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	<title>Jean-Bernard BOUCHARD &#187; transaction</title>
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	<description>Avocat au Barreau de Paris</description>
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		<title>La transaction fait obstacle à l&#8217;action en justice</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Nov 2014 10:56:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[accord transactionnel]]></category>
		<category><![CDATA[conseil de prud'hommes]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[transaction]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, un salarié a été engagé le 2 novembre 1995 par la société Le Joint français, puis a été licencié le 17 décembre 2007 pour faute grave.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 20 septembre 2007, la société LE JOINT FRANÇAIS a accepté de verser au salarié «<em> à titre d&rsquo;indemnité transactionnelle, forfaitaire et définitive la somme nette de 35.000 euros constitutive de dommages-intérêts en réparation du préjudice autre que la perte de salaire que l&rsquo;intéressé prétend subir du fait de la rupture de son contrat de travail »</em>.<span id="more-485"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié estimait alors qu&rsquo;il avait donc été expressément exclue de l&rsquo;indemnité transactionnelle, la question de la perte de salaire résultant de son licenciement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, le salarié a saisi la juridiction prud&rsquo;homale de demandes en paiement de sommes à titre de dommages et intérêts pour perte de salaire, droits à la retraite et d&rsquo;indemnité compensatrice de préavis.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié est débouté par la Cour d&rsquo;appel de Paris, estimant que la transaction signées par les parties faisait obstacle à l&rsquo;action prud’homale du salarié.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce dernier forme alors un pourvoi en cassation.</p>
<p style="text-align: justify;">La Chambre sociale de la Cour de cassation ne fait pas droit aux arguments du salarié, estimant qu&rsquo;aux termes de la transaction le salarié a déclaré n&rsquo;avoir plus rien à réclamer à l&rsquo;employeur à <em>« quelque titre que ce soit et pour quelque cause que ce soit, tant en raison de l&rsquo;exécution que de la rupture du contrat de travail »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, selon la Haute juridiction, le salarié ne pouvait pas prétendre au paiement de sommes à titre de dommages et intérêts pour perte de salaires et d&rsquo;une indemnité compensatrice de préavis.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, il est de jurisprudence constante qu&rsquo;une transaction conclue après la rupture du contrat de travail, met fin au litige relatif à ce contrat, y compris concernant des éléments qui n’y sont pas expressément inclus, dès lors qu&rsquo;elle visait toute créance relative à l&rsquo;exécution du contrat de travail (Cass. Soc. 28 septembre 2005, n°03-43.052)</p>
<p><em><strong>Arrêt :</strong> Cass. Soc., 5 novembre 2014, n° <a href="http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000029741690&amp;fastReqId=1271787602&amp;fastPos=1" target="_blank">13-18.984</a></em></p>

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