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	<title>Jean-Bernard BOUCHARD &#187; sanction pécuniaire</title>
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	<description>Avocat au Barreau de Paris</description>
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		<title>La prime de non-accident des chauffeurs de bus est une sanction pécuniaire illicite</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Mar 2015 07:20:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Sanction disciplinaire]]></category>
		<category><![CDATA[sanction illicite]]></category>
		<category><![CDATA[sanction pécuniaire]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Selon l&rsquo;article L.1331-2 du Code du travail, les amendes ou autres sanctions pécuniaires sont interdites.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire, une société de transports a conclu le 9 mars 2007 un accord prévoyant que si le salarié est responsable d&rsquo;un accident à 50 % , il ne percevra pas de prime de non-accident, dite PNA, pour le mois en cours, que s&rsquo;il est responsable d&rsquo;un accident à 100 %, il ne percevra pas de prime PNA pendant deux mois et que s&rsquo;il est responsable de deux accidents le même mois, il ne percevra pas cette prime durant trois mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 11 mars 2009, l&rsquo;un des salariés de cette entreprise a eu un accident de la circulation, et la société a procédé à la suppression durant deux mois de la prime PNA de 60 euros .<span id="more-605"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié a alors saisi les juridictions prud&rsquo;homales, estimant que cette suppression de prime devait s&rsquo;analyser comme une sanction pécuniaire, ce qui est parfaitement illicite.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;employeur s&rsquo;estimait quant à lui dans son bon droit, puisque selon lui ne constitue pas une sanction pécuniaire prohibée la suppression temporaire d&rsquo;une prime qui n&rsquo;est pas décidée dans le cadre du pouvoir disciplinaire de l&rsquo;employeur et, la suppression d&rsquo;une prime dont l&rsquo;octroi est subordonné à un paramètre objectif, lorsque ce paramètre n&rsquo;est pas rempli, ne constitue pas une sanction pécuniaire prohibée, mais la simple mise en œuvre des critères d&rsquo;attribution de la prime.</p>
<p style="text-align: justify;">Tant la Cour d&rsquo;appel que la Cour de cassation n&rsquo;ont pas suivi l&rsquo;argumentation de l&rsquo;employeur, estimant que la suppression d&rsquo;une prime en raison de faits considérés comme fautifs par l&rsquo;employeur constitue une sanction pécuniaire illicite.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, tel est le cas de la suppression de la PNA en cas d&rsquo;accident de la circulation dont la responsabilité est imputée au salarié.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la prime litigieuse n&rsquo;était supprimée que dans les cas où le salarié était reconnu responsable au moins pour moitié d&rsquo;un accident de la circulation, de sorte que cette prime constituait bien une sanction pécuniaire prohibée par l&rsquo;article L. 1331-2 du code du travail.</p>
<p><em><strong>Arrêt :</strong> Cass. Soc. 4 mars 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000030329290&amp;fastReqId=798272480&amp;fastPos=1" target="_blank">13-23.857</a></em></p>

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