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	<title>Jean-Bernard BOUCHARD &#187; rappel de salaires</title>
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	<description>Avocat au Barreau de Paris</description>
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		<title>Dommages-intérêts pour retard du paiement de salaire</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2016 10:26:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[dommages-intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[préjudice]]></category>
		<category><![CDATA[rappel de salaires]]></category>
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		<category><![CDATA[salarié]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsque votre employeur ne vous verse pas votre salaire vous pouvez, bien évidemment, saisir le Conseil de Prud&#8217;hommes, pour faire cesser le préjudice, et en obtenir le versement. Il convient de préciser que l&#8217;absence de versement de salaire est un manquement suffisamment grave, pouvant justifier une prise d&#8217;acte de la rupture du contrat de travail [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/12/BP_image.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-792" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/12/BP_image-300x199.jpg" alt="Bulletin de paie - versement salaire" width="300" height="199" /></a>Lorsque votre employeur ne vous verse pas votre salaire vous pouvez, bien évidemment, saisir le Conseil de Prud&rsquo;hommes, pour faire cesser le préjudice, et en obtenir le versement.</p>
<p style="text-align: justify;">Il convient de préciser que l&rsquo;absence de versement de salaire est un manquement suffisamment grave, pouvant justifier une <a title="Prise d’acte de la rupture du contrat de travail et préavis" href="http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/prise-dacte-de-la-rupture-du-contrat-de-travail-et-preavis/" target="_blank">prise d&rsquo;acte de la rupture du contrat de travail</a> aux torts exclusifs de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Outre cette condamnation, vous pouvez solliciter la condamnation de l&rsquo;employeur à vous verser également des intérêts, en principe au taux légal <em>(4,35% au second semestre 2016)</em>, sans avoir à démontrer un quelconque préjudice ou perte financière.</p>
<p style="text-align: justify;">A ces deux éléments s&rsquo;ajoutent également des dommages-intérêts en réparation du préjudice causé par le refus de l&rsquo;employeur de vous verser votre salaire à échéance.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, dans ce dernier cas, le salarié devra démontrer un préjudice distinct du retard de paiement par l&rsquo;employeur et causé par la mauvaise foi de celui-ci.<span id="more-895"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, aux termes du troisième alinéa de l&rsquo;article 1231-6 du Code civil (anciennement 1153 du même code) :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le créancier auquel son débiteur en retard a causé, par sa mauvaise foi, un préjudice indépendant de ce retard, peut obtenir des dommages et intérêts distincts de l&rsquo;intérêt moratoire.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">La Cour de cassation reste particulièrement vigilante quant à cette condition de préjudice distinct, dont la charge de la preuve repose sur le salarié.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un arrêt récent, la Chambre sociale de la Cour de cassation a annulé un arrêt de la Cour d&rsquo;appel de Lyon qui avait condamné un employeur à verser à une salariée une somme à titre de dommages-intérêts en réparation du préjudice causé par le refus injustifié de payer la prime de treizième mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette affaire, la Haute juridiction a estimé qu&rsquo;en statuant ainsi, par des motifs impropres à caractériser l&rsquo;existence, pour la salariée, d&rsquo;<span style="text-decoration: underline;">un préjudice distinct du retard de paiement par l&rsquo;employeur</span> et causé par la <span style="text-decoration: underline;">mauvaise foi</span> de celui-ci, la cour d&rsquo;appel a violé l&rsquo;article 1231-6 du Code civil.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><em>Arrêt : Cass. soc. 22 septembre 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000033152262&amp;fastReqId=1208725276&amp;fastPos=1" target="_blank">15-13.135</a></em></p>

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		<title>Compenser des heures supplémentaires avec des produits à prix réduits est une faute grave de l&#8217;employeur.</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2015 10:22:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[compensation]]></category>
		<category><![CDATA[heures supplémentaires]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[prise d'acte]]></category>
		<category><![CDATA[rappel de salaires]]></category>
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		<description><![CDATA[Tout travail mérite salaire&#8230; Certes. Mais comment l&#8217;employeur peut il rémunérer ce travail ? Dans une affaire récente, la Cour de cassation a été amenée à trancher sur la question de la validité &#8211; ou non &#8211; de la rémunération d&#8217;heures supplémentaires par l&#8217;intermédiaire de produits vendus à prix réduits aux salariés. En l&#8217;espèce, une [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_301" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/rupture_CDI_travail.jpg"><img class="size-medium wp-image-301" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/rupture_CDI_travail-300x300.jpg" alt="© Mimi Potter - Fotolia.com" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Mimi Potter &#8211; Fotolia.com</p></div>
<p style="text-align: justify;">Tout travail mérite salaire&#8230; Certes. Mais comment l&rsquo;employeur peut il rémunérer ce travail ?</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une affaire récente, la Cour de cassation a été amenée à trancher sur la question de la validité &#8211; ou non &#8211; de la rémunération d&rsquo;heures supplémentaires par l&rsquo;intermédiaire de produits vendus à prix réduits aux salariés.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, une salariée a été engagée au poste de vendeuse depuis 1998, au sein d&rsquo;un commerce de vente de fleurs. Après avoir été placée en arrêt maladie du 27 juillet au 14 août 2011, puis du 5 septembre au 24 novembre 2011, la salariée a pris acte de la rupture de son contrat de travail par lettre du 24 novembre 2011 et a saisi la juridiction prud&rsquo;homale.<span id="more-748"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons que lorsqu&rsquo;un salarié prend acte de la rupture de son contrat de travail en raison des faits qu&rsquo;il reproche à son employeur, cette rupture produit les effets soit d&rsquo;un licenciement sans cause réelle et sérieuse si les faits invoqués sont d&rsquo;une gravité suffisante pour la justifier, soit, dans le cas contraire, d&rsquo;une démission.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette affaire, la salariée reprochait notamment à l&rsquo;employeur de lui rémunérer une partie de ses heures supplémentaires par l&rsquo;intermédiaire d&rsquo;une compensation issue de la vente de produits à prix réduits.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;employeur produisait aux débats des tableaux pour la période litigieuse, qui avaient été remplis directement par la salariée,  indiquant le volume des heures supplémentaires réalisés, et au verso de presque tous les tableaux, apparaissaient des décomptes manuscrits relatifs à des fleurs, bouquets, pots ou terreau dont le prix était converti en heures de travail au tarif d&rsquo;heures supplémentaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, selon l&rsquo;employeur, les heures supplémentaires étaient rémunérées selon la majoration applicable, par l’intermédiaire d’une vente de produits à prix réduits.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour d&rsquo;appel, confirmée par la Cour de cassation, n&rsquo;a pas fait droit à l&rsquo;argument de l&rsquo;employeur et a rejeté la possibilité de compenser des heures supplémentaires avec un tel procédé.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, une telle compensation, systématique et non soumise à cotisation, est prohibée par l&rsquo;article L. 3251-1 du Code du travail, de sorte que le manquement de l&rsquo;employeur a rendu impossible le maintien du lien contractuel et la prise d&rsquo;acte de la rupture doit produire les effets d&rsquo;un licenciement sans cause réelle et sérieuse.</p>
<p>L&rsquo;article L. 3251-1 du Code du travail dispose que :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;employeur ne peut opérer une retenue de salaire pour compenser des sommes qui lui seraient dues par un salarié pour fournitures diverses, quelle qu&rsquo;en soit la nature.</p>
</blockquote>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. soc. 17 septembre 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000031192152&amp;fastReqId=1233938531&amp;fastPos=1" target="_blank">14-10.578</a></p>

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		<title>La modification du temps de travail, même partiel, nécessite l&#8217;accord du salarié.</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2014 16:31:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[conseil de prud'hommes]]></category>
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		<description><![CDATA[Une salariée a été engagée le 16 octobre 2000, par contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel, par la société Akor conseil, en qualité de formatrice en français. Lors de l’exécution du contrat de travail, l&#8217;employeur a unilatéralement réduit la durée du travail convenue et modifié sa répartition entre les jours de la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/08/heurescomplementaires.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-345" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/08/heurescomplementaires-300x273.jpg" alt="Heures complémentaires" width="300" height="273" /></a>Une salariée a été engagée le 16 octobre 2000, par contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel, par la société Akor conseil, en qualité de formatrice en français.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de l’exécution du contrat de travail, l&rsquo;employeur a unilatéralement réduit la durée du travail convenue et modifié sa répartition entre les jours de la semaine ou les semaine du mois, en modifiant les jours de disponibilités qui permettaient à la salariée d&rsquo;exercer une autre activité.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, la salariée a constaté que cette modification unilatérale de l&rsquo;employeur, avait eu pour conséquence de lui faire perdre un contingent de 268 heures pour l&rsquo;année scolaire 2004-2005 et de 340 heures pour l&rsquo;année 2005-2006, soit un total de 608 heures.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ces conditions, le 20 juillet 2006, la salariée a saisi la juridiction prud&rsquo;homale notamment d&rsquo;une demande en paiement de rappels de salaire et pris acte de la rupture de son contrat de travail.<span id="more-512"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un premier temps, la Cour d&rsquo;appel a fait droit aux arguments de l&rsquo;employeur, et débouté la salariée de sa demande en paiement de rappels de salaires, au motif qu&rsquo;aucune disposition légale ou jurisprudentielle, hormis le cas d&rsquo;une demande de requalification d&rsquo;un contrat de travail à temps partiel en temps complet, ne permet l&rsquo;octroi de rappel de salaires correspondant à des heures non effectivement travaillées.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour de cassation n&rsquo;a pas suivi l&rsquo;argumentation des juges d&rsquo;appel, rappelant que l&rsquo;employeur est tenu de payer au salarié la rémunération correspondant au temps de travail convenu.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, en l&rsquo;espèce, en modifiant unilatéralement la durée de travail, l&rsquo;employeur avait manqué à son obligation de fournir à la salariée la prestation de travail convenue et de verser la rémunération correspondante.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><em><strong>A retenir :</strong> la durée du travail qui est mentionnée dans le contrat de travail constitue un élément de ce contrat.</em></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><em>Pour modifier cette durée, l’employeur doit recueillir l’accord du salarié.</em></span></p>
<hr />
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. Soc. 27 novembre 2014, n°<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000029821041&amp;fastReqId=253310401&amp;fastPos=1" target="_blank">13-22.121</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

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