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	<title>Jean-Bernard BOUCHARD &#187; documents</title>
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	<description>Avocat au Barreau de Paris</description>
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		<title>Remise tardive de l&#8217;attestation pôle emploi = préjudice</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2015 07:26:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de la protection sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[attestation pôle emploi]]></category>
		<category><![CDATA[documents]]></category>
		<category><![CDATA[documents fin de contrat]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[Pôle emploi]]></category>
		<category><![CDATA[rupture]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme je l&#8217;indiquais déjà dans un précédent article, la remise tardive par l&#8217;employeur d&#8217;une attestation Pôle cause nécessairement un préjudice au salarié. En l&#8217;espèce, un apprenti dont la fin de son contrat était fixée au 7 septembre 2012, a saisi la juridiction prud&#8217;homale d&#8217;une demande en paiement de dommages-intérêts pour non-délivrance de l&#8217;attestation employeur en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Comme je l&rsquo;indiquais déjà dans un <a title="Dommages-intérêts pour remise tardive de l’attestation employeur déstinée à Pôle emploi" href="http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/dommages-interets-pour-remise-tardice-de-lattestation-employeur-destinee-a-pole-emploi/">précédent article</a>, la remise tardive par l&rsquo;employeur d&rsquo;une attestation Pôle cause nécessairement un préjudice au salarié.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, un apprenti dont la fin de son contrat était fixée au 7 septembre 2012, a saisi la juridiction prud&rsquo;homale d&rsquo;une demande en paiement de dommages-intérêts pour non-délivrance de l&rsquo;attestation employeur en original par la société lors de son départ de l&rsquo;entreprise ayant entraîné sa non-prise en charge par Pôle emploi.</p>
<p><span id="more-562"></span>Le Conseil de Prud&rsquo;hommes de Saint Germain en Laye a débouté l&rsquo;apprenti de cette demande au motif que :</p>
<ol>
<li style="text-align: justify;">la télédéclaration à Pôle emploi a été faite par le cabinet comptable de la société à la fin du contrat le 28 septembre 2013 ;</li>
<li style="text-align: justify;">l&rsquo;apprenti était peu clair dans ses demandes auprès de son employeur en réclamant une attestation d&rsquo;employeur sur papier à en-tête de la société, et que la représentante légale, seule à pouvoir fournir cette attestation, n&rsquo;a été informée que tardivement de ce que l&rsquo;apprenti n&rsquo;avait pas l&rsquo;original de cette attestation ;</li>
<li style="text-align: justify;">Pôle emploi avait bien enregistré l&rsquo;inscription de l&rsquo;apprenti comme demandeur d&rsquo;emploi lors de la réception de la télédéclaration et lui avait notifié qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas d&rsquo;ouverture de droits conformément à l&rsquo;article 2 du règlement de l&rsquo;assurance chômage.</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Pour autant la Cour de cassation rappelle que la remise tardive au salarié de l&rsquo;attestation destinée à Pôle emploi entraîne nécessairement un préjudice qui doit être réparé par les juges du fond !</p>
<p>En effet, l&rsquo;article R. 1234-9 du Code du travail prévoit que :</p>
<blockquote><p>l&rsquo;employeur délivre au salarié, au moment de l&rsquo;expiration ou de la rupture du contrat de travail, les attestations et justifications qui lui permettent d&rsquo;exercer ses droits aux prestations mentionnées à l&rsquo;article L. 5421-2 et transmet sans délai ces mêmes attestations à Pôle emploi.</p></blockquote>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em><strong>A retenir :</strong> il incombe à l&rsquo;employeur de délivrer <span style="text-decoration: underline;">dès la rupture du contrat de travail</span> l&rsquo;ensemble des documents de fin de contrat et notamment l’attestation destinée à Pôle Emploi.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em>Tout retard créé nécessairement un préjudice au salarié qui doit être réparé, peu importe que ce dernier ne démontre pas avoir subi un préjudice lié à cette remise tardive.</em></span></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Arrêt :</strong> Cass. Soc. 21 janvier 2015, n°<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000030145539&amp;fastReqId=1886194793&amp;fastPos=1" target="_blank">13-25.675</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>

<div style="display: block !important; margin:0 !important; padding: 0 !important" id="wpp_popup_post_end_element"></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Un salarié informé du projet de son employeur de le licencier peut photocopier des documents.</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/un-salarie-informe-du-projet-de-son-employeur-de-le-licencier-peut-photocopier-des-documents/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Dec 2014 07:53:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[documents]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[Procédure]]></category>
		<category><![CDATA[salarié]]></category>
		<category><![CDATA[vol]]></category>

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		<description><![CDATA[En l&#8217;espèce, un salarié a été embauché dans un cabinet d&#8217;avocat, et s&#8217;est vu notifier une plainte avec constitution de partie civile par son employeur en raison de deux séries de vols de documents. Il s&#8217;agissait pour les premiers de documents photocopiés, et pour les seconds de documents originaux, qui auraient été soustraits au cabinet [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/12/voldocuments.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-521" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/12/voldocuments-300x200.jpg" alt="vol documents" width="300" height="200" /></a>En l&rsquo;espèce, un salarié a été embauché dans un cabinet d&rsquo;avocat, et s&rsquo;est vu notifier une plainte avec constitution de partie civile par son employeur en raison de deux séries de vols de documents.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s&rsquo;agissait pour les premiers de documents photocopiés, et pour les seconds de documents originaux, qui auraient été soustraits au cabinet d&rsquo;avocats entre le 2 et le 13 mars 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est à noter que la plainte avec constitution de partie civile était datée du 25 mars 2009 jour de la notification au salarié de son licenciement, l&rsquo;entretien préalable ayant eu lieu le 13 mars précédent.<span id="more-518"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié soutenait qu&rsquo;il a pris de tels documents afin de pouvoir assurer sa défense devant le conseil de prud&rsquo;hommes dès lors qu&rsquo;il aurait été abusivement licencié pour faute lourde, notamment pour des faits de faux et usage de faux dans le cadre de ces relations contractuels.</p>
<p style="text-align: justify;">La chambre de l&rsquo;instruction de la cour d&rsquo;appel de Paris a confirmé l&rsquo;ordonnance de non-lieu rendue par le juge d&rsquo;instruction, considérant que c&rsquo;est légitimement que le salarié a produit devant le conseil de prud&rsquo;hommes les pièces strictement nécessaires à la défense de ses intérêts, dans la mesure où il estimait son licenciement abusif, tant en la forme qu&rsquo;au fond, et où il apparaissait important dans cette perspective qu&rsquo;il démontre ce qu&rsquo;était selon lui l&rsquo;étendue de ses attributions et les pratiques professionnelles en cours au cabinet qui l&rsquo;employait.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, la cour considère que ces faits, sans pouvoir être constitutifs de vol, sont couverts par le fait justificatif admis par la chambre sociale, puis la chambre criminelle de la Cour de cassation.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, par deux arrêts de 2004, la chambre sociale et la chambre criminelle de la Cour de cassation, ont indiqué qu&rsquo;un salarié, lorsque cela est strictement nécessaire à l&rsquo;exercice des droits de sa défense dans le litige l&rsquo;opposant à son employeur, peut produire en justice des documents dont il a eu connaissance à l&rsquo;occasion de ses fonctions <em>(Cass. soc. 30 juin 2004, n°02-41.720 et Cass. crim. 11 mai 2004, n°03-85.521)</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, l&rsquo;employeur a formé un pourvoi en cassation, estimant que, le fait justificatif lié à la défense prud&rsquo;homale du salarié qui s&rsquo;est approprié, en les photocopiant, des documents appartenant à son employeur, ne joue <span style="text-decoration: underline;">que si et dans la mesure où les documents ainsi photocopiés sont strictement nécessaires au salarié pour les besoins de sa défense.</span> Or, à elle seule, la concomitance entre la notification d&rsquo;un licenciement et un vol de documents ne saurait établir ce fait justificatif.</p>
<p style="text-align: justify;">La chambre criminelle de la Cour de cassation n&rsquo;a pas fait droit aux arguments de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon la Cour de cassation, le salarié &#8211; informé du projet de son employeur de rompre son contrat de travail-, avait appréhendé, sous forme de photocopies, des documents dont il avait eu connaissance à l&rsquo;occasion de l&rsquo;exercice de ses fonctions et qui étaient strictement nécessaires à la défense de ses intérêts dans le litige prud&rsquo;homal.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><em><strong>A retenir :</strong> un salarié ne pourra pas être poursuivi pour vol de documents par son employeur, dès lors que ces deux conditions cumulatives sont réunies :</em></span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><em>le salarié a eu connaissance de ces documents à l&rsquo;occasion de ses fonctions ;</em></span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><em>lorsque la production des documents est strictement nécessaire à l&rsquo;exercice des droits de sa défense dans le litige l&rsquo;opposant à son employeur.</em></span></li>
</ul>
<hr />
<p><em><strong>Arrêt :</strong> Cass. crim. 25 novembre 2014, n°<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000029816266&amp;fastReqId=357263054&amp;fastPos=1" target="_blank">13-84.414</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

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