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	<title>Jean-Bernard BOUCHARD &#187; temps de travail effectif</title>
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	<description>Avocat au Barreau de Paris</description>
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		<title>habillage et déshabillage des salariés&#8230; attention au fondement juridique</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jun 2016 06:46:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Code du travail]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;article L. 3121-3 du Code du travail, ne doit servir de fondement que pour l&#8217;indemnisation (contrepartie financière ou temps de repos complémentaire) du temps d&#8217;habillage et de déshabillage des salariés, dans l&#8217;entreprise, lorsque le port d&#8217;une tenue de travail est imposé par des dispositions légales, par des stipulations conventionnelles, le règlement intérieur ou le contrat [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/horaires.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-338" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/horaires-300x197.jpg" alt="temps d'habillage et de déshabillage des salariés" width="300" height="197" /></a>L&rsquo;article L. 3121-3 du Code du travail, ne doit servir de fondement que pour l&rsquo;indemnisation<em> (contrepartie financière ou temps de repos complémentaire)</em> du temps d&rsquo;habillage et de déshabillage des salariés, dans l&rsquo;entreprise, lorsque le port d&rsquo;une tenue de travail est imposé par des dispositions légales, par des stipulations conventionnelles, le règlement intérieur ou le contrat de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, l&rsquo;employeur ne peut être condamné sur ce même fondement pour indemniser à la fois les temps passés dans les vestiaires pour enlever et mettre les vêtements imposés, mais également les temps de communication d&rsquo;information qui sont utiles à la bonne marche de l&rsquo;entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, dans une affaire récente, un salarié a saisi la juridiction prud&rsquo;homale d&rsquo;une demande tendant à obtenir une contrepartie aux temps d&rsquo;habillage et de déshabillage correspondant à vingt minutes par jour travaillé.<span id="more-864"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Selon la Cour d&rsquo;appel de Metz, dans cette affaire <em>&nbsp;&raquo; les temps passés dans les vestiaires ne servent pas seulement à enlever et mettre des vêtements mais sont aussi des temps de communication d&rsquo;informations qui sont utiles à la bonne marche de l&rsquo;entreprise&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour de cassation censure cette décision.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, en prenant en compte des temps consacrés à des tâches, autres que l&rsquo;habillage ou le déshabillage, la Cour d&rsquo;appel a violé l&rsquo;article L. 3121-3 du Code du travail.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">Arrêt :</span> Cass. soc. 25 mai 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000032604778&amp;fastReqId=1438102700&amp;fastPos=1" target="_blank">14-22.242</a></em></p>

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		</item>
		<item>
		<title>Précisions sur l&#8217;astreinte : un salarié joignable à tout moment doit être considéré comme étant en période d&#8217;astreinte</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/precisions-sur-lastreinte-un-salarie-joignable-a-tout-moment-doit-etre-considere-comme-etant-en-periode-dastreinte/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Mar 2016 06:05:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[astreinte]]></category>
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		<description><![CDATA[Aux termes de l&#8217;article L.3121-5 du Code du travail, une période d&#8217;astreinte s&#8217;entend comme une période pendant laquelle le salarié, sans être à la disposition permanente et immédiate de l&#8217;employeur, a l&#8217;obligation de demeurer à son domicile ou à proximité afin d&#8217;être en mesure d&#8217;intervenir pour accomplir un travail au service de l&#8217;entreprise. Dans une [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/03/telephoneavocat.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-846" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/03/telephoneavocat-300x225.jpg" alt="astreinte téléphone urgent employeur" width="300" height="225" /></a>Aux termes de l&rsquo;article L.3121-5 du Code du travail, une période d&rsquo;astreinte s&rsquo;entend comme une période pendant laquelle le salarié, sans être à la disposition permanente et immédiate de l&rsquo;employeur, a l&rsquo;obligation de demeurer à son domicile ou à proximité afin d&rsquo;être en mesure d&rsquo;intervenir pour accomplir un travail au service de l&rsquo;entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une affaire récente, la chambre sociale de la Cour de cassation a eu l&rsquo;occasion de se prononcer sur la notion d&rsquo;astreinte pour un salarié qui devait être joignable à tout moment, en dehors de ses heures habituelles de travail. <span id="more-844"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, un salarié a été recruté en qualité de responsable d&rsquo;une agence,et aux termes d&rsquo;une note de service, l&rsquo;employeur avait mis en place une « procédure d&rsquo;appels urgents service client » permettant alors aux téléopérateurs du service client, dans le cadre d&rsquo;appels de clients dits « urgents » et dont la typologie était définie, de contacter, en dehors des heures d&rsquo;ouverture de l&rsquo;agence, trois personnes par agence dont, en premier, le responsable d&rsquo;agence. Ce dernier faisait alors valoir qu&rsquo;il se trouvait de fait en période d&rsquo;astreinte, et sollicitait une indemnisation de ces astreintes sur la base des dispositions prévues par l&rsquo;accord de branche.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;employeur soutenait en revanche que le salarié n&rsquo;était pas exclusivement concerné, qu&rsquo;il n&rsquo;était pas établi qu&rsquo;il aurait été contacté en dehors du travail ni qu&rsquo;il aurait dû se rendre à l&rsquo;agence en dehors des heures d&rsquo;ouverture et au-delà de ce qui est mentionné sur ses bulletins de paie.</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, la Cour de cassation &#8211; comme la Cour d&rsquo;appel &#8211; n&rsquo;ont pas fait droit à l&rsquo;argumentation de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la Haute juridiction considère que le salarié était tenu durant les périodes litigieuses de pouvoir être joint téléphoniquement en vue de répondre à un appel de l&rsquo;employeur pour effectuer un travail urgent au service de l&rsquo;entreprise, de sorte que ces périodes litigieuses constituaient bien des périodes d&rsquo;astreintes au sens de l&rsquo;article L. 3121-5 du Code du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">S&rsquo;agissant de l&rsquo;indemnisation, il convient de distinguer deux périodes :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">les périodes d&rsquo;astreintes, hors intervention, ne correspondent pas à du temps de travail effectif, donnent lieu à une compensation financière.</li>
<li style="text-align: justify;">la durée de l&rsquo;intervention doit être considérée comme un temps de travail effectif.</li>
</ul>
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. soc. 2 mars 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000032160040&amp;fastReqId=1629051804&amp;fastPos=1" target="_blank">14-14.919</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

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		</item>
		<item>
		<title>Déplacement et temps de travail au sens du Droit de l&#8217;Union européenne</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/deplacement-et-temps-de-travail-au-sens-du-droit-de-lunion-europeenne/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2015 12:50:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[domicile/travail]]></category>
		<category><![CDATA[salaire]]></category>
		<category><![CDATA[temps de travail]]></category>
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		<category><![CDATA[trajet]]></category>

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		<description><![CDATA[Afin d&#8217;harmoniser l&#8217;interprétation du Droit de l&#8217;Union européenne, les Tribunaux des pays membres peuvent &#8211; dans le cadre d&#8217;une instance en cours &#8211; solliciter auprès de la Cours de Justice de l&#8217;Union européenne (CJUE) l&#8217;interprétation des actes pris par les institutions de l&#8217;Union (cf. article 267 du Traité sur le fonctionnement de l&#8217;Union européenne). C&#8217;est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/09/drapeau-europeen.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-733" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/09/drapeau-europeen-300x224.jpg" alt="drapeau europeen" width="300" height="224" /></a>Afin d&rsquo;harmoniser l&rsquo;interprétation du Droit de l&rsquo;Union européenne, les Tribunaux des pays membres peuvent &#8211; dans le cadre d&rsquo;une instance en cours &#8211; solliciter auprès de la Cours de Justice de l&rsquo;Union européenne (CJUE) l&rsquo;interprétation des actes pris par les institutions de l&rsquo;Union (cf. article 267 du Traité sur le fonctionnement de l&rsquo;Union européenne).</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est dans ce contexte qu&rsquo;un Tribunal espagnol a sollicité auprès de la CJUE l&rsquo;interprétation de l&rsquo;article 2, point 1 de la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil, du 4 novembre 2003, concernant certains aspects de l&rsquo;aménagement du temps de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet article dispose que :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Aux fins de la présente directive, on entend par:<br />
1. ‘temps de travail’: toute période durant laquelle le travailleur est au travail, à la disposition de l’employeur et dans l’exercice de son activité ou de ses fonctions, conformément aux législations et/ou pratiques nationales;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-731"></span>En l&rsquo;espèce, pour exercer leurs fonctions, des travailleurs disposaient chacun d’un téléphone portable qui leur permettait de communiquer à distance avec le bureau central situé à Madrid. Une application installée dans leur téléphone permettait à ces travailleurs de recevoir quotidiennement, la veille de leur journée de travail, une feuille de route répertoriant les différents sites qu’ils devront visiter au cours de cette journée, à l’intérieur de leur zone territoriale, ainsi que les horaires des rendez-vous avec les clients. À l’aide d’une autre application, lesdits travailleurs relevaient les données relatives aux interventions effectuées et les transmettaient à l&rsquo;employeur, aux fins d’enregistrer les incidents rencontrés et les opérations effectuées.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, l&rsquo;employeur <span id="pagePrincipale"> ne décomptait pas, comme faisant partie du temps de travail, le temps de déplacement domicile-clients, considérant ainsi qu’il s’agit de temps de repos. </span></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi la juridiction espagnole soulevait la question suivante auprès de la CJUE : L’article 2 de la directive 2003/98 doit-il être interprété en ce sens que, [lorsqu’un travailleur] qui n’a pas un lieu de travail fixe, mais doit se déplacer chaque jour de son domicile au siège d’un client de l’entreprise différent chaque jour et rentrer chez lui depuis le siège d’un autre client différent lui aussi (selon un itinéraire ou une liste que l’entreprise lui communique la veille) dans les limites d’une zone géographique plus ou moins grande dans les conditions du litige au principal, [le temps que ce travailleur] consacre à se déplacer en début et en fin de journée de travail doit être considéré comme du ‘temps de travail’, au sens de la définition qu’en donne l’article 2 de la directive ou, au contraire, doit-il être considéré comme une ‘période de repos’ ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la Cour de justice de l&rsquo;Union européenne, l&rsquo;article 2, point 1, de la directive 2003/88 doit être interprété en ce sens : lorsque les travailleurs n&rsquo;ont pas de lieu de travail fixe ou habituel, le temps de déplacement de ces travailleurs &#8211; consacré aux déplacements quotidiens entre leur domicile et les sites du premier et du dernier clients désignés par leur employeur &#8211; doit être considéré comme étant du temps de travail !</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons que cette interprétation est également applicable en France.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong> A retenir :</strong></span> dès lors <span style="color: #ff0000;"><em>que le salarié ne dispose pas d&rsquo;un lieu de travail fixe ou habituel</em></span>, l&rsquo;employeur doit considérer comme relevant du temps de travail effectif &#8211; et donc le rémunérer en conséquence &#8211; le temps de déplacement entre le domicile du salarié et les sites du premier et dernier client désigné par son employeur.</em></span></p>
<hr />
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> CJUE, 10 septembre 2015, n° <a href="http://curia.europa.eu/juris/liste.jsf?language=fr&amp;jur=C,T,F&amp;num=C-266/14&amp;td=ALL" target="_blank">C-266/14</a></em></p>

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		</item>
		<item>
		<title>La preuve du respect des temps de pause incombe à l&#8217;employeur.</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/la-preuve-du-respect-des-temps-de-pause-incombe-a-lemployeur/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2015 15:58:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
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		<description><![CDATA[Aux termes des deux premiers alinéas de l&#8217;article L. 3171-4 du Code du travail, il est prévu qu&#8217;en cas de litige relatif à l&#8217;existence ou au nombre d&#8217;heures de travail accomplies, l&#8217;employeur fournit au juge les éléments de nature à justifier les horaires effectivement réalisés par le salarié. Et, au vu de ces éléments et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/horaires.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-338" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/horaires-300x197.jpg" alt="la preuve du respect des temps de pause incombe à l'employeur" width="300" height="197" /></a>Aux termes des deux premiers alinéas de l&rsquo;article L. 3171-4 du Code du travail, il est prévu qu&rsquo;en cas de litige relatif à l&rsquo;existence ou au nombre d&rsquo;heures de travail accomplies, l&rsquo;employeur fournit au juge les éléments de nature à justifier les horaires effectivement réalisés par le salarié. Et, au vu de ces éléments et de ceux fournis par le salarié à l&rsquo;appui de sa demande, le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d&rsquo;instruction qu&rsquo;il estime utiles.</p>
<p style="text-align: justify;">Il résulte donc de ce texte que la charge de la preuve en matière de durée du travail ne repose sur aucune des parties, et le juge se prononce au vu des éléments versés aux débats par chacune d’entre elles.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une affaire récente, la Haute juridiction a été interrogée sur la question de la charge de la preuve non pas en matière de durée du travail, mais en matière de respect des temps de pause. <span id="more-704"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, selon l&rsquo;article L.3121-33 du Code du travail, sauf disposition conventionnelle plus favorable, dès que le temps de travail quotidien atteint six heures, le salarié bénéficie d&rsquo;un temps de pause d&rsquo;une durée minimale de vingt minutes.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, en l&rsquo;espèce, une salariée a saisi la juridiction prud&rsquo;homale d&rsquo;une demande de rappel de salaire au titre des temps de pause, qu&rsquo;elle précisait ne pas avoir pris.</p>
<p style="text-align: justify;">Les juges du fond ont débouté la salariée de sa demande au motif que face à la contestation de l&rsquo;employeur qui soutenait qu&rsquo;elle bénéficiait bien de cette pause, l&rsquo;intéressée n&rsquo;apportait aucun élément pouvant établir ce grief.</p>
<p style="text-align: justify;">En d&rsquo;autres termes, les juges du fond estimaient qu&rsquo;il devait y avoir  un partage de la preuve en matière de temps de pause, comme en matière de durée du travail et, qu&rsquo;en l&rsquo;espèce, la salariée ne démontrait pas qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas bénéficié des temps de pause dont elle sollicitait un rappel de salaire.</p>
<p style="text-align: justify;">La salariée a formé un pourvoi en cassation.</p>
<p style="text-align: justify;">La chambre sociale de la Cour de cassation n&rsquo;a pas suivi le raisonnement de la Cour d&rsquo;appel, et a cassé l&rsquo;arrêt rendu, considérant que la preuve du respect des temps de pause incombe à l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, la Cour de cassation rappelle dans cet arrêt que le partage de la preuve n&rsquo;est pas applicable en matière du respect du temps de pause, de sorte qu&rsquo;il incombe exclusivement à l&rsquo;employeur de démontrer le respect de ces temps de pause par les salariés.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. Soc. 18 juin 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000030762715&amp;fastReqId=1420938648&amp;fastPos=1" target="_blank">13-26.503</a></em></p>

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		</item>
		<item>
		<title>La modification du temps de travail, même partiel, nécessite l&#8217;accord du salarié.</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/la-modification-du-temps-de-travail-meme-partiel-necessite-laccord-du-salarie/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2014 16:31:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[conseil de prud'hommes]]></category>
		<category><![CDATA[heures complémentaires]]></category>
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		<category><![CDATA[rappel de salaires]]></category>
		<category><![CDATA[temps de travail effectif]]></category>
		<category><![CDATA[temps partiel]]></category>

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		<description><![CDATA[Une salariée a été engagée le 16 octobre 2000, par contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel, par la société Akor conseil, en qualité de formatrice en français. Lors de l’exécution du contrat de travail, l&#8217;employeur a unilatéralement réduit la durée du travail convenue et modifié sa répartition entre les jours de la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/08/heurescomplementaires.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-345" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/08/heurescomplementaires-300x273.jpg" alt="Heures complémentaires" width="300" height="273" /></a>Une salariée a été engagée le 16 octobre 2000, par contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel, par la société Akor conseil, en qualité de formatrice en français.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de l’exécution du contrat de travail, l&rsquo;employeur a unilatéralement réduit la durée du travail convenue et modifié sa répartition entre les jours de la semaine ou les semaine du mois, en modifiant les jours de disponibilités qui permettaient à la salariée d&rsquo;exercer une autre activité.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, la salariée a constaté que cette modification unilatérale de l&rsquo;employeur, avait eu pour conséquence de lui faire perdre un contingent de 268 heures pour l&rsquo;année scolaire 2004-2005 et de 340 heures pour l&rsquo;année 2005-2006, soit un total de 608 heures.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ces conditions, le 20 juillet 2006, la salariée a saisi la juridiction prud&rsquo;homale notamment d&rsquo;une demande en paiement de rappels de salaire et pris acte de la rupture de son contrat de travail.<span id="more-512"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un premier temps, la Cour d&rsquo;appel a fait droit aux arguments de l&rsquo;employeur, et débouté la salariée de sa demande en paiement de rappels de salaires, au motif qu&rsquo;aucune disposition légale ou jurisprudentielle, hormis le cas d&rsquo;une demande de requalification d&rsquo;un contrat de travail à temps partiel en temps complet, ne permet l&rsquo;octroi de rappel de salaires correspondant à des heures non effectivement travaillées.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour de cassation n&rsquo;a pas suivi l&rsquo;argumentation des juges d&rsquo;appel, rappelant que l&rsquo;employeur est tenu de payer au salarié la rémunération correspondant au temps de travail convenu.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, en l&rsquo;espèce, en modifiant unilatéralement la durée de travail, l&rsquo;employeur avait manqué à son obligation de fournir à la salariée la prestation de travail convenue et de verser la rémunération correspondante.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><em><strong>A retenir :</strong> la durée du travail qui est mentionnée dans le contrat de travail constitue un élément de ce contrat.</em></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><em>Pour modifier cette durée, l’employeur doit recueillir l’accord du salarié.</em></span></p>
<hr />
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. Soc. 27 novembre 2014, n°<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000029821041&amp;fastReqId=253310401&amp;fastPos=1" target="_blank">13-22.121</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

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		<item>
		<title>Pour les conducteurs de bus, le trajet domicile/travail est du temps de travail</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Oct 2014 08:59:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Chauffeur]]></category>
		<category><![CDATA[convention collective]]></category>
		<category><![CDATA[heures supplémentaires]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[temps de travail effectif]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon les dispositions de l&#8217;article L. 3121-1 du Code du travail, la durée du travail effectif est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l&#8217;employeur et se conforme à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles. Il résulte de cette règle que &#8211; sauf disposition particulière plus favorable [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Selon les dispositions de l&rsquo;article L. 3121-1 du Code du travail, <strong>la durée du travail effectif</strong> est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l&rsquo;employeur et se conforme à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Il résulte de cette règle que &#8211; sauf disposition particulière plus favorable &#8211; le temps de trajet entre le domicile et le lieu de travail ne doit pas être comptabilisé comme étant du temps de travail effectif, exception faite du temps de trajet qui excède le temps nécessaire à un travailleur pour se rendre de son domicile à son lieu de travail habituel.<span id="more-434"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/10/bus.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-438" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/10/bus-300x218.jpg" alt="bus" width="300" height="218" /></a>Or, dans un arrêt du 24 septembre 2014, la Chambre sociale de la Cour de cassation est venue apporter des précisions concernant le calcul du temps de travail effectif des chauffeurs de bus.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, un salarié a été engagé en qualité de <span style="text-decoration: underline;">chauffeur</span> à compter du 22 décembre 1999 par la société Logiscev, puis a démissionné de son poste le 29 septembre 2008.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié a saisi la juridiction prud&rsquo;homale pour obtenir notamment le paiement de diverses sommes au titre de l&rsquo;exécution et de la rupture du contrat de travail, et plus particulièrement le paiement d&rsquo;heures supplémentaires en considérant dans ce calcul que le temps de trajet entre le domicile et le lieu de travail est un temps de travail effectif.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour d&rsquo;appel fait droit à la demande du salarié, confirmée par la Chambre sociale de la Cour de cassation devant laquelle l&rsquo;employeur avait formé un pourvoi.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la Cour relève que l&rsquo;employeur avait autorisé le salarié à effectuer les trajets entre son domicile et le lieu de démarrage et de fin de tournée avec son bus et de le conserver à proximité en stationnement.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, comme le rappelle la Cour, l&rsquo;article 2 du décret n° 2003-1242 du 22 décembre 2003 (modifié le 7 avril 2006) prévoit que la durée du travail effectif est égale à l&rsquo;amplitude de la journée de travail diminuée de la durée totale des coupures et du temps consacré aux repas, à l&rsquo;habillage et au casse-croûte.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, selon l&rsquo;article 4 de l&rsquo;accord collectif du 18 avril 2002 attaché à la convention collective des transports routiers et activités auxiliaires du 21 décembre 1950<strong> le temps de travail effectif comprend les temps de conduite</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, selon l&rsquo;article 17 de l&rsquo;annexe I à cette convention collective, lorsqu&rsquo;il est parvenu en bout de ligne, le conducteur, <span style="text-decoration: underline;">sous réserve d&rsquo;un accord avec l&rsquo;employeur</span>, peut rejoindre son domicile avec l&rsquo;autocar pendant une interruption de son service, le temps consacré au trajet pour rejoindre son domicile est décompté en temps de travail effectif.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, l&rsquo;employeur ayant autorisé le salarié à effectuer les trajets entre son domicile et le lieu de démarrage et de fin de tournée avec son bus et de le conserver à proximité en stationnement, il en résulte que ce temps de conduite constitue un temps de travail effectif, et doit alors être rémunéré.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Arrêt :</strong> Cass. Soc. 24 septembre 2014, n°<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000029510459&amp;fastReqId=989870024&amp;fastPos=1" target="_blank">12-28.459</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Le temps de déplacement entre le domicile d&#8217;un client et un autre est du temps de travail effectif</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Sep 2014 08:43:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Inspection du travail]]></category>
		<category><![CDATA[pauses]]></category>
		<category><![CDATA[temps de travail effectif]]></category>
		<category><![CDATA[travail dissimulé]]></category>

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		<description><![CDATA[La Chambre sociale de la Cour de cassation avait déjà tranché la question, le temps de trajet pour se rendre d&#8217;un lieu de travail à un autre lieu de travail constitue un temps de travail effectif (Cass. Soc. 12 janvier 2005, n°02-47.505). Dans une affaire récente, ce n&#8217;est pas la chambre sociale mais la chambre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/09/codedutravail.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-373" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/09/codedutravail-300x201.jpg" alt="code du travail &amp; temps de travail effectif" width="300" height="201" /></a>La Chambre sociale de la Cour de cassation avait déjà tranché la question, le temps de trajet pour se rendre d&rsquo;un lieu de travail à un autre lieu de travail constitue un temps de travail effectif <em>(Cass. Soc. 12 janvier 2005, n°0<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000007485262&amp;fastReqId=454698219&amp;fastPos=1" target="_blank">2-47.505</a>)</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une affaire récente, ce n&rsquo;est pas la chambre sociale mais la chambre criminelle de la Cour de cassation qui a été amenée à se prononcer sur la notion de temps de déplacement professionnel entre le domicile d’un client et celui d’un autre client, au cours d’une même journée.<span id="more-372"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Sans surprise, la chambre criminelle a adopté la même position que la chambre sociale de la Cour de cassation.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, après un contrôle effectué le 3 novembre 2010 par les services de l&rsquo;inspection du travail au sein de la société Domidom services, spécialisée dans l&rsquo;aide à domicile des personnes âgées dépendantes ou handicapées,il est apparu, au vu des bulletins de paie et des plannings des auxiliaires de vie ou aides à domicile, que les temps de déplacement passés par ces salariés pour se rendre du domicile d&rsquo;un client à un autre au cours d&rsquo;une même journée de travail n&rsquo;étaient pas pris en compte dans le calcul de leur salaire.</p>
<p style="text-align: justify;">La société et son gérant ont alors été poursuivis devant le tribunal correctionnel de Paris du chef de travail dissimulé.</p>
<p style="text-align: justify;">La société Domidom services et son gérant ont d&rsquo;abord été renvoyés des fins de la poursuite par le tribunal correctionnel, mais le ministère public a relevé appel de cette décision.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour d&rsquo;appel de Paris a, en revanche, déclaré les prévenus coupables de travail dissimulé, estimant que l&rsquo;élément moral était constitué par  le refus persistant des prévenus de se soumettre à la législation en vigueur malgré deux rappels de l&rsquo;administration.</p>
<p style="text-align: justify;">La Chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté le pourvoi des prévenus, estimant que le temps de déplacement professionnel entre le domicile d&rsquo;un client et celui d&rsquo;un autre client, au cours d&rsquo;une même journée, constitue un temps de travail effectif et non un temps de pause, dès lors que les salariés ne sont pas soustraits, au cours de ces trajets, à l&rsquo;autorité du chef d&rsquo;entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">En d&rsquo;autres termes, le temps de déplacement entre le domicile d&rsquo;un client et un autre est du temps de travail effectif, qui doit à ce titre être rémunéré par l&rsquo;employeur.</p>
<p><em>Arrêt : Cass. crim. 2 septembre 2014, n°13-80.665</em></p>

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