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	<title>Jean-Bernard BOUCHARD &#187; travail dissimulé</title>
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	<description>Avocat au Barreau de Paris</description>
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		<title>Sort des droits à la retraite d&#8217;un salarié victime de travail dissimulé</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Sep 2016 07:47:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de la protection sociale]]></category>
		<category><![CDATA[CNAV]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la sécurité sociale]]></category>
		<category><![CDATA[cotisations sociales]]></category>
		<category><![CDATA[retraite]]></category>
		<category><![CDATA[travail dissimulé]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 4 août 2016, la Caisse Nationale de l&#8217;Assurance Vieillesse (CNAV) a publié une circulaire relative au sort des cotisations sociales à la suite d&#8217;un redressement pour travail dissimulé. Profitons de cette occasion pour faire le point sur les droits à la retraite d&#8217;un salarié victime de travail dissimulé. Deux situations doivent être distinguées en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/06/Code-la-la-Sécurité-Sociale.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-216" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/06/Code-la-la-Sécurité-Sociale-300x193.jpg" alt="Code de la sécurité sociale sors des cotisations retraite travail dissimulé" width="300" height="193" /></a>Le 4 août 2016, la Caisse Nationale de l&rsquo;Assurance Vieillesse (CNAV) a publié une circulaire relative au sort des cotisations sociales à la suite d&rsquo;un redressement pour travail dissimulé.</p>
<p style="text-align: justify;">Profitons de cette occasion pour faire le point sur les droits à la retraite d&rsquo;un salarié victime de travail dissimulé.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux situations doivent être distinguées en fonction de la date de notification du redressement de cotisations de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>1. Jusqu&rsquo;au 31 décembre 2014 :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les redressements de cotisations notifiés jusqu&rsquo;au 31 décembre 2014, deux conditions préalables devaient être remplies pour que la CNAV puisse accorder au salarié des droits à la retraite.<span id="more-880"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l&rsquo;article L.242-1-3 du Code de la sécurité sociale prévoyait :</p>
<div class="corpsArt">
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;un redressement de cotisations ou de contributions sociales dues par un employeur est opéré par une union de recouvrement ou une caisse générale de sécurité sociale, ledit organisme, après paiement du redressement et transmission par l&rsquo;employeur des déclarations de rémunérations individuelles auxquelles il est tenu, informe sans délai les caisses mentionnées à l&rsquo;article L. 215-1 de ce paiement afin que les droits des salariés concernés soient rectifiés.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, pour que la CNAV puisse prendre en compte le redressement de cotisations au profit du salarié, il devait être démontré que l&rsquo;employeur avait payé le redressement de cotisations et qu&rsquo;il avait transmis les déclarations de rémunérations individuelles.</p>
<p style="text-align: justify;">En d&rsquo;autres termes, la prise en compte par la CNAV du redressement de cotisations ne pouvait intervenir sans le paiement des cotisations.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>2. Depuis le 1er janvier 2015 :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">La loi de financement de la sécurité sociale pour l&rsquo;année 2015 est venue modifier considérablement le sort des droits à la retraite d&rsquo;un salarié victime de travail dissimulé.</p>
<p style="text-align: justify;">Désormais, l&rsquo;article L. 242-1-3 du Code de la sécurité sociale est ainsi rédigé :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;un redressement de cotisations sociales opéré par les organismes mentionnés aux articles L. 213-1 ou L. 752-4 a une incidence sur les droits des salariés au titre de l&rsquo;assurance vieillesse, ces organismes transmettent les informations nécessaires aux caisses mentionnées à l&rsquo;article L. 215-1, afin que ces dernières procèdent à la rectification des droits des salariés concernés.</p>
<p style="text-align: justify;">En cas de constat de travail dissimulé, au sens des articles L. 8221-3 et L. 8221-5 du code du travail, révélant une situation de collusion entre l&rsquo;employeur et son salarié, cette rectification ne peut être réalisée qu&rsquo;à compter du paiement du redressement.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, pour tous les redressements notifiés à compter du 1er janvier 2015, les conditions relatives au paiement ainsi qu&rsquo;aux obligations déclaratives de l&rsquo;employeur ont été supprimées.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, il convient de relever qu&rsquo;en cas de collusion entre l&rsquo;employeur et le salarié, la conditions de paiement du redressement reste applicable.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>3. Comment calculer les droits à la retraite du salarié</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Deux possibilités peuvent se présenter. Soit le redressement au titre des droits à la retraite a été effectué sur la base d&rsquo;une assiette forfaitaire, soit sur la base d&rsquo;une assiette réelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons à ce stade qu&rsquo;en principe c&rsquo;est le redressement sur la base forfaitaire qui s&rsquo;applique par défaut, sauf si l&rsquo;employeur apporte une preuve contraire concernant la durée effective de l&rsquo;emploi et le niveau de rémunération effectivement versée.</p>
<p style="padding-left: 60px; text-align: justify;"><em><strong>a) Les droits à la retraite en cas de redressement sur une assiette forfaitaire forfaitaire</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Il convient alors de se reporter à l&rsquo;article R. 351-11 du Code de la sécurité sociale selon lequel il n&rsquo;est tenu compte, pour l&rsquo;ouverture du droit et le calcul des retraites, des cotisations d&rsquo;assurance vieillesse versées <span style="text-decoration: underline;"><strong>que</strong></span> pour leur fraction correspondant à une assiette égale à deux fois le SMIC en vigueur au moment du constat du délit de travail dissimulé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le calcul devrait être le suivant :</p>
<p style="text-align: center;">SMIC MENSUEL × 2</p>
<p style="text-align: justify;">Pour information, en 2016, le SMIC mensuel brut s&rsquo;élevait à 1.466,62 €, soit un montant reporté au compte de l&rsquo;assuré de 2.933,24 € (1.466,62 × 2).</p>
<p style="text-align: justify;">Et, le montant du salaire validant un trimestre de retraite en 2016 est de 1.450,50 €.</p>
<p style="text-align: justify;">En conséquence, le salarié victime de travail dissimulé peut prétendre à la validation de <span style="text-decoration: underline;">deux trimestres</span> (2.933,24 ÷ 1.450,50)</p>
<p style="padding-left: 60px; text-align: justify;"><em><strong>b) Les droits à la retraite en cas de redressement sur une assiette réelle</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Plus simple que les droits à la retraite en cas de redressement sur une assiette forfaitaire, puisqu&rsquo;il sera tenu compte &#8211; et c&rsquo;est l&rsquo;évidence &#8211; de la totalité des cotisations versées.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, aux termes de l&rsquo;article R. 351-9 du Code de la sécurité sociale, depuis le 1er janvier 2014, la CNAV devra retenir autant de trimestres que le salaire annuel correspondant aux retenues subies par l&rsquo;assuré sur sa rémunération représente de fois le montant du SMIC en vigueur au 1er janvier de l&rsquo;année considérée calculé sur la base de 150 heures, avec un maximum de quatre trimestres par année civile.</p>
</div>

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		</item>
		<item>
		<title>Pour prétendre à une indemnité de travail dissimulé, le contrat de travail doit avoir été rompu</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Mar 2016 05:22:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[contrat de travail]]></category>
		<category><![CDATA[indemnité]]></category>
		<category><![CDATA[rupture]]></category>
		<category><![CDATA[travail dissimulé]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans une affaire récente, la Cour de cassation est venue censurer l&#8217;arrêt rendu par la Cour d&#8217;appel de Bordeaux qui avait alloué une indemnité pour travail dissimulé à un salarié dont le contrat de travail n&#8217;était pas rompu. En l&#8217;espèce, la Cour d&#8217;appel avait constaté qu&#8217;il était constant que toutes les heures de travail effectuées [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/06/justiceindependante.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-266" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/06/justiceindependante-300x204.jpg" alt="indemnité pour travail dissimulé" width="300" height="204" /></a>Dans une affaire récente, la Cour de cassation est venue censurer l&rsquo;arrêt rendu par la Cour d&rsquo;appel de Bordeaux qui avait alloué une indemnité pour travail dissimulé à un salarié dont le contrat de travail n&rsquo;était pas rompu.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, la Cour d&rsquo;appel avait constaté qu&rsquo;il était constant que toutes les heures de travail effectuées n&rsquo;ont pas été mentionnées en tant que telles au bulletin de salaire, notamment celles relatives au temps de trajet dépôt-chantier qui ont été rémunérées sous forme de prime, de sorte que ce manquement matériellement établi était intentionnel dès lors qu&rsquo;il était institutionnel, choisi, appliqué à tous les chauffeurs en permanence sur plusieurs années.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour rappel, l&rsquo;indemnité pour travail dissimulé correspond à un forfait, qui a la nature d&rsquo;une sanction civile, dont le montant est équivalant à six mois de salaire. <span id="more-840"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l&rsquo;article L. 8223-1 du Code du travail dispose que :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">En cas de rupture de la relation de travail, le salarié auquel un employeur a eu recours dans les conditions de l&rsquo;article L. 8221-3 ou en commettant les faits prévus à l&rsquo;article L. 8221-5 a droit à une indemnité forfaitaire égale à six mois de salaire.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Cependant, dans cette affaire, la Cour d&rsquo;appel a omis de vérifier si la relation de travail liant chacun des salariés concernés à la société avait été rompue.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, en application de l&rsquo;article L. 8223-1 précité, le versement d&rsquo;une indemnité pour travail dissimulé est subordonné à la rupture du contrat de travail. Tel n&rsquo;était pas le cas en l&rsquo;espèce.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>A retenir :</strong></span> pour prétendre au versement d&rsquo;une indemnité pour travail dissimulé, trois conditions doivent être réunies.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em>Tout d&rsquo;abord, il faut démontrer que l&rsquo;employeur a eu recours à un salarié dans les conditions de l&rsquo;article L. 8221-3, ou en commettant les faits prévus à l&rsquo;article L. 8221-5.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em>Ensuite, il faut démontrer que le comportement de l&rsquo;employeur était intentionnel.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em>Enfin, il faut que le contrat de travail ait été rompu.</em> </span></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong> Arrêt :</strong></span> Cass. soc. 2 mars 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000032159725&amp;fastReqId=719299384&amp;fastPos=1" target="_blank">14-15.611</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

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		</item>
		<item>
		<title>Faux auto-entrepreneur, Vrai salarié !</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2016 17:24:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[auto-entrepreneur]]></category>
		<category><![CDATA[cdi]]></category>
		<category><![CDATA[contrat de travail]]></category>
		<category><![CDATA[Inspection du travail]]></category>
		<category><![CDATA[requalification]]></category>
		<category><![CDATA[travail dissimulé]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec l&#8217;apparition du statut d&#8217;auto-entrepreneur, certains employeurs ont eu l&#8217;idée de proposer aux salariés de transformer leur relation salariale en une relation commerciale, abandonnant ainsi leur contrat de travail au profit du contrat d&#8217;auto-entrepreneur. Cette pratique est pourtant parfaitement illégale, et constitutive d&#8217;une infraction de travail dissimulé. Rappelons que l&#8217;existence d&#8217;un contrat de travail ne [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/01/logoautoentrepreneur.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-820" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/01/logoautoentrepreneur-300x178.jpg" alt="Logo auto-entrepreneur - travail dissimulé" width="300" height="178" /></a>Avec l&rsquo;apparition du statut d&rsquo;auto-entrepreneur, certains employeurs ont eu l&rsquo;idée de proposer aux salariés de transformer leur relation salariale en une relation commerciale, abandonnant ainsi leur contrat de travail au profit du contrat d&rsquo;auto-entrepreneur.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette pratique est pourtant parfaitement illégale, et constitutive d&rsquo;une infraction de travail dissimulé.</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons que l&rsquo;existence d&rsquo;un contrat de travail ne dépend ni de la volonté des parties, ni de la qualification donnée, mais des conditions de fait dans lesquelles s&rsquo;exerce l&rsquo;activité du travailleur.<span id="more-819"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Et, il est de jurisprudence constante que doit être considéré comme salarié celui qui, quelle que soit la qualification donnée au contrat, accomplit un travail pour un employeur dans un lien de subordination juridique permanent, lequel résulte du pouvoir de donner des ordres et des directives, d&rsquo;en contrôler l&rsquo;exécution et de sanctionner les manquements du travailleur.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une affaire récente, un employeur a été condamné par le Tribunal correctionnel pour travail dissimulé à la suite d&rsquo;une enquête réalisée par l&rsquo;Inspection du Travail.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l&rsquo;employeur avait recruté comme salariés puis avait poursuivi la relation contractuelle sous le statut d&rsquo;auto-entrepreneur en conservant exactement les mêmes fonctions assorties des mêmes modalités d&rsquo;exécution du travail fourni pour le compte de la société <em>(obligation de respecter l&rsquo;utilisation du listing des clients potentiels à démarcher ainsi qu&rsquo;une procédure commerciale précisément définie à l&rsquo;avance, les auto-entrepreneurs travaillaient exclusivement pour le compte de la société et dans le cadre d&rsquo;un contrat type commun à tous et selon des conditions imposées par cette dernière)</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;opération permettait notamment à l&rsquo;employeur de s&rsquo;exonérer des charges salariales de sorte, qu&rsquo;en l&rsquo;espèce, sur les deux contrats litigieux, il avait économisé la somme de 24 805 euros selon le procès-verbal de l&rsquo;inspection du travail.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>A retenir :</strong></span> le juge n&rsquo;est jamais tenu par la qualification donnée par les parties au contrat, de sorte que tout contrat (professionnel, commercial, etc&#8230;) peut être requalifié en contrat de travail dès lors qu&rsquo;il consiste à accomplir un travail pour un employeur dans un lien de subordination juridique permanent.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em>Un salarié de fait qui serait placé dans une telle situation peut solliciter la requalification de son contrat devant le Conseil de Prud&rsquo;hommes. </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em>En cas de contrôle de l&rsquo;Inspection du travail ou de l&rsquo;URSSAF, des poursuites peuvent également être engagées à l&rsquo;encontre de l&rsquo;employeur qui aurait recours au travail dissimulé.</em></span></p>
<hr />
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> cass. crim. 15 décembre 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000031658343&amp;fastReqId=800883031&amp;fastPos=1" target="_blank">14-85.638</a></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Maître Jean-Bernard BOUCHARD</strong> intervient régulièrement auprès de salariés pour obtenir la requalification de leur contrat <em>(auto-entrepreneur, prestataire de service, freelance, etc&#8230;)</em> en contrat de travail.</p>

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		</item>
		<item>
		<title>Condamnation pour travail dissimulé : mise à l&#8217;index des sociétés</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/condamnation-pour-travail-dissimule-mise-a-lindex-des-societes/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2015 11:57:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[DIRECCTE]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[Inspection du travail]]></category>
		<category><![CDATA[liste noire]]></category>
		<category><![CDATA[travail dissimulé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bouchard-avocat.fr/?p=763</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;article 8 de la loi n° 2014-790 du 10 juillet 2014 visant à lutter contre la concurrence sociale déloyale a prévu une peine complémentaire pour les entreprises qui auraient recours au travail dissimulé : la juridiction peut ordonner l&#8217;affichage ou la diffusion de la décision prononcée, dans les conditions prévues à l&#8217;article 131-35 du code [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;article 8 de la loi n° 2014-790 du 10 juillet 2014 visant à lutter contre la concurrence sociale déloyale a prévu une peine complémentaire pour les entreprises qui auraient recours au travail dissimulé :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">la juridiction peut ordonner l&rsquo;affichage ou la diffusion de la décision prononcée, dans les conditions prévues à l&rsquo;article 131-35 du code pénal. Lorsqu&rsquo;une amende est prononcée, la juridiction peut ordonner que cette diffusion soit opérée, <span style="text-decoration: underline;"><strong>pour une durée maximale de deux ans</strong></span>, par <strong><span style="text-decoration: underline;">les services du ministre chargé du travail sur un site internet dédié</span></strong>, dans des conditions prévues par décret en Conseil d&rsquo;Etat pris après avis de la Commission nationale de l&rsquo;informatique et des libertés.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Les conditions d&rsquo;application de cette peine complémentaire ont été fixées le 21 octobre 2015, par décret n° 2015-1327 relatif à la diffusion sur un site internet de condamnations prononcées pour travail illégal.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, lorsque la juridiction qui a prononcé une amende a ordonné la diffusion de sa décision, cette diffusion est assurée par les services du ministre chargé du travail sur une partie du site internet de ce ministère, dédiée à la diffusion des décisions pénales prononcées en matière d&rsquo;infractions de travail illégal. Cette rubrique est consultable librement et gratuitement par toute personne.<span id="more-763"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Quelles sont les conditions de diffusion de ces décisions ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Tout d&rsquo;abord, seule une décision du juge pénal peut prononcer cette peine complémentaire en plus d&rsquo;une condamnation principale au versement d&rsquo;une amende. Cette précision est importante car, en faisant référence à la notion de juge pénal &#8211; par le biais d&rsquo;une peine principale sous forme d&rsquo;amende -, les juridictions prud’homales se trouvent exclues de ce dispositif.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, le juge doit fixer la durée maximale de cette diffusion, étant précisé que la durée ne pourra excéder deux années. Le nouvel article R. 8211-4 du Code du travail prévoit que la peine complémentaire de diffusion <span style="text-decoration: underline;">prend effet à compter de la date de la mise en ligne de la décision pénale</span> sur la partie dédiée du site internet du ministère chargé du travail, pour la durée fixée par cette décision</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, pour garantir les droits des personnes et satisfaire aux exigences de la CNIL, seules les décisions ayant un caractère définitif seront publiées sur le site internet, et interdiction est faite aux moteurs de recherche d’indexer les informations présentes sur le site. En d&rsquo;autres termes, il ne faut pas que la décision ordonnant la diffusion puisse faire l&rsquo;objet d&rsquo;un recours (un appel contre la décision par exemple). Dans les faits, lorsque la décision aura acquis un caractère définitif, il appartiendra au greffe de la juridiction de transmettre cette décision au ministère du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, si la décision n&rsquo;est pas définitive, mais que la juridiction qui l&rsquo;a prononcé a également ordonné l&rsquo;exécution provisoire,  les services du ministre chargé du travail procèdent sans délai à la mention sur la partie dédiée du site d&rsquo;un recours en appel ou en cassation le cas échéant.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, si les termes du dispositif de la décision diffusée sont confirmés ou modifiés par les juridictions supérieures, les services du ministre chargé du travail doivent procéder sans délai à la mise à jour de la partie dédiée du site internet.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Quelles sont les informations diffusées sur le site du Ministère du travail ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Pour les personnes physiques :</span></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li>Identité (nom, prénom (s), sexe, date et lieu de naissance) ;</li>
<li>SIREN ou SIRET ou, le cas échéant, numéro d&rsquo;immatriculation à un registre professionnel ou autre référence équivalente pour la personne établie à l&rsquo;étranger, ou à un organisme chargé du recouvrement des cotisations de sécurité sociale ;</li>
<li>Adresse professionnelle ;</li>
<li>Activité principale exercée (APE/ NAF) ;</li>
<li>Nature de l&rsquo;infraction mentionnée à l&rsquo;article R. 8211-2 ;</li>
<li>Date et dispositif de la décision ;</li>
<li>Date de mise en ligne ;</li>
<li>Durée de la diffusion et date de fin de la diffusion ;</li>
<li>Références de la juridiction et indication d&rsquo;un éventuel appel ou d&rsquo;un éventuel recours en cassation lorsque le juge du fond a ordonné l&rsquo;exécution provisoire du jugement ou de l&rsquo;arrêt en application respectivement des articles 471 et 512 du code de procédure pénale ;</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Pour les personnes morales :</span></p>
<ol>
<li style="text-align: justify;">Dénomination sociale, objet social ou statut ;</li>
<li style="text-align: justify;">Identité du représentant légal lorsque celui-ci est également condamné ;</li>
<li style="text-align: justify;">Numéro SIREN ou SIRET ou, le cas échéant, numéro d&rsquo;immatriculation à un registre professionnel, ou autre référence équivalente pour la personne établie à l&rsquo;étranger ;</li>
<li style="text-align: justify;">Adresse du siège social ;</li>
<li style="text-align: justify;">Activité principale exercée (APE/ NAF) ;</li>
<li style="text-align: justify;">Nature de l&rsquo;infraction mentionnée à l&rsquo;article R. 8211-2 ;</li>
<li style="text-align: justify;">Date et dispositif de la décision ;</li>
<li style="text-align: justify;">Date de mise en ligne ;</li>
<li style="text-align: justify;">Durée et date de fin de la diffusion ;</li>
<li style="text-align: justify;">Références de la juridiction.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>

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		</item>
		<item>
		<title>Compenser des heures supplémentaires avec des produits à prix réduits est une faute grave de l&#8217;employeur.</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2015 10:22:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[compensation]]></category>
		<category><![CDATA[heures supplémentaires]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[prise d'acte]]></category>
		<category><![CDATA[rappel de salaires]]></category>
		<category><![CDATA[rupture]]></category>
		<category><![CDATA[salaire]]></category>
		<category><![CDATA[travail dissimulé]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout travail mérite salaire&#8230; Certes. Mais comment l&#8217;employeur peut il rémunérer ce travail ? Dans une affaire récente, la Cour de cassation a été amenée à trancher sur la question de la validité &#8211; ou non &#8211; de la rémunération d&#8217;heures supplémentaires par l&#8217;intermédiaire de produits vendus à prix réduits aux salariés. En l&#8217;espèce, une [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_301" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/rupture_CDI_travail.jpg"><img class="size-medium wp-image-301" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/rupture_CDI_travail-300x300.jpg" alt="© Mimi Potter - Fotolia.com" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Mimi Potter &#8211; Fotolia.com</p></div>
<p style="text-align: justify;">Tout travail mérite salaire&#8230; Certes. Mais comment l&rsquo;employeur peut il rémunérer ce travail ?</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une affaire récente, la Cour de cassation a été amenée à trancher sur la question de la validité &#8211; ou non &#8211; de la rémunération d&rsquo;heures supplémentaires par l&rsquo;intermédiaire de produits vendus à prix réduits aux salariés.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, une salariée a été engagée au poste de vendeuse depuis 1998, au sein d&rsquo;un commerce de vente de fleurs. Après avoir été placée en arrêt maladie du 27 juillet au 14 août 2011, puis du 5 septembre au 24 novembre 2011, la salariée a pris acte de la rupture de son contrat de travail par lettre du 24 novembre 2011 et a saisi la juridiction prud&rsquo;homale.<span id="more-748"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons que lorsqu&rsquo;un salarié prend acte de la rupture de son contrat de travail en raison des faits qu&rsquo;il reproche à son employeur, cette rupture produit les effets soit d&rsquo;un licenciement sans cause réelle et sérieuse si les faits invoqués sont d&rsquo;une gravité suffisante pour la justifier, soit, dans le cas contraire, d&rsquo;une démission.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette affaire, la salariée reprochait notamment à l&rsquo;employeur de lui rémunérer une partie de ses heures supplémentaires par l&rsquo;intermédiaire d&rsquo;une compensation issue de la vente de produits à prix réduits.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;employeur produisait aux débats des tableaux pour la période litigieuse, qui avaient été remplis directement par la salariée,  indiquant le volume des heures supplémentaires réalisés, et au verso de presque tous les tableaux, apparaissaient des décomptes manuscrits relatifs à des fleurs, bouquets, pots ou terreau dont le prix était converti en heures de travail au tarif d&rsquo;heures supplémentaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, selon l&rsquo;employeur, les heures supplémentaires étaient rémunérées selon la majoration applicable, par l’intermédiaire d’une vente de produits à prix réduits.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour d&rsquo;appel, confirmée par la Cour de cassation, n&rsquo;a pas fait droit à l&rsquo;argument de l&rsquo;employeur et a rejeté la possibilité de compenser des heures supplémentaires avec un tel procédé.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, une telle compensation, systématique et non soumise à cotisation, est prohibée par l&rsquo;article L. 3251-1 du Code du travail, de sorte que le manquement de l&rsquo;employeur a rendu impossible le maintien du lien contractuel et la prise d&rsquo;acte de la rupture doit produire les effets d&rsquo;un licenciement sans cause réelle et sérieuse.</p>
<p>L&rsquo;article L. 3251-1 du Code du travail dispose que :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;employeur ne peut opérer une retenue de salaire pour compenser des sommes qui lui seraient dues par un salarié pour fournitures diverses, quelle qu&rsquo;en soit la nature.</p>
</blockquote>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. soc. 17 septembre 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000031192152&amp;fastReqId=1233938531&amp;fastPos=1" target="_blank">14-10.578</a></p>

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		</item>
		<item>
		<title>Le temps de déplacement entre le domicile d&#8217;un client et un autre est du temps de travail effectif</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Sep 2014 08:43:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Inspection du travail]]></category>
		<category><![CDATA[pauses]]></category>
		<category><![CDATA[temps de travail effectif]]></category>
		<category><![CDATA[travail dissimulé]]></category>

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		<description><![CDATA[La Chambre sociale de la Cour de cassation avait déjà tranché la question, le temps de trajet pour se rendre d&#8217;un lieu de travail à un autre lieu de travail constitue un temps de travail effectif (Cass. Soc. 12 janvier 2005, n°02-47.505). Dans une affaire récente, ce n&#8217;est pas la chambre sociale mais la chambre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/09/codedutravail.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-373" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/09/codedutravail-300x201.jpg" alt="code du travail &amp; temps de travail effectif" width="300" height="201" /></a>La Chambre sociale de la Cour de cassation avait déjà tranché la question, le temps de trajet pour se rendre d&rsquo;un lieu de travail à un autre lieu de travail constitue un temps de travail effectif <em>(Cass. Soc. 12 janvier 2005, n°0<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000007485262&amp;fastReqId=454698219&amp;fastPos=1" target="_blank">2-47.505</a>)</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une affaire récente, ce n&rsquo;est pas la chambre sociale mais la chambre criminelle de la Cour de cassation qui a été amenée à se prononcer sur la notion de temps de déplacement professionnel entre le domicile d’un client et celui d’un autre client, au cours d’une même journée.<span id="more-372"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Sans surprise, la chambre criminelle a adopté la même position que la chambre sociale de la Cour de cassation.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, après un contrôle effectué le 3 novembre 2010 par les services de l&rsquo;inspection du travail au sein de la société Domidom services, spécialisée dans l&rsquo;aide à domicile des personnes âgées dépendantes ou handicapées,il est apparu, au vu des bulletins de paie et des plannings des auxiliaires de vie ou aides à domicile, que les temps de déplacement passés par ces salariés pour se rendre du domicile d&rsquo;un client à un autre au cours d&rsquo;une même journée de travail n&rsquo;étaient pas pris en compte dans le calcul de leur salaire.</p>
<p style="text-align: justify;">La société et son gérant ont alors été poursuivis devant le tribunal correctionnel de Paris du chef de travail dissimulé.</p>
<p style="text-align: justify;">La société Domidom services et son gérant ont d&rsquo;abord été renvoyés des fins de la poursuite par le tribunal correctionnel, mais le ministère public a relevé appel de cette décision.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour d&rsquo;appel de Paris a, en revanche, déclaré les prévenus coupables de travail dissimulé, estimant que l&rsquo;élément moral était constitué par  le refus persistant des prévenus de se soumettre à la législation en vigueur malgré deux rappels de l&rsquo;administration.</p>
<p style="text-align: justify;">La Chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté le pourvoi des prévenus, estimant que le temps de déplacement professionnel entre le domicile d&rsquo;un client et celui d&rsquo;un autre client, au cours d&rsquo;une même journée, constitue un temps de travail effectif et non un temps de pause, dès lors que les salariés ne sont pas soustraits, au cours de ces trajets, à l&rsquo;autorité du chef d&rsquo;entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">En d&rsquo;autres termes, le temps de déplacement entre le domicile d&rsquo;un client et un autre est du temps de travail effectif, qui doit à ce titre être rémunéré par l&rsquo;employeur.</p>
<p><em>Arrêt : Cass. crim. 2 septembre 2014, n°13-80.665</em></p>

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