]></category>
		<category><![CDATA[cdi]]></category>
		<category><![CDATA[Protection sociale]]></category>
		<category><![CDATA[requalification]]></category>
		<category><![CDATA[Sportifs]]></category>
		<category><![CDATA[Sportifs de haut niveau]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bouchard-avocat.fr/?p=794</guid>
		<description><![CDATA[Le 3 décembre 2015 a été publiée la loi n°2015-1541 du 27 novembre 2015 visant à protéger les sportifs de haut niveau et professionnels et à sécuriser leur situation juridique et sociale. Tout d&#8217;abord, cette loi rappelle que les sportifs, entraîneurs, arbitres et juges sportifs de haut niveau concourent, par leur activité, au rayonnement de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/12/codedusport.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-805" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/12/codedusport-300x132.gif" alt="Code du sport, nouvelle loi sportifs de haut niveau" width="300" height="132" /></a>Le 3 décembre 2015 a été publiée la loi n°2015-1541 du 27 novembre 2015 visant à protéger les sportifs de haut niveau et professionnels et à sécuriser leur situation juridique et sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout d&rsquo;abord, cette loi rappelle que les sportifs, entraîneurs, arbitres et juges sportifs de haut niveau concourent, par leur activité, au rayonnement de la Nation et à la promotion des valeurs du sport, rétablissant ainsi l&rsquo;article L.221-1 du Code du sport.</p>
<p style="text-align: justify;">Au rythme de ses 24 articles, cette loi apporte quelques changements dans la pratique &laquo;&nbsp;administrative&nbsp;&raquo; des sportifs de haut niveau.</p>
<p style="text-align: justify;">La principale de ces modifications reste en matière de contrat de travail. Comme précédemment une distinction doit s&rsquo;opérer entre les sportifs salariés d&rsquo;une association ou une société, et les sportifs indépendants.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, la loi rappelle que s&rsquo;agissant du sportif professionnel qui participe librement, pour son propre compte, à une compétition sportive est présumé ne pas être lié à l&rsquo;organisateur de la compétition par un contrat de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Tel n&rsquo;est pas le cas pour le sportif salarié d&rsquo;une association ou d&rsquo;une société. <span id="more-794"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline; color: #ff0000;"><strong>I/. Un nouveau contrat de travail à durée déterminée</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Afin de contrer la jurisprudence de la chambre sociale de la Cour de cassation qui requalifiait les contrats de travail à durée déterminée d&rsquo;usage en CDI, la loi instaure un nouveau contrat de travail à durée déterminée dont les contours sont mieux précisés.</p>
<p style="text-align: justify;">La volonté du législateur est d&rsquo;assurer la protection des sportifs et entraîneurs professionnels et de garantir l&rsquo;équité des compétitions.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, à compter de la promulgation de la loi, tout contrat par lequel une association sportive ou une société sportive s&rsquo;assure, moyennant rémunération, le concours de l&rsquo;un de ces salariés <span style="text-decoration: underline;">est un contrat de travail à durée déterminée.</span> Il convient de préciser concernant les contrats à durée déterminée d&rsquo;usage conclus avant cette même date dans le secteur du sport professionnel, le nouveau CDD s&rsquo;applique à tout renouvellement de contrat ayant lieu après la promulgation de la loi.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelles sont les caractéristiques de ce nouveau CDD ?</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><em><strong>a) La durée du contrat (entre 12 mois et 5 ans) :</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">La durée de ce CDD ne peut être inférieure à la durée d&rsquo;une saison sportive <span style="text-decoration: underline;">fixée à douze mois</span>. Cependant, un contrat conclu en cours de saison sportive peut avoir une durée inférieure à douze mois, dans les conditions définies par une convention ou un accord collectif national ou, à défaut, par le règlement de la fédération sportive ou, le cas échéant, de la ligue professionnelle :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Dès lors qu&rsquo;il court au minimum jusqu&rsquo;au terme de la saison sportive (Les dates de début et de fin de la saison sportive sont arrêtées par le règlement de la fédération sportive ou, le cas échéant, de la ligue professionnelle) ;</li>
<li>S&rsquo;il est conclu pour assurer le remplacement d&rsquo;un sportif ou d&rsquo;un entraîneur professionnel en cas d&rsquo;absence du sportif ou de l&rsquo;entraîneur ou de suspension de son contrat de travail ;</li>
<li>S&rsquo;il est conclu pour assurer le remplacement d&rsquo;un sportif ou d&rsquo;un entraîneur faisant l&rsquo;objet de l&rsquo;opération mentionnée au premier alinéa de l&rsquo;article L. 222-3.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Enfin, la durée de ce nouveau contrat de travail ne peut être <span style="text-decoration: underline;">supérieure à cinq ans</span>, renouvelable.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong><em>b) La forme du contrat :</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Sans surprise, ce nouveau CDD doit bien évidemment être établi par écrit. Il convient de préciser qu&rsquo;il doit être<span style="text-decoration: underline;"> rédigé en trois exemplaires</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le contrat doit être transmis par l&rsquo;employeur au sportif ou à l&rsquo;entraîneur professionnel au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant l&rsquo;embauche.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong><em>c) Les mentions obligatoires :</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Outre la mention des articles L. 222-2 à L. 222-2-8 du Code du sport, ce contrat de travail doit également préciser :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>L&rsquo;identité et l&rsquo;adresse des parties ;</li>
<li>La date d&rsquo;embauche et la durée pour laquelle il est conclu ;</li>
<li>La désignation de l&rsquo;emploi occupé et les activités auxquelles participe le salarié ;</li>
<li>Le montant de la rémunération et de ses différentes composantes, y compris les primes et accessoires de salaire s&rsquo;il en existe ;</li>
<li>Les noms et adresses des caisses de retraite complémentaire et de prévoyance et de l&rsquo;organisme assurant la couverture maladie complémentaire ;</li>
<li>L&rsquo;intitulé des conventions ou accords collectifs applicables.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Rappelons que les clauses de rupture unilatérale pure et simple du contrat de travail à durée déterminée du sportif et de l&rsquo;entraîneur professionnels salariés sont nulles et de nul effet.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><em><strong>d) L&rsquo;homologation du contrat :</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Le règlement de la fédération sportive ou, le cas échéant, de la ligue professionnelle peut prévoir une procédure d&rsquo;homologation du contrat de travail à durée déterminée du sportif et de l&rsquo;entraîneur professionnels et déterminer les modalités de l&rsquo;homologation ainsi que les conséquences sportives en cas d&rsquo;absence d&rsquo;homologation du contrat.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><em><strong>e) Sanctions en cas de non respect des règles de fond et de forme de ce nouveau CDD :</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Est réputé à durée indéterminée tout contrat conclu en méconnaissance des règles de fond et de forme !</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, le fait de méconnaître les règles de fond et de forme est puni d&rsquo;une amende de 3 750 €, et la récidive est punie d&rsquo;une amende de 7 500 € et de six mois d&rsquo;emprisonnement.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><em><strong>f) Prohibition des discriminations entre sportifs :</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">La loi impose que tout au long de l&rsquo;exécution du contrat de travail à durée déterminée d&rsquo;un sportif professionnel, l&rsquo;association sportive ou la société qui l&rsquo;emploie doit offrir au sportif des conditions de préparation et d&rsquo;entraînement <strong><span style="text-decoration: underline;">équivalentes à celles des autres sportifs professionnels salariés</span></strong> de l&rsquo;association ou de la société.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-804" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/12/natationsynchronisee-300x175.jpg" alt="natationsynchronisee" width="300" height="175" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline; color: #ff0000;"><strong>II/. La protection des sportifs de haut niveau (accidents du travail et maladies professionnelles) :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Tout d&rsquo;abord il incombe aux fédérations sportives de souscrire des contrats d&rsquo;assurance de personnes au bénéfice de leurs licenciés inscrits sur la liste des sportifs de haut niveau, couvrant les dommages corporels auxquels leur pratique sportive de haut niveau peut les exposer.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, la loi indique clairement que les personnes inscrites en tant que sportif de haut niveau bénéficient de la législation applicable à tous salariés en matière d&rsquo;accidents du travail ou de maladies professionnelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, une sportive de haut niveau conserve le bénéfice des droits inhérents à cette qualité, <span style="text-decoration: underline;">pendant une durée d&rsquo;un an à compter de la date de la constatation médicale de son état de grossesse</span>.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline; color: #ff0000;"><strong>III/. La formation et l&rsquo;accompagnement socioprofessionnel des sportifs :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;inscription sur la liste des sportifs de haut niveau est également subordonnée à la conclusion d&rsquo;une convention entre la fédération et le sportif qui doit notamment déterminer les droits et obligations du sportif et de la fédération en matière de formation et d&rsquo;accompagnement socioprofessionnel, de pratique compétitive, de suivi médical, de respect des règles d&rsquo;éthique sportive et de droit à l&rsquo;image.</p>
<p style="text-align: justify;">Actuellement, un décret doit paraître, afin de fixer les droits et obligations des sportifs de haut niveau, des sportifs Espoirs et des sportifs des collectifs nationaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce décret devra notamment préciser :</p>
<div class="corpsArt">
<ul>
<li style="text-align: justify;">Les conditions d&rsquo;accès aux formations scolaires, universitaires et professionnelles aménagées, en lien avec les services de l&rsquo;Etat et les régions ;</li>
<li style="text-align: justify;">Les modalités de la formation sportive et citoyenne du sportif ;</li>
<li style="text-align: justify;">Les modalités d&rsquo;orientation destinées à construire un projet professionnel adapté à chaque sportif ainsi que les dispositifs de formation et d&rsquo;insertion pouvant être mobilisés ;</li>
</ul>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Loi du 27 novembre 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031535624&amp;dateTexte=20151203" target="_blank">2015-1541</a></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Pour toute question relative à l&rsquo;application de cette nouvelle loi, n&rsquo;hésitez pas à contacter le Cabinet de Maître Jean-Bernard BOUCHARD :</p>
<p style="padding-left: 30px;">Jean-Bernard BOUCHARD<br />
Avocat à la Cour<br />
2, avenue Hoche &#8211; 75008 PARIS<br />
Téléphone : 01.56.79.11.11</p>
</div>

<div style="display: block !important; margin:0 !important; padding: 0 !important" id="wpp_popup_post_end_element"></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/sportifs-de-haut-niveau-ce-que-va-changer-la-nouvelle-loi-du-27-novembre-2015/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>QPC : consitutionnalité ou non de la privation du droit aux congés payés d&#8217;un salarié licencié pour faute lourde.</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/qpc-consitutionnalite-ou-non-de-la-privation-du-droit-aux-conges-payes-dun-salarie-licencie-pour-faute-lourde/</link>
		<comments>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/qpc-consitutionnalite-ou-non-de-la-privation-du-droit-aux-conges-payes-dun-salarie-licencie-pour-faute-lourde/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Dec 2015 15:55:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[congés]]></category>
		<category><![CDATA[faute lourde]]></category>
		<category><![CDATA[indemnité]]></category>
		<category><![CDATA[QPC]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bouchard-avocat.fr/?p=807</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;article L.3141-26 du Code du travail prive le salarié licencié pour faute lourde de son droit à percevoir une indemnité de congés payés. Or, l&#8217;article 11 du préambule de la Constitution de 1946 dispose que : la Nation garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;article L.3141-26 du Code du travail prive le salarié licencié pour faute lourde de son droit à percevoir une indemnité de congés payés.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, l&rsquo;article 11 du préambule de la Constitution de 1946 dispose que :</p>
<blockquote><p>la Nation <span style="text-decoration: underline;"><strong>garantit à tous</strong></span>, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle,<strong><span style="text-decoration: underline;"> le repos et les loisirs</span></strong></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le Conseil constitutionnel devra donc trancher la question suivante : Est-ce que la perte de jours de congés payés prévue par l&rsquo;article L.3141-26 du Code du travail est conforme à l&rsquo;article 11 du préambule de la Constitution de 1946, dans la mesure ou cette perte est sans lien avec les règles d’acquisition ou d’exercice du droit au repos ?</p>
<p style="text-align: justify;">Affaire à suivre !</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Arrêt :</strong> Cass. soc. 2 décembre 2015, n°15-19.597</em></p>

<div style="display: block !important; margin:0 !important; padding: 0 !important" id="wpp_popup_post_end_element"></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/qpc-consitutionnalite-ou-non-de-la-privation-du-droit-aux-conges-payes-dun-salarie-licencie-pour-faute-lourde/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Lorsque la publicité sur les véhicules devient un travail.</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-de-la-protection-sociale/lorsque-la-publicite-sur-les-vehicules-devient-un-travail/</link>
		<comments>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-de-la-protection-sociale/lorsque-la-publicite-sur-les-vehicules-devient-un-travail/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 Dec 2015 10:37:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de la protection sociale]]></category>
		<category><![CDATA[cotisations sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Protection sociale]]></category>
		<category><![CDATA[publicité]]></category>
		<category><![CDATA[URSSAF]]></category>
		<category><![CDATA[véhicules]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bouchard-avocat.fr/?p=790</guid>
		<description><![CDATA[A l&#8217;évidence, tout le monde a déjà croisé l&#8217;une de ces voitures sur lesquelles sont apposés stickers et autres objets publicitaires. Mais, quel est le véritable régime fiscal et social des sommes versées en contrepartie  ? La Cour de cassation est venue nous apporter en ce début de mois de novembre une précision importante. En [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/12/BP_image.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-792" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/12/BP_image-300x199.jpg" alt="Bulletin de paie - cotisations sociales" width="300" height="199" /></a>A l&rsquo;évidence, tout le monde a déjà croisé l&rsquo;une de ces voitures sur lesquelles sont apposés stickers et autres objets publicitaires. Mais, quel est le véritable régime fiscal et social des sommes versées en contrepartie  ?</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour de cassation est venue nous apporter en ce début de mois de novembre une précision importante.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, une société a conclu avec certains de ses salariés, mais également avec d&rsquo;anciens salariés ou des tiers à l&rsquo;entreprise, des contrats de location en vue d&rsquo;apposer de la publicité pour la société sur leur véhicule personnel moyennant versement mensuel d&rsquo;un loyer.</p>
<p style="text-align: justify;">Après un contrôle, l&rsquo;URSSAF a procédé au redressement de cette société pour les années 2008 à 2010, au motif que les loyers versés aux salariés devaient s&rsquo;analyser comme un avantage en espèce octroyé à l&rsquo;occasion d&rsquo;un travail, de sorte qu&rsquo;ils devaient être soumis aux cotisations sociales.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;employeur a contesté ce redressement.<span id="more-790"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Et, le Tribunal des affaires de la sécurité sociale (TASS) a annulé ce redressement au motif que les avantages litigieux devaient juridiquement s&rsquo;analyser en des baux consentis en dehors de toute appartenance à l&rsquo;entreprise, contrats synallagmatiques faisant naître des obligations réciproques, et pour le salarié complètement étrangères aux conditions de son emploi.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;affaire aurait pu en rester là, mais l&rsquo;URSSAF a décidé de former un pourvoi en cassation contre le jugement du TASS.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, selon l&rsquo;organisme social, en application des dispositions de l&rsquo;article L. 242-1 du Code de la sécurité sociale, pour le calcul des cotisations sociales sont considérées comme rémunérations toutes les sommes versées aux travailleurs en contrepartie ou à l&rsquo;occasion du travail, notamment les indemnités, primes, gratifications <strong><span style="text-decoration: underline;">et tous autres avantages en argent</span></strong> perçus directement.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, s&rsquo;agissant des salariés de la société, tel est bien le cas en l&rsquo;espèce.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, ils perçoivent un avantage en contrepartie de leur accord pour apposer de la publicité au nom de l&rsquo;employeur sur la carrosserie de leur véhicule, et cela quand bien même les salariés étaient libres d&rsquo;accepter ou de refuser de fournir cette prestation supplémentaire ou encore quand bien même cette prestation serait également fournie par des tiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Par application <em>stricto sensu</em> de l&rsquo;article L. 242-1 du Code de la sécurité sociale, la deuxième chambre civile de la Cour de cassation fait droit aux arguments de l&rsquo;URSSAF.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, la Haute juridiction retient que les salariés concernés avaient perçu de leur employeur une rémunération en contrepartie d&rsquo;une prestation complémentaire qu&rsquo;ils avaient accepté de lui fournir. Dès lors, cette rémunération (le loyer versé en contrepartie des publicités apposées sur les véhicules) devait être soumise aux cotisations sociales.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. civ. 2e, 5 novembre 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000031451328&amp;fastReqId=2093462502&amp;fastPos=1" target="_blank">14-23.184 </a></em></p>

<div style="display: block !important; margin:0 !important; padding: 0 !important" id="wpp_popup_post_end_element"></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-de-la-protection-sociale/lorsque-la-publicite-sur-les-vehicules-devient-un-travail/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>compte rendu de l&#8217;entretien préalable et sanction sur les mêmes faits</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/compte-rendu-de-lentretien-prealable-et-sanction-sur-les-memes-faits/</link>
		<comments>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/compte-rendu-de-lentretien-prealable-et-sanction-sur-les-memes-faits/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 Nov 2015 12:37:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[compte rendu entretien]]></category>
		<category><![CDATA[entretien préalable]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[licenciement pour motif personnel]]></category>
		<category><![CDATA[procédure disciplinaire]]></category>
		<category><![CDATA[Sanction disciplinaire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bouchard-avocat.fr/?p=785</guid>
		<description><![CDATA[Le principe &#171;&#160;non bis in idem&#160;&#187; que je décrivais dans un précédent article, interdit pour un employeur de sanctionner disciplinairement un salarié, à deux reprises, pour les mêmes faits. Et, a notamment la qualité de sanction disciplinaire, toute mesure prise par l&#8217;employeur, autre que les observations verbales (article L. 1331-1 du Code du travail). Dans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-787" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/11/licenciement.gif" alt="licenciement" width="284" height="299" />Le principe <a title="Une procédure de demande d’explications écrites préalable à un licenciement est une mesure disciplinaire." href="http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/une-procedure-de-demande-dexplications-ecrites-prealable-a-un-licenciement-est-une-mesure-disciplinaire/">&laquo;&nbsp;non bis in idem&nbsp;&raquo; que je décrivais dans un précédent article</a>, interdit pour un employeur de sanctionner disciplinairement un salarié, à deux reprises, pour les mêmes faits.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, a notamment la qualité de sanction disciplinaire, toute mesure prise par l&rsquo;employeur, autre que les <span style="text-decoration: underline;">observations <strong>verbales</strong></span> (article L. 1331-1 du Code du travail).</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, l&rsquo;employeur qui adresserait un mail à un salarié pour lui faire état de reproches quant à son travail, ne pourra plus le sanctionner sur ces mêmes reproches puisqu&rsquo;il n&rsquo;a pas formulé d&rsquo;observations verbales mais écrites, s&rsquo;analysant alors comme un avertissement, ce qui constitue une sanction disciplinaire.</p>
<p style="text-align: justify;">La question s&rsquo;est alors posée de savoir si, selon le même principe, ne constituerait pas une sanction disciplinaire l&rsquo;envoi par l&rsquo;employeur au salarié du compte-rendu de l&rsquo;entretien préalable à un licenciement sur lequel il énumère les griefs reprochés.<span id="more-785"></span></p>
<p style="text-align: justify;">La réponse à cette question est lourde de conséquence.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, si l&rsquo;on considère que ce compte-rendu constitue une sanction disciplinaire, l&rsquo;employeur qui notifie ultérieurement un licenciement sanctionne alors  le salarié à deux reprises pour les mêmes faits, privant <em>de facto</em> de cause réelle et sérieuse le licenciement prononcé.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, un salarié avait été convoqué &#8211; avec une mise à pied à titre conservatoire &#8211; pour un entretien préalable pouvant aller jusqu&rsquo;à son licenciement (en l’occurrence un licenciement pour faute grave).</p>
<p style="text-align: justify;">A l&rsquo;issue de cet entretien, par courrier du 16 avril 2011, l&rsquo;employeur a rappelé les griefs invoqués à l&rsquo;encontre du salarié, et indiqué qu&rsquo;il ne pouvait tolérer le comportement et les propos qu&rsquo;il reprochait au salarié.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis, le 11 mai 2011, l&rsquo;employeur notifiait au salarié son licenciement pour faute grave.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié a saisi les juridiction prud&rsquo;homales, et faisait notamment valoir qu&rsquo;il avait été sanctionné à deux reprises sur les mêmes faits : par courrier du 16 avril 2011 et par la notification de licenciement du 11 mai 2011, de sorte que le licenciement se trouvait dépourvu de cause réelle et sérieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">La Haute juridiction n&rsquo;a pas fait droit aux arguments du salarié, estimant que le document rédigé par l&rsquo;employeur le 16 avril 2011 n&rsquo;est qu&rsquo;un compte rendu d&rsquo;un entretien au cours duquel il a énuméré divers griefs et insuffisances qu&rsquo;il imputait au salarié, sans traduire une volonté de sa part de les sanctionner.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, le courrier du 16 avril 2011 n&rsquo;était pas une mesure disciplinaire et n&rsquo;avait donc pas eu pour effet d&rsquo;épuiser le pouvoir disciplinaire de l&rsquo;employeur.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>A retenir :</strong></span> l&rsquo;envoi par l&rsquo;employeur d&rsquo;un compte-rendu à l&rsquo;issue d&rsquo;un entretien préalable n&rsquo;est pas anodin, et peut avoir des conséquences importantes quant à la procédure disciplinaire engagée, pouvant aller jusqu&rsquo;à priver de cause réelle et sérieuse le licenciement. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">Bien évidemment, l&rsquo;employeur peut &#8211; et doit &#8211; formuler des reproches à un salarié lors d&rsquo;un entretien préalable. Il s&rsquo;agit là de l&rsquo;objectif premier de cet entretien : recueillir les arguments du salarié face aux reproches qui lui sont adressés. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">Par la suite, l&rsquo;employeur peut alors adresser un compte-rendu de l&rsquo;entretien, et donc résumer les griefs reprochés au salarié. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">Cependant, ce compte-rendu doit se borner à lister les manquements du salarié, <span style="text-decoration: underline;">tels que formulés lors de l&rsquo;entretien</span>. Toute appréciation de l&rsquo;employeur quant à ces manquements pourrait s&rsquo;analyser en une sanction disciplinaire (avertissement), épuisant alors la possibilité pour ce dernier de notifier ultérieurement un licenciement sur les mêmes faits. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">La vigilance est de mise en matière de compte-rendu rédigé par l&rsquo;employeur à l&rsquo;issu d&rsquo;un entretien préalable, d&rsquo;autant que ce document n&rsquo;est pas imposé par le Code du travail&#8230;</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. soc. 12 novembre 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000031478538&amp;fastReqId=1484036188&amp;fastPos=1" target="_blank">14-17.615</a></em></p>

<div style="display: block !important; margin:0 !important; padding: 0 !important" id="wpp_popup_post_end_element"></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/compte-rendu-de-lentretien-prealable-et-sanction-sur-les-memes-faits/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Condamnation pour travail dissimulé : mise à l&#8217;index des sociétés</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/condamnation-pour-travail-dissimule-mise-a-lindex-des-societes/</link>
		<comments>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/condamnation-pour-travail-dissimule-mise-a-lindex-des-societes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2015 11:57:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[DIRECCTE]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[Inspection du travail]]></category>
		<category><![CDATA[liste noire]]></category>
		<category><![CDATA[travail dissimulé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bouchard-avocat.fr/?p=763</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;article 8 de la loi n° 2014-790 du 10 juillet 2014 visant à lutter contre la concurrence sociale déloyale a prévu une peine complémentaire pour les entreprises qui auraient recours au travail dissimulé : la juridiction peut ordonner l&#8217;affichage ou la diffusion de la décision prononcée, dans les conditions prévues à l&#8217;article 131-35 du code [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;article 8 de la loi n° 2014-790 du 10 juillet 2014 visant à lutter contre la concurrence sociale déloyale a prévu une peine complémentaire pour les entreprises qui auraient recours au travail dissimulé :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">la juridiction peut ordonner l&rsquo;affichage ou la diffusion de la décision prononcée, dans les conditions prévues à l&rsquo;article 131-35 du code pénal. Lorsqu&rsquo;une amende est prononcée, la juridiction peut ordonner que cette diffusion soit opérée, <span style="text-decoration: underline;"><strong>pour une durée maximale de deux ans</strong></span>, par <strong><span style="text-decoration: underline;">les services du ministre chargé du travail sur un site internet dédié</span></strong>, dans des conditions prévues par décret en Conseil d&rsquo;Etat pris après avis de la Commission nationale de l&rsquo;informatique et des libertés.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Les conditions d&rsquo;application de cette peine complémentaire ont été fixées le 21 octobre 2015, par décret n° 2015-1327 relatif à la diffusion sur un site internet de condamnations prononcées pour travail illégal.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, lorsque la juridiction qui a prononcé une amende a ordonné la diffusion de sa décision, cette diffusion est assurée par les services du ministre chargé du travail sur une partie du site internet de ce ministère, dédiée à la diffusion des décisions pénales prononcées en matière d&rsquo;infractions de travail illégal. Cette rubrique est consultable librement et gratuitement par toute personne.<span id="more-763"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Quelles sont les conditions de diffusion de ces décisions ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Tout d&rsquo;abord, seule une décision du juge pénal peut prononcer cette peine complémentaire en plus d&rsquo;une condamnation principale au versement d&rsquo;une amende. Cette précision est importante car, en faisant référence à la notion de juge pénal &#8211; par le biais d&rsquo;une peine principale sous forme d&rsquo;amende -, les juridictions prud’homales se trouvent exclues de ce dispositif.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, le juge doit fixer la durée maximale de cette diffusion, étant précisé que la durée ne pourra excéder deux années. Le nouvel article R. 8211-4 du Code du travail prévoit que la peine complémentaire de diffusion <span style="text-decoration: underline;">prend effet à compter de la date de la mise en ligne de la décision pénale</span> sur la partie dédiée du site internet du ministère chargé du travail, pour la durée fixée par cette décision</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, pour garantir les droits des personnes et satisfaire aux exigences de la CNIL, seules les décisions ayant un caractère définitif seront publiées sur le site internet, et interdiction est faite aux moteurs de recherche d’indexer les informations présentes sur le site. En d&rsquo;autres termes, il ne faut pas que la décision ordonnant la diffusion puisse faire l&rsquo;objet d&rsquo;un recours (un appel contre la décision par exemple). Dans les faits, lorsque la décision aura acquis un caractère définitif, il appartiendra au greffe de la juridiction de transmettre cette décision au ministère du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, si la décision n&rsquo;est pas définitive, mais que la juridiction qui l&rsquo;a prononcé a également ordonné l&rsquo;exécution provisoire,  les services du ministre chargé du travail procèdent sans délai à la mention sur la partie dédiée du site d&rsquo;un recours en appel ou en cassation le cas échéant.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, si les termes du dispositif de la décision diffusée sont confirmés ou modifiés par les juridictions supérieures, les services du ministre chargé du travail doivent procéder sans délai à la mise à jour de la partie dédiée du site internet.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Quelles sont les informations diffusées sur le site du Ministère du travail ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Pour les personnes physiques :</span></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li>Identité (nom, prénom (s), sexe, date et lieu de naissance) ;</li>
<li>SIREN ou SIRET ou, le cas échéant, numéro d&rsquo;immatriculation à un registre professionnel ou autre référence équivalente pour la personne établie à l&rsquo;étranger, ou à un organisme chargé du recouvrement des cotisations de sécurité sociale ;</li>
<li>Adresse professionnelle ;</li>
<li>Activité principale exercée (APE/ NAF) ;</li>
<li>Nature de l&rsquo;infraction mentionnée à l&rsquo;article R. 8211-2 ;</li>
<li>Date et dispositif de la décision ;</li>
<li>Date de mise en ligne ;</li>
<li>Durée de la diffusion et date de fin de la diffusion ;</li>
<li>Références de la juridiction et indication d&rsquo;un éventuel appel ou d&rsquo;un éventuel recours en cassation lorsque le juge du fond a ordonné l&rsquo;exécution provisoire du jugement ou de l&rsquo;arrêt en application respectivement des articles 471 et 512 du code de procédure pénale ;</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Pour les personnes morales :</span></p>
<ol>
<li style="text-align: justify;">Dénomination sociale, objet social ou statut ;</li>
<li style="text-align: justify;">Identité du représentant légal lorsque celui-ci est également condamné ;</li>
<li style="text-align: justify;">Numéro SIREN ou SIRET ou, le cas échéant, numéro d&rsquo;immatriculation à un registre professionnel, ou autre référence équivalente pour la personne établie à l&rsquo;étranger ;</li>
<li style="text-align: justify;">Adresse du siège social ;</li>
<li style="text-align: justify;">Activité principale exercée (APE/ NAF) ;</li>
<li style="text-align: justify;">Nature de l&rsquo;infraction mentionnée à l&rsquo;article R. 8211-2 ;</li>
<li style="text-align: justify;">Date et dispositif de la décision ;</li>
<li style="text-align: justify;">Date de mise en ligne ;</li>
<li style="text-align: justify;">Durée et date de fin de la diffusion ;</li>
<li style="text-align: justify;">Références de la juridiction.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>

<div style="display: block !important; margin:0 !important; padding: 0 !important" id="wpp_popup_post_end_element"></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/condamnation-pour-travail-dissimule-mise-a-lindex-des-societes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
