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	<title>Jean-Bernard BOUCHARD &#187; employeur</title>
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	<description>Avocat au Barreau de Paris</description>
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		<title>Dommages-intérêts pour retard du paiement de salaire</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2016 10:26:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[dommages-intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[préjudice]]></category>
		<category><![CDATA[rappel de salaires]]></category>
		<category><![CDATA[salaire]]></category>
		<category><![CDATA[salarié]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsque votre employeur ne vous verse pas votre salaire vous pouvez, bien évidemment, saisir le Conseil de Prud&#8217;hommes, pour faire cesser le préjudice, et en obtenir le versement. Il convient de préciser que l&#8217;absence de versement de salaire est un manquement suffisamment grave, pouvant justifier une prise d&#8217;acte de la rupture du contrat de travail [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/12/BP_image.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-792" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/12/BP_image-300x199.jpg" alt="Bulletin de paie - versement salaire" width="300" height="199" /></a>Lorsque votre employeur ne vous verse pas votre salaire vous pouvez, bien évidemment, saisir le Conseil de Prud&rsquo;hommes, pour faire cesser le préjudice, et en obtenir le versement.</p>
<p style="text-align: justify;">Il convient de préciser que l&rsquo;absence de versement de salaire est un manquement suffisamment grave, pouvant justifier une <a title="Prise d’acte de la rupture du contrat de travail et préavis" href="http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/prise-dacte-de-la-rupture-du-contrat-de-travail-et-preavis/" target="_blank">prise d&rsquo;acte de la rupture du contrat de travail</a> aux torts exclusifs de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Outre cette condamnation, vous pouvez solliciter la condamnation de l&rsquo;employeur à vous verser également des intérêts, en principe au taux légal <em>(4,35% au second semestre 2016)</em>, sans avoir à démontrer un quelconque préjudice ou perte financière.</p>
<p style="text-align: justify;">A ces deux éléments s&rsquo;ajoutent également des dommages-intérêts en réparation du préjudice causé par le refus de l&rsquo;employeur de vous verser votre salaire à échéance.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, dans ce dernier cas, le salarié devra démontrer un préjudice distinct du retard de paiement par l&rsquo;employeur et causé par la mauvaise foi de celui-ci.<span id="more-895"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, aux termes du troisième alinéa de l&rsquo;article 1231-6 du Code civil (anciennement 1153 du même code) :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le créancier auquel son débiteur en retard a causé, par sa mauvaise foi, un préjudice indépendant de ce retard, peut obtenir des dommages et intérêts distincts de l&rsquo;intérêt moratoire.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">La Cour de cassation reste particulièrement vigilante quant à cette condition de préjudice distinct, dont la charge de la preuve repose sur le salarié.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un arrêt récent, la Chambre sociale de la Cour de cassation a annulé un arrêt de la Cour d&rsquo;appel de Lyon qui avait condamné un employeur à verser à une salariée une somme à titre de dommages-intérêts en réparation du préjudice causé par le refus injustifié de payer la prime de treizième mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette affaire, la Haute juridiction a estimé qu&rsquo;en statuant ainsi, par des motifs impropres à caractériser l&rsquo;existence, pour la salariée, d&rsquo;<span style="text-decoration: underline;">un préjudice distinct du retard de paiement par l&rsquo;employeur</span> et causé par la <span style="text-decoration: underline;">mauvaise foi</span> de celui-ci, la cour d&rsquo;appel a violé l&rsquo;article 1231-6 du Code civil.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><em>Arrêt : Cass. soc. 22 septembre 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000033152262&amp;fastReqId=1208725276&amp;fastPos=1" target="_blank">15-13.135</a></em></p>

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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;attitude des travailleurs n&#8217;affecte pas le principe de responsabilité des employeurs</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Mar 2016 06:44:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Accident du travail]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[obligation]]></category>
		<category><![CDATA[obligation de résultat]]></category>
		<category><![CDATA[salarié]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité au travail]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon les dispositions de l&#8217;article L.4121-1 du Code du travail, il incombe à l&#8217;employeur &#8211; et à lui seul &#8211; de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Dans une affaire récente, une Cour d&#8217;appel est venue limiter le montant des dommages-intérêts alloués à un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/03/keepcalmaccidentdutravail.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-851" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/03/keepcalmaccidentdutravail-257x300.png" alt="Accident du travail obligation de sécurité de résultat de l'employeur" width="257" height="300" /></a>Selon les dispositions de l&rsquo;article L.4121-1 du Code du travail, il incombe à l&rsquo;employeur &#8211; et à lui seul &#8211; de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une affaire récente, une Cour d&rsquo;appel est venue limiter le montant des dommages-intérêts alloués à un salarié pour manquements de l&rsquo;employeur à son obligation de sécurité de résultat et pour inexécution déloyale du contrat de travail, au motif que le salarié a lui même concouru à son dommage <span style="text-decoration: underline;">en acceptant un risque qu&rsquo;il dénonçait dans le même temps</span>, s&rsquo;il correspondait à une augmentation de son salaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, la Cour d&rsquo;appel retient que si le salarié était dans son droit de la faire, il était alors néanmoins juste qu&rsquo;il en supporte également les incidences et, en conséquence, cette acceptation des risques devait avoir pour effet de minorer son préjudice.<span id="more-848"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Un pourvoi en cassation est formé contre cette décision.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié soutient qu&rsquo;à la différence du droit des obligations, le contrat de travail place le salarié dans un état de subordination face à l&rsquo;employeur et ce dernier se doit de garantir le salarié contre tout risque de dégradation de son état de santé au travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, le salarié soutient qu&rsquo;aux termes de l&rsquo;article L. 4121-1 du Code du travail, l&rsquo;employeur est tenu envers le salarié d&rsquo;une obligation de sécurité de résultat et il ne peut être exonéré, même partiellement, des conséquences de sa responsabilité en invoquant le comportement du salarié.</p>
<p style="text-align: justify;">La Haute juridiction fait droit à l&rsquo;argumentaire du salarié, et indique que les obligations des travailleurs dans le domaine de la sécurité et de la santé au travail n&rsquo;affectent pas le principe de responsabilité de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ces conditions, en application des dispositions de l&rsquo;article L. 4121-1 du Code du travail, il incombe à l&rsquo;employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">En cas de manquement à cette obligation de sécurité de résultat, l&rsquo;employeur engage alors sa responsabilité, et le comportement du salarié ne peut avoir pour effet de minorer le préjudice qu&rsquo;il a subi puisque &#8211; rappelons le &#8211; l&rsquo;obligation de sécurité incombe exclusivement à l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. soc. 10 février 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000032054542&amp;fastReqId=1060730602&amp;fastPos=1" target="_blank">14-24.350</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

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		</item>
		<item>
		<title>Quel médecin peut venir contrôler la réalité d&#8217;un arrêt de travail ?</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2015 11:44:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de la protection sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[CPAM]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[IJSS]]></category>
		<category><![CDATA[indemnité journalière]]></category>
		<category><![CDATA[médecin contrôleur]]></category>
		<category><![CDATA[Protection sociale]]></category>

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		<description><![CDATA[Aux termes de l&#8217;article L. 1226-1 du Code du travail, tout salarié ayant une année d&#8217;ancienneté dans l&#8217;entreprise bénéficie, en cas d&#8217;absence au travail justifiée par l&#8217;incapacité résultant de maladie ou d&#8217;accident constaté par certificat médical et contre-visite s&#8217;il y a lieu, d&#8217;une indemnité complémentaire à l&#8217;allocation journalière versée par la sécurité sociale. Cette contre-visite [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/05/feuille-arret-travail.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-198" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/05/feuille-arret-travail-300x148.jpg" alt="feuille-arret-travail" width="300" height="148" /></a>Aux termes de l&rsquo;article L. 1226-1 du Code du travail, tout salarié ayant une année d&rsquo;ancienneté dans l&rsquo;entreprise bénéficie, en cas d&rsquo;absence au travail justifiée par l&rsquo;incapacité résultant de maladie ou d&rsquo;accident constaté par certificat médical <span style="text-decoration: underline;"><strong>et contre-visite s&rsquo;il y a lieu</strong></span>, d&rsquo;une indemnité complémentaire à l&rsquo;allocation journalière versée par la sécurité sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette contre-visite médicale peut intervenir à la demande de la caisse de sécurité sociale (la CPAM) ou bien être à l’initiative de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans ce dernier cas, quel est le médecin contrôleur qui peut intervenir à la demande de l&rsquo;employeur ?</strong><span id="more-767"></span></p>
<p style="text-align: justify;">La réponse est simple, <span style="text-decoration: underline;">l&rsquo;employeur a le choix du médecin contrôleur</span> en vue d&rsquo;effectuer la contre-visite médicale prévue par l&rsquo;article L. 1226-1 du Code du travail (Cass. soc. 20 octobre 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000031380546&amp;fastReqId=1929486019&amp;fastPos=1" target="_blank">13-26.890</a>).</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, pour garantir la sincérité de la contre-visite, et éviter toute décision de complaisance, l&rsquo;article L. 315-1 du Code de la sécurité sociale règlemente la procédure alors applicable.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, aux termes de cet article, lorsqu&rsquo;un contrôle effectué par un médecin à la demande de l&rsquo;employeur, en application de l&rsquo;article L. 1226-1 du Code du travail, conclut soit :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>l&rsquo;absence de justification d&rsquo;un arrêt de travail,</li>
<li>fait état de l&rsquo;impossibilité de procéder à l&rsquo;examen de l&rsquo;assuré,</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">alors, ce médecin transmet son rapport au service du contrôle médical de la CPAM <span style="text-decoration: underline;">dans un délai maximal de quarante-huit heures</span>. Et, au regard de ce rapport, le service du contrôle médical peut :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Soit demander à la caisse de suspendre le versement des indemnités journalières au salarié, sous réserve de respecter un délai à compter de la réception de l&rsquo;information de suspension des indemnités journalières pendant lequel l&rsquo;assuré peut demander à son organisme de prise en charge de saisir le service du contrôle médical pour examen de sa situation.</li>
<li>Soit procéder à un nouvel examen de la situation de l&rsquo;assuré. Ce nouvel examen est de droit si le rapport a fait état de l&rsquo;impossibilité de procéder à l&rsquo;examen de l&rsquo;assuré.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, à la seule lecture du rapport du médecin contrôleur qu&rsquo;il a librement choisi, il est parfaitement impossible pour l&rsquo;employeur de stopper le versement de l&rsquo;indemnité journalière complémentaire à celle versée par la CPAM, et mise à sa charge par le Code du travail.</p>

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		</item>
		<item>
		<title>Condamnation pour travail dissimulé : mise à l&#8217;index des sociétés</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/condamnation-pour-travail-dissimule-mise-a-lindex-des-societes/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2015 11:57:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[DIRECCTE]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[Inspection du travail]]></category>
		<category><![CDATA[liste noire]]></category>
		<category><![CDATA[travail dissimulé]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;article 8 de la loi n° 2014-790 du 10 juillet 2014 visant à lutter contre la concurrence sociale déloyale a prévu une peine complémentaire pour les entreprises qui auraient recours au travail dissimulé : la juridiction peut ordonner l&#8217;affichage ou la diffusion de la décision prononcée, dans les conditions prévues à l&#8217;article 131-35 du code [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;article 8 de la loi n° 2014-790 du 10 juillet 2014 visant à lutter contre la concurrence sociale déloyale a prévu une peine complémentaire pour les entreprises qui auraient recours au travail dissimulé :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">la juridiction peut ordonner l&rsquo;affichage ou la diffusion de la décision prononcée, dans les conditions prévues à l&rsquo;article 131-35 du code pénal. Lorsqu&rsquo;une amende est prononcée, la juridiction peut ordonner que cette diffusion soit opérée, <span style="text-decoration: underline;"><strong>pour une durée maximale de deux ans</strong></span>, par <strong><span style="text-decoration: underline;">les services du ministre chargé du travail sur un site internet dédié</span></strong>, dans des conditions prévues par décret en Conseil d&rsquo;Etat pris après avis de la Commission nationale de l&rsquo;informatique et des libertés.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Les conditions d&rsquo;application de cette peine complémentaire ont été fixées le 21 octobre 2015, par décret n° 2015-1327 relatif à la diffusion sur un site internet de condamnations prononcées pour travail illégal.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, lorsque la juridiction qui a prononcé une amende a ordonné la diffusion de sa décision, cette diffusion est assurée par les services du ministre chargé du travail sur une partie du site internet de ce ministère, dédiée à la diffusion des décisions pénales prononcées en matière d&rsquo;infractions de travail illégal. Cette rubrique est consultable librement et gratuitement par toute personne.<span id="more-763"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Quelles sont les conditions de diffusion de ces décisions ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Tout d&rsquo;abord, seule une décision du juge pénal peut prononcer cette peine complémentaire en plus d&rsquo;une condamnation principale au versement d&rsquo;une amende. Cette précision est importante car, en faisant référence à la notion de juge pénal &#8211; par le biais d&rsquo;une peine principale sous forme d&rsquo;amende -, les juridictions prud’homales se trouvent exclues de ce dispositif.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, le juge doit fixer la durée maximale de cette diffusion, étant précisé que la durée ne pourra excéder deux années. Le nouvel article R. 8211-4 du Code du travail prévoit que la peine complémentaire de diffusion <span style="text-decoration: underline;">prend effet à compter de la date de la mise en ligne de la décision pénale</span> sur la partie dédiée du site internet du ministère chargé du travail, pour la durée fixée par cette décision</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, pour garantir les droits des personnes et satisfaire aux exigences de la CNIL, seules les décisions ayant un caractère définitif seront publiées sur le site internet, et interdiction est faite aux moteurs de recherche d’indexer les informations présentes sur le site. En d&rsquo;autres termes, il ne faut pas que la décision ordonnant la diffusion puisse faire l&rsquo;objet d&rsquo;un recours (un appel contre la décision par exemple). Dans les faits, lorsque la décision aura acquis un caractère définitif, il appartiendra au greffe de la juridiction de transmettre cette décision au ministère du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, si la décision n&rsquo;est pas définitive, mais que la juridiction qui l&rsquo;a prononcé a également ordonné l&rsquo;exécution provisoire,  les services du ministre chargé du travail procèdent sans délai à la mention sur la partie dédiée du site d&rsquo;un recours en appel ou en cassation le cas échéant.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, si les termes du dispositif de la décision diffusée sont confirmés ou modifiés par les juridictions supérieures, les services du ministre chargé du travail doivent procéder sans délai à la mise à jour de la partie dédiée du site internet.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Quelles sont les informations diffusées sur le site du Ministère du travail ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Pour les personnes physiques :</span></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li>Identité (nom, prénom (s), sexe, date et lieu de naissance) ;</li>
<li>SIREN ou SIRET ou, le cas échéant, numéro d&rsquo;immatriculation à un registre professionnel ou autre référence équivalente pour la personne établie à l&rsquo;étranger, ou à un organisme chargé du recouvrement des cotisations de sécurité sociale ;</li>
<li>Adresse professionnelle ;</li>
<li>Activité principale exercée (APE/ NAF) ;</li>
<li>Nature de l&rsquo;infraction mentionnée à l&rsquo;article R. 8211-2 ;</li>
<li>Date et dispositif de la décision ;</li>
<li>Date de mise en ligne ;</li>
<li>Durée de la diffusion et date de fin de la diffusion ;</li>
<li>Références de la juridiction et indication d&rsquo;un éventuel appel ou d&rsquo;un éventuel recours en cassation lorsque le juge du fond a ordonné l&rsquo;exécution provisoire du jugement ou de l&rsquo;arrêt en application respectivement des articles 471 et 512 du code de procédure pénale ;</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Pour les personnes morales :</span></p>
<ol>
<li style="text-align: justify;">Dénomination sociale, objet social ou statut ;</li>
<li style="text-align: justify;">Identité du représentant légal lorsque celui-ci est également condamné ;</li>
<li style="text-align: justify;">Numéro SIREN ou SIRET ou, le cas échéant, numéro d&rsquo;immatriculation à un registre professionnel, ou autre référence équivalente pour la personne établie à l&rsquo;étranger ;</li>
<li style="text-align: justify;">Adresse du siège social ;</li>
<li style="text-align: justify;">Activité principale exercée (APE/ NAF) ;</li>
<li style="text-align: justify;">Nature de l&rsquo;infraction mentionnée à l&rsquo;article R. 8211-2 ;</li>
<li style="text-align: justify;">Date et dispositif de la décision ;</li>
<li style="text-align: justify;">Date de mise en ligne ;</li>
<li style="text-align: justify;">Durée et date de fin de la diffusion ;</li>
<li style="text-align: justify;">Références de la juridiction.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>

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		</item>
		<item>
		<title>Le nouveau régime des licenciements économiques dans le cadre d&#8217;accords de maintien de l&#8217;emploi</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/le-nouveau-regime-des-licenciements-economiques-dans-le-cadre-daccords-de-maintien-de-lemploi/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Oct 2015 13:50:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Accords de maintien de l'emploi]]></category>
		<category><![CDATA[contrat de travail]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[licenciement économique]]></category>
		<category><![CDATA[plan de sauvegarde de l'emploi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bouchard-avocat.fr/?p=756</guid>
		<description><![CDATA[Lorsqu&#8217;une entreprise fait face à de graves difficultés économiques conjoncturelles, elle peut établir avec les partenaires sociaux un accord d&#8217;entreprise qui, en contrepartie de l&#8217;engagement de la part de l&#8217;employeur de maintenir les emplois pendant la durée de validité de l&#8217;accord, permettra d&#8217;aménager, pour les salariés occupant ces emplois, la durée du travail, ses modalités [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;une entreprise fait face à de graves difficultés économiques conjoncturelles, elle peut établir avec les partenaires sociaux un accord d&rsquo;entreprise qui, en contrepartie de l&rsquo;engagement de la part de l&rsquo;employeur de maintenir les emplois pendant la durée de validité de l&rsquo;accord, permettra d&rsquo;aménager, pour les salariés occupant ces emplois, la durée du travail, ses modalités d&rsquo;organisation et de répartition ainsi que la rémunération.</p>
<p style="text-align: justify;">Issue de la loi n° 2013-504 du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l’emploi, cette mesure avait pour objectif d&rsquo;éviter les licenciements économiques massifs malgré les graves difficultés économiques rencontrées par l&rsquo;entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier bilan de la loi de sécurisation de l’emploi montre que seuls dix accords de maintien de l’emploi ont été signés depuis la création du dispositif&#8230;<span id="more-756"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Selon le rapport de la commission spéciale de l&rsquo;Assemblée nationale en charge d&rsquo;examiner le projet de loi Macron, remis le 11 juin 2015, plusieurs raisons peuvent expliquer le recours relativement limité aux accords de maintien de l’emploi :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La durée de l’accord est limitée à deux ans. Cette durée, brève, a été fixée par les partenaires sociaux signataires de l’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013 compte tenu du caractère conjoncturel des difficultés de l’entreprise. Cependant, elle peut être jugée trop courte par certaines entreprises pour permettre aux mesures de produire des effets permettant le rétablissement de la compétitivité, sachant que le temps de négociation atteint parfois six mois.</li>
<li>L’engagement en faveur du maintien de l’emploi peut apparaître trop contraignant par certains employeurs, qui en période de crise économique aigüe, estiment ne pas pouvoir se lier sur les effectifs. En effet, les entreprises ont peur de se retrouver en difficulté si leur situation se dégrade, malgré l’accord, et d’être dans l’impossibilité de licencier.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Face à ce constat d&rsquo;échec de la loi de sécurisation de l&rsquo;emploi, la loi Macron a notamment modifié les règles relatives au licenciement économique afin de rendre les accords de maintien de l&rsquo;emploi plus intéressant pour les employeurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Désormais, le licenciement d&rsquo;un salarié qui aura refusé l&rsquo;application à son contrat de travail de l&rsquo;accord de maintien de l&rsquo;emploi <strong>sera automatiquement justifié par une cause réelle et sérieuse</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, le troisième alinéa de l&rsquo;article L. 5125-2 du Code du travail dispose que :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;un ou plusieurs salariés refusent l&rsquo;application de l&rsquo;accord à leur contrat de travail, leur licenciement repose sur un motif économique, est prononcé selon les modalités d&rsquo;un licenciement individuel pour motif économique <strong><span style="text-decoration: underline;">et il repose sur une cause réelle et sérieuse</span></strong>.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Les salariés ainsi licenciés pourront bénéficier soit du congé de reclassement <em>(pour les entreprises dont l&rsquo;effectif est inférieur à 1.000 salariés)</em>, soit du contrat de sécurisation professionnelle. En revanche l&rsquo;employeur ne sera pas tenu aux obligations d&rsquo;adaptation et de reclassement.</p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne les salariés qui ont accepté l&rsquo;application à leur contrat de travail de l&rsquo;accord de maintien de l&rsquo;emploi, l&rsquo;employeur &#8211; pendant toute la durée de l&rsquo;application de l&rsquo;accord &#8211; ne peut procéder à aucune rupture du contrat de travail pour motif économique. Et, désormais, la durée maximale d&rsquo;application de l&rsquo;accord est passée de deux à cinq années.</p>

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		</item>
		<item>
		<title>Paiement des salaires : la preuve repose uniquement sur l&#8217;employeur</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/paiement-des-salaires-la-preuve-repose-uniquement-sur-lemployeur/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2015 10:22:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[indemnité]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[preuve]]></category>
		<category><![CDATA[salaire]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;article 1315 du Code civil dispose en son second alinéa que : &#171;&#160;celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l&#8217;extinction de son obligation&#160;&#187;. Si le principe est qu&#8217;il appartient au demandeur de prouver les faits qu&#8217;il allègue, le défendeur devra quant à lui démontrer qu&#8217;il s&#8217;est libéré [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;article 1315 du Code civil dispose en son second alinéa que : <em>&laquo;&nbsp;celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l&rsquo;extinction de son obligation&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le principe est qu&rsquo;il appartient au demandeur de prouver les faits qu&rsquo;il allègue, le défendeur devra quant à lui démontrer qu&rsquo;il s&rsquo;est libéré de l&rsquo;obligation soulevée par le demandeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, lors d&rsquo;un procès, un dialogue va se nouer entre les parties, et la charge de la preuve reposera tantôt sur le demandeur, tantôt sur le défendeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet étrange ballet, s&rsquo;applique bien évidemment au Droit du travail, dont voici un cas pratique qui a été soumis dernièrement à la Cour de cassation :</p>
<p style="text-align: justify;">Un employeur a rompu, pour faute grave, avant son terme, le contrat de travail à durée déterminée signé avec un salarié. Dans la lettre de rupture, l&rsquo;employeur s&rsquo;est engagé à verser au salarié une indemnité compensatrice de congés payés.</p>
<p style="text-align: justify;">La question de Droit qui s&rsquo;est alors posée aux juges est celle de la charge de la preuve du versement de cette indemnité.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, la Cour d&rsquo;appel a débouté le salarié de sa demande en paiement d&rsquo;indemnité de congés payés, au motif qu&rsquo;il ne démontrait pas la carence de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié a formé un pourvoi en cassation contre cette décision, et soutenait qu&rsquo;il ne lui incombait pas de démontrer la carence de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, selon le salarié, il lui appartenait seulement de démontrer qu&rsquo;il reposait sur l&rsquo;employeur une obligation de paiement de l&rsquo;indemnité de congés payés (ce qu&rsquo;il a fait en versant aux débats la lettre de rupture anticipée de son contrat de travail portant engagement de l&rsquo;employeur de lui verser cette indemnité), charge ensuite à l&rsquo;employeur de démontrer qu&rsquo;il s&rsquo;est libéré de cette obligation.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour de cassation, au visa de l&rsquo;article 1315 du Code civil, a fait droit à l&rsquo;argumentation du salarié.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette décision logique rappelle que la preuve du paiement des salaires et accessoires incombe <span style="text-decoration: underline;"><strong>exclusivement</strong></span> à l&rsquo;employeur.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. soc. 25 juin 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000030797263&amp;fastReqId=593462485&amp;fastPos=1" target="_blank">14-16.635</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

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		</item>
		<item>
		<title>La preuve du respect des temps de pause incombe à l&#8217;employeur.</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2015 15:58:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[durée du travail]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[pauses]]></category>
		<category><![CDATA[preuve]]></category>
		<category><![CDATA[preuve licite]]></category>
		<category><![CDATA[temps de travail]]></category>
		<category><![CDATA[temps de travail effectif]]></category>

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		<description><![CDATA[Aux termes des deux premiers alinéas de l&#8217;article L. 3171-4 du Code du travail, il est prévu qu&#8217;en cas de litige relatif à l&#8217;existence ou au nombre d&#8217;heures de travail accomplies, l&#8217;employeur fournit au juge les éléments de nature à justifier les horaires effectivement réalisés par le salarié. Et, au vu de ces éléments et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/horaires.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-338" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/horaires-300x197.jpg" alt="la preuve du respect des temps de pause incombe à l'employeur" width="300" height="197" /></a>Aux termes des deux premiers alinéas de l&rsquo;article L. 3171-4 du Code du travail, il est prévu qu&rsquo;en cas de litige relatif à l&rsquo;existence ou au nombre d&rsquo;heures de travail accomplies, l&rsquo;employeur fournit au juge les éléments de nature à justifier les horaires effectivement réalisés par le salarié. Et, au vu de ces éléments et de ceux fournis par le salarié à l&rsquo;appui de sa demande, le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d&rsquo;instruction qu&rsquo;il estime utiles.</p>
<p style="text-align: justify;">Il résulte donc de ce texte que la charge de la preuve en matière de durée du travail ne repose sur aucune des parties, et le juge se prononce au vu des éléments versés aux débats par chacune d’entre elles.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une affaire récente, la Haute juridiction a été interrogée sur la question de la charge de la preuve non pas en matière de durée du travail, mais en matière de respect des temps de pause. <span id="more-704"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, selon l&rsquo;article L.3121-33 du Code du travail, sauf disposition conventionnelle plus favorable, dès que le temps de travail quotidien atteint six heures, le salarié bénéficie d&rsquo;un temps de pause d&rsquo;une durée minimale de vingt minutes.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, en l&rsquo;espèce, une salariée a saisi la juridiction prud&rsquo;homale d&rsquo;une demande de rappel de salaire au titre des temps de pause, qu&rsquo;elle précisait ne pas avoir pris.</p>
<p style="text-align: justify;">Les juges du fond ont débouté la salariée de sa demande au motif que face à la contestation de l&rsquo;employeur qui soutenait qu&rsquo;elle bénéficiait bien de cette pause, l&rsquo;intéressée n&rsquo;apportait aucun élément pouvant établir ce grief.</p>
<p style="text-align: justify;">En d&rsquo;autres termes, les juges du fond estimaient qu&rsquo;il devait y avoir  un partage de la preuve en matière de temps de pause, comme en matière de durée du travail et, qu&rsquo;en l&rsquo;espèce, la salariée ne démontrait pas qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas bénéficié des temps de pause dont elle sollicitait un rappel de salaire.</p>
<p style="text-align: justify;">La salariée a formé un pourvoi en cassation.</p>
<p style="text-align: justify;">La chambre sociale de la Cour de cassation n&rsquo;a pas suivi le raisonnement de la Cour d&rsquo;appel, et a cassé l&rsquo;arrêt rendu, considérant que la preuve du respect des temps de pause incombe à l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, la Cour de cassation rappelle dans cet arrêt que le partage de la preuve n&rsquo;est pas applicable en matière du respect du temps de pause, de sorte qu&rsquo;il incombe exclusivement à l&rsquo;employeur de démontrer le respect de ces temps de pause par les salariés.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. Soc. 18 juin 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000030762715&amp;fastReqId=1420938648&amp;fastPos=1" target="_blank">13-26.503</a></em></p>

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		</item>
		<item>
		<title>Mi-temps thérapeutique = obligation pour employeur de réintégrer le salarié et de lui fournir un travail.</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Jun 2015 15:41:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Arrêt maladie]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[mi-temps thérapeutique]]></category>
		<category><![CDATA[obligation]]></category>
		<category><![CDATA[prise d'acte]]></category>
		<category><![CDATA[résiliation judiciaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Après un arrêt de travail pour maladie, un salarié peut, sur prescription médicale et avec l&#8217;accord du service médical de sa caisse d&#8217;Assurance Maladie, reprendre son travail à temps partiel pour motif thérapeutique. Dans une affaire récente, la Cour de cassation était interrogée sur les obligations qui incombaient à l&#8217;employeur lorsqu&#8217;un mi-temps thérapeutique était accordé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/04/stéthoscope.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-627" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/04/stéthoscope-263x300.jpg" alt="mi-temps thérapeutique et obligation de l'employeur de fournir un travail" width="263" height="300" /></a>Après un arrêt de travail pour maladie, un salarié peut, sur prescription médicale et avec l&rsquo;accord du service médical de sa caisse d&rsquo;Assurance Maladie, reprendre son travail à temps partiel pour motif thérapeutique.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une affaire récente, la Cour de cassation était interrogée sur les obligations qui incombaient à l&rsquo;employeur lorsqu&rsquo;un mi-temps thérapeutique était accordé à l&rsquo;un des salariés de son entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, une salariée, embauchée depuis 1993 en qualité de responsable des ressources humaines s&rsquo;est trouvée en arrêt maladie d&rsquo;avril à septembre 2007.</p>
<p style="text-align: justify;">A son retour, la salariée travaillait à mi-temps thérapeutique jusqu&rsquo;en décembre 2007, avant de se trouver de nouveau en arrêt maladie jusqu&rsquo;en avril 2008.<span id="more-685"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le 13 mai 2008, l&rsquo;état de santé de la salariée se dégradait de nouveau, et était alors placée en arrêt maladie.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 5 octobre 2009, le médecin du travail la déclarait <em>« Apte pour une reprise à mi-temps thérapeutique pendant 3 mois (horaires à convenir d&rsquo;un commun accord) »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, son employeur refusait qu&rsquo;elle retourne au travail en arguant de l&rsquo;ambiguïté de l&rsquo;avis du médecin du travail, de sorte que l&rsquo;employeur dispensait la salariée de travail tout en la rémunérant.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ces conditions, la salariée a saisi la juridiction prud&rsquo;homale d&rsquo;une demande en résiliation de son contrat de travail aux torts de son employeur, au motif que ce dernier omettait de lui fournir du travail, malgré l&rsquo;avis d&rsquo;aptitude partielle émis par le médecin du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, il convient de rappeler qu&rsquo;il repose sur l&rsquo;employeur une obligation contractuelle de fournir du travail aux salariés.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;employeur affirmait que l&rsquo;avis sur l&rsquo;état de santé et sur l&rsquo;aptitude de la salariée à reprendre son poste se bornait seulement à exprimer les seules préconisations émises par la sécurité sociale en vue de la reprise d&rsquo;un mi-temps thérapeutique, de sorte que cet avis, aurait été dépourvu de toute précision, réserve ou préconisation, et ne contenait aucune proposition concrète de mesures individuelles qui, le cas échéant, aurait pu être prise en considération pour réadapter le poste de la salariée afin de protéger sa santé et sa sécurité.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, dans l&rsquo;attente d&rsquo;un avis plus circonstancié de la médecine du travail, l&rsquo;employeur a dispensé la salariée de venir travailler.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant ni la Cour d&rsquo;appel, ni la Cour de cassation ne font droit aux arguments de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la Haute juridiction, l&rsquo;avis du médecin du travail était non ambigu et avait déclaré apte la salariée à une reprise à mi-temps thérapeutique.</p>
<p style="text-align: justify;">Il incombait dès lors à l&rsquo;employeur de fournir un travail à la salariée, de sorte qu&rsquo;il ne pouvait pas la dispenser de venir travailler, y compris en la rémunérant.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, si l&rsquo;employeur estimait que le retour de la salariée en mi-temps thérapeutique était manifestement impossible, il lui appartenait d&rsquo;exercer un recours contre l&rsquo;avis du médecin du travail, ce qu&rsquo;il n&rsquo;a pas fait.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, la résiliation judiciaire du contrat de travail de la salariée, aux torts de l&rsquo;employeur, était justifiée.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. Soc. 13 mai 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000030607775&amp;fastReqId=109219599&amp;fastPos=1" target="_blank">13-28.792</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

<div style="display: block !important; margin:0 !important; padding: 0 !important" id="wpp_popup_post_end_element"></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Il appartient aux salariés de démontrer que l&#8217;employeur a fait obstacle à la prise des congés payés conventionnels !</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/il-appartient-aux-salaries-de-demontrer-que-lemployeur-a-fait-obstacle-a-la-prise-des-conges-payes-conventionnels/</link>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2015 08:52:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Avantages individuels]]></category>
		<category><![CDATA[congés]]></category>
		<category><![CDATA[contrat de travail]]></category>
		<category><![CDATA[convention collective]]></category>
		<category><![CDATA[convention collective nationale]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[indemnité]]></category>
		<category><![CDATA[rupture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bouchard-avocat.fr/?p=669</guid>
		<description><![CDATA[Tout salarié a droit chaque année à des congés payés à la charge de l’employeur. Chaque mois de travail ouvre droit à un congé de 2,5 jours ouvrables. C’est l’employeur qui organise, selon certaines règles, les départs en congés. Et, selon la Cour de cassation, en application de la directive européenne 2003/88/CE, il appartient à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/05/congespayestimbre.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-670" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/05/congespayestimbre-300x230.jpg" alt="versement indemnité congés payés" width="300" height="230" /></a>Tout salarié a droit chaque année à des congés payés à la charge de l’employeur. Chaque mois de travail ouvre droit à un congé de 2,5 jours ouvrables. C’est l’employeur qui organise, selon certaines règles, les départs en congés.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, selon la Cour de cassation, en application de la directive européenne 2003/88/CE, il appartient à l&rsquo;employeur de prendre les mesures propres à assurer au salarié la possibilité d&rsquo;exercer effectivement son droit à congé, et, en cas de contestation, de justifier qu&rsquo;il a accompli à cette fin les diligences qui lui incombent légalement <em>(Cass. Soc. 13 juin 2012, n°11-10.929)</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, dans un arrêt récent, la chambre sociale de la Cour de cassation est venue limiter ce principe. <span id="more-669"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, un salarié engagé en qualité de directeur général adjoint chargé du travail adapté a été licencié, puis a saisi la juridiction prud&rsquo;homale de diverses demandes, notamment à titre de rappel de congés trimestriels pour les cadres, prévus par la convention collective applicable (convention collective nationale des établissements et services pour personnes inadaptées du 15 mars 1966).</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l&rsquo;article 17 de l&rsquo;annexe 6 de cette convention collective prévoit l&rsquo;attribution de congés, en sus des congés payés annuels.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, le salarié faisait grief à son employeur de ne pas avoir pris les mesures propres à lui assurer la possibilité d&rsquo;exercer effectivement son droit à congé, et, au surplus, de ne pas justifier qu&rsquo;il a accompli à cette fin les diligences qui lui incombent légalement.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour d&rsquo;appel déboute le salarié de sa demande.</p>
<p style="text-align: justify;">Mieux encore, la Cour d&rsquo;appel justifiait sa décision en précisant que le salarié n&rsquo;établissait pas qu&rsquo;il n&rsquo;avait pu prendre ses congés du fait de son employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Un pourvoi en cassation a été formé par le salarié, qui soulève notamment que ce n&rsquo;était pas à lui de démontrer que l&rsquo;employeur était à l&rsquo;origine de l&rsquo;impossibilité de prise des congés payés conventionnels, mais à son employeur de justifier qu&rsquo;il a accompli à cette fin les diligences qui lui incombent légalement.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, la Cour de cassation ne fait pas droit à la demande du salarié, et confirme la position de la Cour d&rsquo;appel.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em><strong>A retenir :</strong> en <span style="text-decoration: underline;">matière d&rsquo;indemnisation des congés payés</span>, il convient de distinguer les congés payés issus du minimum légal, de ceux versés en sus de ce minimum.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>En effet, pour les congés payés issus du minimum légal il appartient à l&rsquo;employeur de prendre les mesures propres à assurer au salarié la possibilité d&rsquo;exercer effectivement son droit à congé, et, en cas de contestation, de justifier qu&rsquo;il a accompli à cette fin les diligences qui lui incombent légalement.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>En revanche, pour les jours de congés supplémentaires prévus par une convention collective, la règle indiquée ci-avant est inversée. Ainsi, le salarié devra démontrer que l&rsquo;employeur a fait obstacle à la prise de ces congés, afin d&rsquo;en obtenir indemnisation. </em></span></p>
<hr />
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. Soc. 12 mai 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000030601117&amp;fastReqId=2128459817&amp;fastPos=1">13-20.349</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>la seule réalisation de bénéfices moindres est insuffisante à établir les difficultés économiques.</title>
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		<pubDate>Mon, 11 May 2015 08:58:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[lettre de licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[licenciement économique]]></category>
		<category><![CDATA[preuve]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Code du travail vient définir la notion de licenciement pour motif économique en ces termes : &#171;&#160;le licenciement effectué par un employeur pour un ou plusieurs motifs non inhérents à la personne du salarié résultant d&#8217;une suppression ou transformation d&#8217;emploi ou d&#8216;une modification, refusée par le salarié, d&#8217;un élément essentiel du contrat de travail, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/09/codedutravail.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-373" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/09/codedutravail-300x201.jpg" alt="Preuve difficultés économiques" width="300" height="201" /></a>Le Code du travail vient définir la notion de licenciement pour motif économique en ces termes : &laquo;&nbsp;le licenciement effectué par un employeur pour un ou plusieurs motifs non inhérents à la personne du salarié résultant d&rsquo;une <span style="text-decoration: underline;"><strong>suppression</strong></span> ou <span style="text-decoration: underline;"><strong>transformation d&rsquo;emploi</strong></span> ou d<span style="text-decoration: underline;"><strong>&lsquo;une modification, refusée par le salarié</strong></span>, d&rsquo;un élément essentiel du contrat de travail, consécutives notamment à des difficultés économiques ou à des mutations technologiques. &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, en cas de litige sur le licenciement, la charge de la preuve des difficultés économiques incombe à l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, par lettre du 4 décembre 2010, une salariée a été licenciée pour motif économique  dans les termes suivants :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">(&#8230;) au regard des résultats d&rsquo;exploitation des derniers exercices insuffisants pour assumer pleinement mes engagements financiers et de l&rsquo;évolution de notre activité en regard de l&rsquo;environnement actuel assez morose, nous vous avons proposé une réduction significative de votre temps de travail. Vous avez refusé. cette modification. En conséquence, nous ne pouvons maintenir votre poste de vendeuse à temps plein.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">La salariée a contesté son licenciement pour motif économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Au soutien du motif économique, l&rsquo;employeur a versé aux débats les bilans et comptes de résultat de la société, faisant apparaître un résultat :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>de 2008 de 15.159 euros,</li>
<li>de 2009 de 18.883 euros,</li>
<li>de 2010 de 11.543 euros.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">La Cour d&rsquo;appel n&rsquo;a pas fait droit aux demandes de l&rsquo;employeur, et a jugé que le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse, et a condamné l&rsquo;employeur au paiement de dommage-intérêts.</p>
<p style="text-align: justify;">La position de la Cour d&rsquo;appel a été confirmée par la Cour de cassation.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, selon sa jurisprudence constante en la matière, la Haute juridiction a rappelé que le résultat de l&rsquo;entreprise était fluctuant de 2008 à 2010, mais restait bénéficiaire. Or, la seule réalisation de bénéfices moindres l&rsquo;année précédant le licenciement est insuffisante à établir les difficultés économiques alléguées par l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, le licenciement intervenu était sans cause réelle ni sérieuse.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. Soc. 16 avril 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000030502269&amp;fastReqId=507620355&amp;fastPos=1" target="_blank">14-10.551</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>

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