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	<title>Jean-Bernard BOUCHARD &#187; JB Bouchard</title>
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	<description>Avocat au Barreau de Paris</description>
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		<title>Dommages-intérêts pour retard du paiement de salaire</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2016 10:26:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[dommages-intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[préjudice]]></category>
		<category><![CDATA[rappel de salaires]]></category>
		<category><![CDATA[salaire]]></category>
		<category><![CDATA[salarié]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsque votre employeur ne vous verse pas votre salaire vous pouvez, bien évidemment, saisir le Conseil de Prud&#8217;hommes, pour faire cesser le préjudice, et en obtenir le versement. Il convient de préciser que l&#8217;absence de versement de salaire est un manquement suffisamment grave, pouvant justifier une prise d&#8217;acte de la rupture du contrat de travail [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/12/BP_image.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-792" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/12/BP_image-300x199.jpg" alt="Bulletin de paie - versement salaire" width="300" height="199" /></a>Lorsque votre employeur ne vous verse pas votre salaire vous pouvez, bien évidemment, saisir le Conseil de Prud&rsquo;hommes, pour faire cesser le préjudice, et en obtenir le versement.</p>
<p style="text-align: justify;">Il convient de préciser que l&rsquo;absence de versement de salaire est un manquement suffisamment grave, pouvant justifier une <a title="Prise d’acte de la rupture du contrat de travail et préavis" href="http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/prise-dacte-de-la-rupture-du-contrat-de-travail-et-preavis/" target="_blank">prise d&rsquo;acte de la rupture du contrat de travail</a> aux torts exclusifs de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Outre cette condamnation, vous pouvez solliciter la condamnation de l&rsquo;employeur à vous verser également des intérêts, en principe au taux légal <em>(4,35% au second semestre 2016)</em>, sans avoir à démontrer un quelconque préjudice ou perte financière.</p>
<p style="text-align: justify;">A ces deux éléments s&rsquo;ajoutent également des dommages-intérêts en réparation du préjudice causé par le refus de l&rsquo;employeur de vous verser votre salaire à échéance.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, dans ce dernier cas, le salarié devra démontrer un préjudice distinct du retard de paiement par l&rsquo;employeur et causé par la mauvaise foi de celui-ci.<span id="more-895"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, aux termes du troisième alinéa de l&rsquo;article 1231-6 du Code civil (anciennement 1153 du même code) :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le créancier auquel son débiteur en retard a causé, par sa mauvaise foi, un préjudice indépendant de ce retard, peut obtenir des dommages et intérêts distincts de l&rsquo;intérêt moratoire.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">La Cour de cassation reste particulièrement vigilante quant à cette condition de préjudice distinct, dont la charge de la preuve repose sur le salarié.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un arrêt récent, la Chambre sociale de la Cour de cassation a annulé un arrêt de la Cour d&rsquo;appel de Lyon qui avait condamné un employeur à verser à une salariée une somme à titre de dommages-intérêts en réparation du préjudice causé par le refus injustifié de payer la prime de treizième mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette affaire, la Haute juridiction a estimé qu&rsquo;en statuant ainsi, par des motifs impropres à caractériser l&rsquo;existence, pour la salariée, d&rsquo;<span style="text-decoration: underline;">un préjudice distinct du retard de paiement par l&rsquo;employeur</span> et causé par la <span style="text-decoration: underline;">mauvaise foi</span> de celui-ci, la cour d&rsquo;appel a violé l&rsquo;article 1231-6 du Code civil.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><em>Arrêt : Cass. soc. 22 septembre 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000033152262&amp;fastReqId=1208725276&amp;fastPos=1" target="_blank">15-13.135</a></em></p>

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		</item>
		<item>
		<title>Prise d&#8217;acte : retrouver un emploi immédiatement est sans incidence sur l&#8217;indemnité de préavis</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/prise-dacte-retrouver-un-emploi-immediatement-est-sans-incidence-sur-lindemnite-de-preavis/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Sep 2016 06:32:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[indemnité]]></category>
		<category><![CDATA[préavis]]></category>
		<category><![CDATA[prise d'acte]]></category>
		<category><![CDATA[salarié]]></category>

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		<description><![CDATA[La prise d&#8217;acte de la rupture d&#8217;un contrat de travail par un salarié (rappelons ici qu&#8217;un employeur ne peut prendre acte, et doit obligatoirement respecter la procédure de licenciement) a pour conséquence de rompre immédiatement le contrat. Deux possibilités peuvent alors se présenter, soit les motifs invoqués par le salarié à l&#8217;appui de cette rupture [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_301" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/rupture_CDI_travail.jpg"><img class="size-medium wp-image-301" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/rupture_CDI_travail-300x300.jpg" alt="sort de l'indemnité de pravis en cas de prise d'acte de la rupture du contrat de travail" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Mimi Potter &#8211; Fotolia.com</p></div>
<p style="text-align: justify;">La <a title="Prise d’acte de la rupture du contrat de travail : procédure accélérée" href="http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/prise-dacte-de-la-rupture-du-contrat-de-travail-procedure-acceleree/" target="_blank">prise d&rsquo;acte</a> de la rupture d&rsquo;un contrat de travail par un salarié <em>(rappelons ici qu&rsquo;un employeur ne peut prendre acte, et doit obligatoirement respecter la procédure de licenciement) </em>a pour conséquence de rompre immédiatement le contrat.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux possibilités peuvent alors se présenter, soit les motifs invoqués par le salarié à l&rsquo;appui de cette rupture sont graves et la rupture doit s&rsquo;analyser en un licenciement sans cause réelle ni sérieuse, soit les motifs invoqués n&rsquo;ont pas cette qualité et la rupture s&rsquo;analyse alors comme une simple démission du salarié <em>(ce qui implique notamment la perte du droit à indemnisation Pôle emploi)</em>. <span id="more-889"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque cette rupture équivaut à un licenciement sans cause réelle ni sérieuse, l&rsquo;employeur est condamné à verser au salarié l&rsquo;indemnité conventionnelle (ou légale si elle est plus avantageuse) de licenciement, des dommages-intérêts pour licenciement abusif (ou un indemnité pour licenciement sans cause réelle ni sérieuse) et une <a title="Prise d’acte de la rupture du contrat de travail et préavis" href="http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/prise-dacte-de-la-rupture-du-contrat-de-travail-et-preavis/" target="_blank">indemnité compensatrice de préavis</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette dernière indemnité a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un arrêt récent de la Cour de cassation.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, une Cour d&rsquo;appel avait décidé de limiter le montant de l&rsquo;indemnité compensatrice de préavis à laquelle pouvait prétendre un salarié, dans la mesure où ce dernier a été embauché par un autre employeur, aussitôt sa prise d&rsquo;acte de la rupture. En l&rsquo;espèce, le salarié avait pris acte de la rupture de son contrat de travail le 6 janvier 2010, et avait été embauché par un autre employeur le 15 janvier 2010.</p>
<p style="text-align: justify;">La Chambre sociale de la Cour de cassation censure cette analyse.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, selon la Haute juridiction, le juge qui retient que la prise d&rsquo;acte avait les effets d&rsquo;un licenciement sans cause réelle et sérieuse doit accorder au salarié qui le demande, l&rsquo;indemnité de préavis et les congés payés afférents, l&rsquo;indemnité de licenciement et les dommages-intérêts auxquels il aurait eu droit en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Dans ces conditions, il est donc parfaitement impossible pour un juge de limiter tant le montant de l&rsquo;indemnité de licenciement que celle du préavis et des congés payés afférents lorsqu&rsquo;il retient que la prise d&rsquo;acte a les effets d&rsquo;un licenciement sans cause réelle ni sérieuse.</strong></span></p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">Arrêt :</span> Cass. soc. 14 septembre 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000033127424&amp;fastReqId=34888799&amp;fastPos=1" target="_blank">14-16.663</a></em></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Avant toute prise d&rsquo;acte de la rupture d&rsquo;un contrat de travail, n&rsquo;hésitez pas à vous entretenir avec un Avocat afin qu&rsquo;il vous conseille sur l&rsquo;intérêt de cette procédure.</p>
<p style="text-align: justify;">Maître Jean-Bernard BOUCHARD intervient auprès de salariés et cadres, tant en Conseil qu&rsquo;en Contentieux sur l&rsquo;ensemble des problématiques de Droit du travail. N&rsquo;hésitez pas à le contacter au 01.56.79.11.11 pour plus de renseignements.</p>
<p>&nbsp;</p>

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		</item>
		<item>
		<title>Sort des droits à la retraite d&#8217;un salarié victime de travail dissimulé</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-de-la-protection-sociale/sort-des-droits-a-la-retraite-dun-salarie-victime-de-travail-dissimule/</link>
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		<pubDate>Mon, 19 Sep 2016 07:47:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de la protection sociale]]></category>
		<category><![CDATA[CNAV]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la sécurité sociale]]></category>
		<category><![CDATA[cotisations sociales]]></category>
		<category><![CDATA[retraite]]></category>
		<category><![CDATA[travail dissimulé]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 4 août 2016, la Caisse Nationale de l&#8217;Assurance Vieillesse (CNAV) a publié une circulaire relative au sort des cotisations sociales à la suite d&#8217;un redressement pour travail dissimulé. Profitons de cette occasion pour faire le point sur les droits à la retraite d&#8217;un salarié victime de travail dissimulé. Deux situations doivent être distinguées en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/06/Code-la-la-Sécurité-Sociale.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-216" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/06/Code-la-la-Sécurité-Sociale-300x193.jpg" alt="Code de la sécurité sociale sors des cotisations retraite travail dissimulé" width="300" height="193" /></a>Le 4 août 2016, la Caisse Nationale de l&rsquo;Assurance Vieillesse (CNAV) a publié une circulaire relative au sort des cotisations sociales à la suite d&rsquo;un redressement pour travail dissimulé.</p>
<p style="text-align: justify;">Profitons de cette occasion pour faire le point sur les droits à la retraite d&rsquo;un salarié victime de travail dissimulé.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux situations doivent être distinguées en fonction de la date de notification du redressement de cotisations de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>1. Jusqu&rsquo;au 31 décembre 2014 :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les redressements de cotisations notifiés jusqu&rsquo;au 31 décembre 2014, deux conditions préalables devaient être remplies pour que la CNAV puisse accorder au salarié des droits à la retraite.<span id="more-880"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l&rsquo;article L.242-1-3 du Code de la sécurité sociale prévoyait :</p>
<div class="corpsArt">
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;un redressement de cotisations ou de contributions sociales dues par un employeur est opéré par une union de recouvrement ou une caisse générale de sécurité sociale, ledit organisme, après paiement du redressement et transmission par l&rsquo;employeur des déclarations de rémunérations individuelles auxquelles il est tenu, informe sans délai les caisses mentionnées à l&rsquo;article L. 215-1 de ce paiement afin que les droits des salariés concernés soient rectifiés.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, pour que la CNAV puisse prendre en compte le redressement de cotisations au profit du salarié, il devait être démontré que l&rsquo;employeur avait payé le redressement de cotisations et qu&rsquo;il avait transmis les déclarations de rémunérations individuelles.</p>
<p style="text-align: justify;">En d&rsquo;autres termes, la prise en compte par la CNAV du redressement de cotisations ne pouvait intervenir sans le paiement des cotisations.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>2. Depuis le 1er janvier 2015 :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">La loi de financement de la sécurité sociale pour l&rsquo;année 2015 est venue modifier considérablement le sort des droits à la retraite d&rsquo;un salarié victime de travail dissimulé.</p>
<p style="text-align: justify;">Désormais, l&rsquo;article L. 242-1-3 du Code de la sécurité sociale est ainsi rédigé :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;un redressement de cotisations sociales opéré par les organismes mentionnés aux articles L. 213-1 ou L. 752-4 a une incidence sur les droits des salariés au titre de l&rsquo;assurance vieillesse, ces organismes transmettent les informations nécessaires aux caisses mentionnées à l&rsquo;article L. 215-1, afin que ces dernières procèdent à la rectification des droits des salariés concernés.</p>
<p style="text-align: justify;">En cas de constat de travail dissimulé, au sens des articles L. 8221-3 et L. 8221-5 du code du travail, révélant une situation de collusion entre l&rsquo;employeur et son salarié, cette rectification ne peut être réalisée qu&rsquo;à compter du paiement du redressement.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, pour tous les redressements notifiés à compter du 1er janvier 2015, les conditions relatives au paiement ainsi qu&rsquo;aux obligations déclaratives de l&rsquo;employeur ont été supprimées.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, il convient de relever qu&rsquo;en cas de collusion entre l&rsquo;employeur et le salarié, la conditions de paiement du redressement reste applicable.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>3. Comment calculer les droits à la retraite du salarié</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Deux possibilités peuvent se présenter. Soit le redressement au titre des droits à la retraite a été effectué sur la base d&rsquo;une assiette forfaitaire, soit sur la base d&rsquo;une assiette réelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons à ce stade qu&rsquo;en principe c&rsquo;est le redressement sur la base forfaitaire qui s&rsquo;applique par défaut, sauf si l&rsquo;employeur apporte une preuve contraire concernant la durée effective de l&rsquo;emploi et le niveau de rémunération effectivement versée.</p>
<p style="padding-left: 60px; text-align: justify;"><em><strong>a) Les droits à la retraite en cas de redressement sur une assiette forfaitaire forfaitaire</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Il convient alors de se reporter à l&rsquo;article R. 351-11 du Code de la sécurité sociale selon lequel il n&rsquo;est tenu compte, pour l&rsquo;ouverture du droit et le calcul des retraites, des cotisations d&rsquo;assurance vieillesse versées <span style="text-decoration: underline;"><strong>que</strong></span> pour leur fraction correspondant à une assiette égale à deux fois le SMIC en vigueur au moment du constat du délit de travail dissimulé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le calcul devrait être le suivant :</p>
<p style="text-align: center;">SMIC MENSUEL × 2</p>
<p style="text-align: justify;">Pour information, en 2016, le SMIC mensuel brut s&rsquo;élevait à 1.466,62 €, soit un montant reporté au compte de l&rsquo;assuré de 2.933,24 € (1.466,62 × 2).</p>
<p style="text-align: justify;">Et, le montant du salaire validant un trimestre de retraite en 2016 est de 1.450,50 €.</p>
<p style="text-align: justify;">En conséquence, le salarié victime de travail dissimulé peut prétendre à la validation de <span style="text-decoration: underline;">deux trimestres</span> (2.933,24 ÷ 1.450,50)</p>
<p style="padding-left: 60px; text-align: justify;"><em><strong>b) Les droits à la retraite en cas de redressement sur une assiette réelle</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Plus simple que les droits à la retraite en cas de redressement sur une assiette forfaitaire, puisqu&rsquo;il sera tenu compte &#8211; et c&rsquo;est l&rsquo;évidence &#8211; de la totalité des cotisations versées.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, aux termes de l&rsquo;article R. 351-9 du Code de la sécurité sociale, depuis le 1er janvier 2014, la CNAV devra retenir autant de trimestres que le salaire annuel correspondant aux retenues subies par l&rsquo;assuré sur sa rémunération représente de fois le montant du SMIC en vigueur au 1er janvier de l&rsquo;année considérée calculé sur la base de 150 heures, avec un maximum de quatre trimestres par année civile.</p>
</div>

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		</item>
		<item>
		<title>Remettre les documents de fin de contrat par erreur, équivaut à un licenciement sans cause réelle ni sérieuse.</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/remettre-les-documents-de-fin-de-contrat-par-erreur-equivaut-a-un-licenciement-sans-cause-reelle-ni-serieuse/</link>
		<comments>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/remettre-les-documents-de-fin-de-contrat-par-erreur-equivaut-a-un-licenciement-sans-cause-reelle-ni-serieuse/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2016 10:44:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[DIRECCTE]]></category>
		<category><![CDATA[documents fin de contrat]]></category>
		<category><![CDATA[homologation]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[rupture]]></category>
		<category><![CDATA[Rupture conventionnelle]]></category>

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		<description><![CDATA[Le fait pour un employeur de remettre, par erreur, les documents de fin de contrat (solde de tout compte, certificat de travail, attestation employeur destinée à Pôle emploi) équivaut à un licenciement sans cause réelle ni sérieuse. Cette solution n&#8217;est en rien extraordinaire. On comprend parfaitement qu&#8217;un salarié puisse estimer que son contrat de travail [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/09/cerfaruptureconventionnellehomologuee.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-878" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/09/cerfaruptureconventionnellehomologuee-300x150.jpg" alt="cerfar uptureconventionnelle homologuée" width="300" height="150" /></a>Le fait pour un employeur de remettre, par erreur, les documents de fin de contrat <em>(solde de tout compte, certificat de travail, attestation employeur destinée à Pôle emploi)</em> équivaut à un licenciement sans cause réelle ni sérieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette solution n&rsquo;est en rien extraordinaire.</p>
<p style="text-align: justify;">On comprend parfaitement qu&rsquo;un salarié puisse estimer que son contrat de travail est rompu dès lors qu&rsquo;il est destinataire de tels documents.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qu&rsquo;en est-il si un employeur remet à un salarié les documents de fin de contrat dans le cadre d&rsquo;une rupture conventionnelle, avant même que cette dernière ne soit homologuée par l&rsquo;inspection du travail ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-877"></span>Il convient de rappeler l&rsquo;évidence : tant que la convention de rupture n&rsquo;est pas homologuée, le contrat de travail produit tous ses effets.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, aux termes de l&rsquo;article L. 1237-14 du Code du travail, la validité de la convention de rupture est subordonnée à son homologation.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, l&rsquo;employeur, en adressant les documents de fin de contrat avant l&rsquo;homologation de la convention de rupture, considère que le contrat de travail est rompu en parfaite méconnaissance des dispositions de l&rsquo;article L. 1237-14.</p>
<p style="text-align: justify;">Mieux encore, dans un cas d&rsquo;espèce récent, l&rsquo;employeur avait adressé au salarié les documents de fin de contrat avant toute décision de l&rsquo;inspection du travail qui, au surplus, a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un refus d&rsquo;homologation.</p>
<p style="text-align: justify;">Suite à ce refus d&rsquo;homologation de l&rsquo;inspection du travail, l&rsquo;employeur avait mis en demeure le salarié de reprendre le travail, ce que ce dernier s&rsquo;est refusé, avant d&rsquo;être finalement licencié pour faute grave.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié prétendait alors que ce licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse, et se prévalait d&rsquo;une attestation employeur destinée à Pôle emploi <em>(attestation ASSEDIC)</em> et d&rsquo;un solde de tout compte, délivrés irrégulièrement.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour de cassation fait droit à l&rsquo;argumentation du salarié.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la Haute juridiction estime que s&rsquo;analyse en un licenciement non motivé, le fait pour l&rsquo;employeur d&rsquo;adresser au salarié, sans attendre la décision relative à l&rsquo;homologation, une attestation ASSEDIC et un solde de tout compte.</p>
<p><em>Arrêt : Cass. soc. 6 juillet 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000032873253&amp;fastReqId=993520472&amp;fastPos=1" target="_blank">14-20.323</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

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		</item>
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		<title>Quels critères pour être reconnu cadre dirigeant</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Aug 2016 09:50:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[cadres]]></category>
		<category><![CDATA[Code du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Convention de forfait]]></category>
		<category><![CDATA[dirigeants]]></category>
		<category><![CDATA[durée du travail]]></category>
		<category><![CDATA[forfait jour]]></category>
		<category><![CDATA[heures supplémentaires]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment savoir si l&#8217;on est cadre dirigeant ou non au sein de l&#8217;entreprise ? Cette question est particulièrement importante car, au-delà des flatteries d&#8217;un tel statut, les conséquences en matière d&#8217;application du Code du travail ne sont pas les mêmes. En effet, aux termes du premier alinéa de l&#8217;article L. 3111-2 du Code du travail [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/09/codedutravail.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-373" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/09/codedutravail-300x201.jpg" alt="Cadre dirigeant et cadre supérieur autonome au sein d'une société" width="300" height="201" /></a>Comment savoir si l&rsquo;on est cadre dirigeant ou non au sein de l&rsquo;entreprise ?</strong> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Cette question est particulièrement importante car, au-delà des flatteries d&rsquo;un tel statut, les conséquences en matière d&rsquo;application du Code du travail ne sont pas les mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, aux termes du premier alinéa de l&rsquo;article L. 3111-2 du Code du travail :<em> &laquo;&nbsp;Les cadres dirigeants ne sont pas soumis aux dispositions des titres II et III&nbsp;&raquo;</em>. Il convient dès lors de préciser que le titre II est relatif à la <span id="LEGISCTA000006160754" class="TM4Code">durée du travail, sa répartition et l&rsquo;aménagement des horaires, et le titre III concerne quant à lui les repos et jours fériés.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Vous l&rsquo;aurez donc compris, le temps de travail du cadre dirigeant n&rsquo;a plus de limites !<span id="more-867"></span></p>
<p style="text-align: justify;">A titre de simple illustration, dans une étude réalisée en 2011, par l&rsquo;organisme Malakoff Médéric, 66 % des dirigeants de PME et TPE travaillent plus de 50 heures par semaine.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Quels critères retenir ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Tout d&rsquo;abord, relevons un point important. Le fait que sur votre contrat de travail ou ses avenants, vos bulletins de paie ou bien encore l’organigramme de la société vous nomme cadre-dirigeant, cela n&rsquo;implique pas que vous soyez légalement sous ce régime dérogatoire du Droit du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la Cour de cassation est particulièrement vigilante sur ce point, et en cas de contentieux il appartiendra à l&rsquo;employeur qui prétend vous accorder le statut de cadre-dirigeant de démontrer que trois critères sont réunis :</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li>Il doit vous être confiées des responsabilités dont l&rsquo;importance implique une grande indépendance dans l&rsquo;organisation de votre emploi du temps.</li>
<li>Vous devez être habilité à prendre des décisions de façon largement autonome.</li>
<li>Vous devez percevoir une rémunération se situant dans les niveaux les plus élevés des systèmes de rémunération pratiqués dans l&rsquo;entreprise ou l&rsquo;établissement.</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Ces critères sont cumulatifs, c&rsquo;est à dire que si un seul fait défaut alors le statut de cadre dirigeant ne peut pas vous être reconnu / imposé (rayez la mention inutile). Il ne faut donc pas confondre cadre-dirigeant et cadre supérieur disposant d&rsquo;une certaine autonomie au sein de l&rsquo;entreprise. Car l&rsquo;un se trouve exclu des règles sur la durée du travail ce qui n&rsquo;est pas le cas de l&rsquo;autre.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Agir en justice pour contester le statut de cadre-dirigeant :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Contester le statut de cadre dirigeant vous permettra de formuler des demandes au titre des heures supplémentaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un arrêt récent, la Cour de cassation s&rsquo;est penchée sur la question du statut de cadre-dirigeant et sur le fait de savoir si la participation à la direction de l&rsquo;entreprise serait suffisant ou si l&rsquo;on doit continuer d&rsquo;appliquer les trois critères cumulatifs précités.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, une salariée a été engagée en qualité de<span style="text-decoration: underline;"> directrice commerciale</span> et a saisi la juridiction prud&rsquo;homale de diverses demandes notamment à titre de rappel d&rsquo;heures supplémentaires, car elle estimait que l&rsquo;employeur la considérait, à tort, en qualité de cadre dirigeante au sens de l&rsquo;article L. 3111-2 du code du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;employeur soulignait dans cette affaire que la participation de la salariée à la direction de l&rsquo;entreprise constitue un critère autonome et distinct se substituant aux trois critères légaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la Haute juridiction, ce seul critère n&rsquo;est pas suffisant, et il convient d&rsquo;apprécier le statut réel du salarié en fonction des trois critères légaux rappelés ci-avant.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. soc. 22 juin 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000032777089&amp;fastReqId=36198294&amp;fastPos=1" target="_blank">14-29.246</a></em></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p>Maître Jean-Bernard BOUCHARD intervient régulièrement auprès des cadres et cadres-dirigeants tant en Conseil qu&rsquo;en Contentieux devant les Tribunaux. Pour tout renseignement et prise de rendez-vous :</p>
<p>Tél : 01.56.79.11.11</p>
<p>Mail : jb.bouchard@bouchard-avocat.fr</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<item>
		<title>habillage et déshabillage des salariés&#8230; attention au fondement juridique</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jun 2016 06:46:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Code du travail]]></category>
		<category><![CDATA[déshabillage]]></category>
		<category><![CDATA[habillage]]></category>
		<category><![CDATA[temps de travail]]></category>
		<category><![CDATA[temps de travail effectif]]></category>
		<category><![CDATA[vêtements]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;article L. 3121-3 du Code du travail, ne doit servir de fondement que pour l&#8217;indemnisation (contrepartie financière ou temps de repos complémentaire) du temps d&#8217;habillage et de déshabillage des salariés, dans l&#8217;entreprise, lorsque le port d&#8217;une tenue de travail est imposé par des dispositions légales, par des stipulations conventionnelles, le règlement intérieur ou le contrat [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/horaires.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-338" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/horaires-300x197.jpg" alt="temps d'habillage et de déshabillage des salariés" width="300" height="197" /></a>L&rsquo;article L. 3121-3 du Code du travail, ne doit servir de fondement que pour l&rsquo;indemnisation<em> (contrepartie financière ou temps de repos complémentaire)</em> du temps d&rsquo;habillage et de déshabillage des salariés, dans l&rsquo;entreprise, lorsque le port d&rsquo;une tenue de travail est imposé par des dispositions légales, par des stipulations conventionnelles, le règlement intérieur ou le contrat de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, l&rsquo;employeur ne peut être condamné sur ce même fondement pour indemniser à la fois les temps passés dans les vestiaires pour enlever et mettre les vêtements imposés, mais également les temps de communication d&rsquo;information qui sont utiles à la bonne marche de l&rsquo;entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, dans une affaire récente, un salarié a saisi la juridiction prud&rsquo;homale d&rsquo;une demande tendant à obtenir une contrepartie aux temps d&rsquo;habillage et de déshabillage correspondant à vingt minutes par jour travaillé.<span id="more-864"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Selon la Cour d&rsquo;appel de Metz, dans cette affaire <em>&nbsp;&raquo; les temps passés dans les vestiaires ne servent pas seulement à enlever et mettre des vêtements mais sont aussi des temps de communication d&rsquo;informations qui sont utiles à la bonne marche de l&rsquo;entreprise&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour de cassation censure cette décision.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, en prenant en compte des temps consacrés à des tâches, autres que l&rsquo;habillage ou le déshabillage, la Cour d&rsquo;appel a violé l&rsquo;article L. 3121-3 du Code du travail.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">Arrêt :</span> Cass. soc. 25 mai 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000032604778&amp;fastReqId=1438102700&amp;fastPos=1" target="_blank">14-22.242</a></em></p>

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		</item>
		<item>
		<title>Convention collective des hôtels, cafés et restaurants : les réserves du ministre du travail sur l&#8217;avenant forfait jours</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Jun 2016 16:31:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[accord de branche]]></category>
		<category><![CDATA[arrêté d'extension]]></category>
		<category><![CDATA[convention collective]]></category>
		<category><![CDATA[convention collective nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Convention de forfait]]></category>
		<category><![CDATA[ministre du travail]]></category>
		<category><![CDATA[temps de travail]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;accord de branche des hôtels, cafés et restaurants du 13 juillet 2004 prévoit la mise en place d&#8217;un système de &#171;&#160;forfait jours&#160;&#187;. Cependant, comme cela a déjà été le cas pour onze autres accords, la chambre sociale a purement et simplement estimé dans un arrêt du 7 juillet 2015 (n°13-26.444) que l&#8217;accord de branche des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/06/hotelscafesrestaurants.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-861" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/06/hotelscafesrestaurants-300x199.jpg" alt="hotelscafesrestaurants" width="300" height="199" /></a>L&rsquo;accord de branche des hôtels, cafés et restaurants du 13 juillet 2004 prévoit la mise en place d&rsquo;un système de &laquo;&nbsp;forfait jours&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, comme cela a déjà été le cas pour onze autres accords, la chambre sociale a purement et simplement estimé dans un arrêt du 7 juillet 2015 (n°13-26.444) que l&rsquo;accord de branche des hôtels, cafés et restaurants n&rsquo;était pas de nature à garantir que l&rsquo;amplitude et la charge de travail restent raisonnable dans le cadre d&rsquo;un forfait jour, de sorte que la protection de la sécurité et de la santé des salariés n&rsquo;était pas assurée.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet décision a pour conséquence de permettre à tous salariés, cadres, ayant conclu une convention de forfait en jours reposant uniquement sur les dispositions de l&rsquo;accord de branche de pouvoir solliciter le paiement d&rsquo;heures supplémentaires.<span id="more-859"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, lorsque la convention de forfait en jours est annulée, c’est le régime légal du temps de travail qui doit s’appliquer, soit celui des trente-cinq heures hebdomadaires, et toute heure effectuée au-delà doit être rémunérée comme une heure supplémentaire avec le système de majoration en vigueur.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour pallier à cette décision de la Cour de cassation, les partenaires sociaux de la branche ont tenté de &laquo;&nbsp;sécuriser&nbsp;&raquo;, par avenant, le régime du forfait jours.</p>
<p style="text-align: justify;">Afin que cet accord  puisse être applicable à l&rsquo;ensemble des salariés relevant de la branche, les partenaires sociaux l&rsquo;ont soumis au ministre du travail pour qu&rsquo;il rende un arrêté dit &laquo;&nbsp;d&rsquo;extension&nbsp;&raquo; publié au Journal officiel.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, l&rsquo;arrêté d&rsquo;extension du 29 février 2016 publié le 8 mars 2016 au Journal officiel, rendu par le ministre du Travail, Madame El Khomri, vient limiter cette tentative des partenaires sociaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour cause, l&rsquo;article 2.4 de l&rsquo;arrêté prévoit une extension de l&rsquo;accord de branche à tous les employeurs du secteur d&rsquo;activité :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">sous réserve que soient précisées, par accord d&rsquo;entreprise ou d&rsquo;établissement ou par un nouvel accord de branche, les modalités concrètes de suivi de la charge de travail, dans le respect des exigences jurisprudentielles relatives à la protection de la santé et de la sécurité des salariés.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">De deux choses l&rsquo;une, qui illustre parfaitement l&rsquo;insécurité juridique dans laquelle se trouve aujourd&rsquo;hui les conventions de forfait en jours :</p>
<p style="text-align: justify;">- Pour les entreprises en mesure de négocier un accord collectif d&rsquo;entreprise portant sur le contrôle de la charge de travail, en conformité avec la jurisprudence de la Cour de cassation, pourront alors &laquo;&nbsp;sécuriser&nbsp;&raquo; les forfaits jours comme le prévoit l&rsquo;arrêté d&rsquo;extension.</p>
<p style="text-align: justify;">- En revanche, pour les entreprises qui ne sont pas en mesure de négocier un tel accord, il leur est parfaitement impossible &#8211; pour l&rsquo;heure &#8211; de sécuriser les forfaits jours des cadres, qui pourront alors solliciter le paiement d&rsquo;heures supplémentaires, mais aussi toutes les demandes qui peuvent en découler telles que des dommages-intérêts pour non respect des durées maximales de travail (10 heures de travail quotidien maximum + pause de 20 minutes obligatoire toutes les périodes de six heures de travail continu).</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><strong>Maître Jean-Bernard BOUCHARD</strong> intervient régulièrement devant les juridictions prud’homales, aux côtés de salariés cadres soumis à une convention individuelle de forfait en jours, afin d’obtenir l’annulation de cette dernière et le paiement d’heures supplémentaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>

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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;attitude des travailleurs n&#8217;affecte pas le principe de responsabilité des employeurs</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/lattitude-des-travailleurs-naffecte-pas-le-principe-de-responsabilite-des-employeurs/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Mar 2016 06:44:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Accident du travail]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[obligation]]></category>
		<category><![CDATA[obligation de résultat]]></category>
		<category><![CDATA[salarié]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité au travail]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon les dispositions de l&#8217;article L.4121-1 du Code du travail, il incombe à l&#8217;employeur &#8211; et à lui seul &#8211; de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Dans une affaire récente, une Cour d&#8217;appel est venue limiter le montant des dommages-intérêts alloués à un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/03/keepcalmaccidentdutravail.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-851" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/03/keepcalmaccidentdutravail-257x300.png" alt="Accident du travail obligation de sécurité de résultat de l'employeur" width="257" height="300" /></a>Selon les dispositions de l&rsquo;article L.4121-1 du Code du travail, il incombe à l&rsquo;employeur &#8211; et à lui seul &#8211; de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une affaire récente, une Cour d&rsquo;appel est venue limiter le montant des dommages-intérêts alloués à un salarié pour manquements de l&rsquo;employeur à son obligation de sécurité de résultat et pour inexécution déloyale du contrat de travail, au motif que le salarié a lui même concouru à son dommage <span style="text-decoration: underline;">en acceptant un risque qu&rsquo;il dénonçait dans le même temps</span>, s&rsquo;il correspondait à une augmentation de son salaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, la Cour d&rsquo;appel retient que si le salarié était dans son droit de la faire, il était alors néanmoins juste qu&rsquo;il en supporte également les incidences et, en conséquence, cette acceptation des risques devait avoir pour effet de minorer son préjudice.<span id="more-848"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Un pourvoi en cassation est formé contre cette décision.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié soutient qu&rsquo;à la différence du droit des obligations, le contrat de travail place le salarié dans un état de subordination face à l&rsquo;employeur et ce dernier se doit de garantir le salarié contre tout risque de dégradation de son état de santé au travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, le salarié soutient qu&rsquo;aux termes de l&rsquo;article L. 4121-1 du Code du travail, l&rsquo;employeur est tenu envers le salarié d&rsquo;une obligation de sécurité de résultat et il ne peut être exonéré, même partiellement, des conséquences de sa responsabilité en invoquant le comportement du salarié.</p>
<p style="text-align: justify;">La Haute juridiction fait droit à l&rsquo;argumentaire du salarié, et indique que les obligations des travailleurs dans le domaine de la sécurité et de la santé au travail n&rsquo;affectent pas le principe de responsabilité de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ces conditions, en application des dispositions de l&rsquo;article L. 4121-1 du Code du travail, il incombe à l&rsquo;employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">En cas de manquement à cette obligation de sécurité de résultat, l&rsquo;employeur engage alors sa responsabilité, et le comportement du salarié ne peut avoir pour effet de minorer le préjudice qu&rsquo;il a subi puisque &#8211; rappelons le &#8211; l&rsquo;obligation de sécurité incombe exclusivement à l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. soc. 10 février 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000032054542&amp;fastReqId=1060730602&amp;fastPos=1" target="_blank">14-24.350</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

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		</item>
		<item>
		<title>Précisions sur l&#8217;astreinte : un salarié joignable à tout moment doit être considéré comme étant en période d&#8217;astreinte</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/precisions-sur-lastreinte-un-salarie-joignable-a-tout-moment-doit-etre-considere-comme-etant-en-periode-dastreinte/</link>
		<comments>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/precisions-sur-lastreinte-un-salarie-joignable-a-tout-moment-doit-etre-considere-comme-etant-en-periode-dastreinte/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 Mar 2016 06:05:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[astreinte]]></category>
		<category><![CDATA[temps de travail]]></category>
		<category><![CDATA[temps de travail effectif]]></category>

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		<description><![CDATA[Aux termes de l&#8217;article L.3121-5 du Code du travail, une période d&#8217;astreinte s&#8217;entend comme une période pendant laquelle le salarié, sans être à la disposition permanente et immédiate de l&#8217;employeur, a l&#8217;obligation de demeurer à son domicile ou à proximité afin d&#8217;être en mesure d&#8217;intervenir pour accomplir un travail au service de l&#8217;entreprise. Dans une [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/03/telephoneavocat.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-846" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/03/telephoneavocat-300x225.jpg" alt="astreinte téléphone urgent employeur" width="300" height="225" /></a>Aux termes de l&rsquo;article L.3121-5 du Code du travail, une période d&rsquo;astreinte s&rsquo;entend comme une période pendant laquelle le salarié, sans être à la disposition permanente et immédiate de l&rsquo;employeur, a l&rsquo;obligation de demeurer à son domicile ou à proximité afin d&rsquo;être en mesure d&rsquo;intervenir pour accomplir un travail au service de l&rsquo;entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une affaire récente, la chambre sociale de la Cour de cassation a eu l&rsquo;occasion de se prononcer sur la notion d&rsquo;astreinte pour un salarié qui devait être joignable à tout moment, en dehors de ses heures habituelles de travail. <span id="more-844"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, un salarié a été recruté en qualité de responsable d&rsquo;une agence,et aux termes d&rsquo;une note de service, l&rsquo;employeur avait mis en place une « procédure d&rsquo;appels urgents service client » permettant alors aux téléopérateurs du service client, dans le cadre d&rsquo;appels de clients dits « urgents » et dont la typologie était définie, de contacter, en dehors des heures d&rsquo;ouverture de l&rsquo;agence, trois personnes par agence dont, en premier, le responsable d&rsquo;agence. Ce dernier faisait alors valoir qu&rsquo;il se trouvait de fait en période d&rsquo;astreinte, et sollicitait une indemnisation de ces astreintes sur la base des dispositions prévues par l&rsquo;accord de branche.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;employeur soutenait en revanche que le salarié n&rsquo;était pas exclusivement concerné, qu&rsquo;il n&rsquo;était pas établi qu&rsquo;il aurait été contacté en dehors du travail ni qu&rsquo;il aurait dû se rendre à l&rsquo;agence en dehors des heures d&rsquo;ouverture et au-delà de ce qui est mentionné sur ses bulletins de paie.</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, la Cour de cassation &#8211; comme la Cour d&rsquo;appel &#8211; n&rsquo;ont pas fait droit à l&rsquo;argumentation de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la Haute juridiction considère que le salarié était tenu durant les périodes litigieuses de pouvoir être joint téléphoniquement en vue de répondre à un appel de l&rsquo;employeur pour effectuer un travail urgent au service de l&rsquo;entreprise, de sorte que ces périodes litigieuses constituaient bien des périodes d&rsquo;astreintes au sens de l&rsquo;article L. 3121-5 du Code du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">S&rsquo;agissant de l&rsquo;indemnisation, il convient de distinguer deux périodes :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">les périodes d&rsquo;astreintes, hors intervention, ne correspondent pas à du temps de travail effectif, donnent lieu à une compensation financière.</li>
<li style="text-align: justify;">la durée de l&rsquo;intervention doit être considérée comme un temps de travail effectif.</li>
</ul>
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. soc. 2 mars 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000032160040&amp;fastReqId=1629051804&amp;fastPos=1" target="_blank">14-14.919</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

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		</item>
		<item>
		<title>Pour prétendre à une indemnité de travail dissimulé, le contrat de travail doit avoir été rompu</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Mar 2016 05:22:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[contrat de travail]]></category>
		<category><![CDATA[indemnité]]></category>
		<category><![CDATA[rupture]]></category>
		<category><![CDATA[travail dissimulé]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans une affaire récente, la Cour de cassation est venue censurer l&#8217;arrêt rendu par la Cour d&#8217;appel de Bordeaux qui avait alloué une indemnité pour travail dissimulé à un salarié dont le contrat de travail n&#8217;était pas rompu. En l&#8217;espèce, la Cour d&#8217;appel avait constaté qu&#8217;il était constant que toutes les heures de travail effectuées [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/06/justiceindependante.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-266" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/06/justiceindependante-300x204.jpg" alt="indemnité pour travail dissimulé" width="300" height="204" /></a>Dans une affaire récente, la Cour de cassation est venue censurer l&rsquo;arrêt rendu par la Cour d&rsquo;appel de Bordeaux qui avait alloué une indemnité pour travail dissimulé à un salarié dont le contrat de travail n&rsquo;était pas rompu.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, la Cour d&rsquo;appel avait constaté qu&rsquo;il était constant que toutes les heures de travail effectuées n&rsquo;ont pas été mentionnées en tant que telles au bulletin de salaire, notamment celles relatives au temps de trajet dépôt-chantier qui ont été rémunérées sous forme de prime, de sorte que ce manquement matériellement établi était intentionnel dès lors qu&rsquo;il était institutionnel, choisi, appliqué à tous les chauffeurs en permanence sur plusieurs années.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour rappel, l&rsquo;indemnité pour travail dissimulé correspond à un forfait, qui a la nature d&rsquo;une sanction civile, dont le montant est équivalant à six mois de salaire. <span id="more-840"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l&rsquo;article L. 8223-1 du Code du travail dispose que :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">En cas de rupture de la relation de travail, le salarié auquel un employeur a eu recours dans les conditions de l&rsquo;article L. 8221-3 ou en commettant les faits prévus à l&rsquo;article L. 8221-5 a droit à une indemnité forfaitaire égale à six mois de salaire.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Cependant, dans cette affaire, la Cour d&rsquo;appel a omis de vérifier si la relation de travail liant chacun des salariés concernés à la société avait été rompue.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, en application de l&rsquo;article L. 8223-1 précité, le versement d&rsquo;une indemnité pour travail dissimulé est subordonné à la rupture du contrat de travail. Tel n&rsquo;était pas le cas en l&rsquo;espèce.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>A retenir :</strong></span> pour prétendre au versement d&rsquo;une indemnité pour travail dissimulé, trois conditions doivent être réunies.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em>Tout d&rsquo;abord, il faut démontrer que l&rsquo;employeur a eu recours à un salarié dans les conditions de l&rsquo;article L. 8221-3, ou en commettant les faits prévus à l&rsquo;article L. 8221-5.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em>Ensuite, il faut démontrer que le comportement de l&rsquo;employeur était intentionnel.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em>Enfin, il faut que le contrat de travail ait été rompu.</em> </span></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong> Arrêt :</strong></span> Cass. soc. 2 mars 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000032159725&amp;fastReqId=719299384&amp;fastPos=1" target="_blank">14-15.611</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

<div style="display: block !important; margin:0 !important; padding: 0 !important" id="wpp_popup_post_end_element"></div>]]></content:encoded>
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