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	<title>Jean-Bernard BOUCHARD &#187; primes</title>
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	<description>Avocat au Barreau de Paris</description>
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		<title>Un accord collectif d&#8217;entreprise annulé est réputé n&#8217;avoir jamais existé</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Jan 2015 07:42:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[accord collectif]]></category>
		<category><![CDATA[conseil de prud'hommes]]></category>
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		<description><![CDATA[En l&#8217;espèce, la société Transports en commun de l&#8217;agglomération rouennaise avait mis en place un accord collectif le 7 février 2003 instituant une prime d&#8217;assiduité. Cependant, cet accord collectif d&#8217;entreprise avait été annulé par un arrêt de la cour d&#8217;appel de Rouen du 19 septembre 2007 devenu définitif. Par la suite, cent quarante huit salariés [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_536" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/01/accordcollectif.png"><img class="size-medium wp-image-536" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/01/accordcollectif-300x186.png" alt="copyright HIN" width="300" height="186" /></a><p class="wp-caption-text">copyright HIN</p></div>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, la société Transports en commun de l&rsquo;agglomération rouennaise avait mis en place un accord collectif le 7 février 2003 instituant une prime d&rsquo;assiduité.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, cet accord collectif d&rsquo;entreprise avait été annulé par un arrêt de la cour d&rsquo;appel de Rouen du 19 septembre 2007 devenu définitif.</p>
<p style="text-align: justify;">Par la suite, cent quarante huit salariés de la société Transports en commun de l&rsquo;agglomération rouennaise ont saisi la juridiction prud&rsquo;homale pour obtenir notamment le paiement de primes ou rappels de primes d&rsquo;assiduité.<span id="more-535"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, selon l&rsquo;article 4 du protocole d&rsquo;accord conclu le 7 février 2003, entre la direction TCAR et les syndicats CFDT et CFTC, les salariés sollicitaient le paiement de primes ou rappels de primes d&rsquo;assiduité qui, selon eux, aurait dû leur être réglés sans déduction des absences pour maladie, accident du travail et pour cause de grève.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour d&rsquo;appel a fait droit aux demandes des salariés, et a condamné l&rsquo;employeur au paiement de sommes à titre de rappel de primes d&rsquo;assiduité.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;employeur a formé un pourvoi en cassation, en soutenant notamment que :</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li>Les salariés ne peuvent former de demandes en justice fondées sur un accord qui n&rsquo;a pu produire aucun effet et, qu&rsquo;au contraire ils doivent rembourser les primes perçues en application de cet accord, dès lors qu&rsquo;elles ne constituent pas la contrepartie d&rsquo;une prestation de travail.</li>
<li>l&rsquo;adage <em>nemo auditur propriam suam turpitudinem allegans</em> (nul ne peut invoquer en justice sa propre turpitude) ne fait obstacle à la restitution après nullité d&rsquo;un contrat qu&rsquo;en cas d&rsquo;immoralité de l&rsquo;objet ou de la cause de ce contrat, or en l&rsquo;espèce  l&rsquo;annulation de l&rsquo;accord collectif du 7 février 2003 résultait du fait que ce dernier n&rsquo;avait pas été signé par le syndicat CGT qui avait seul qualité pour signer cet accord dès lors qu&rsquo;il révisait un précédent accord conclu dont ce syndicat était l&rsquo;unique signataire.</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">La Haute juridiction fait droit aux arguments de l&rsquo;employeur, et casse l&rsquo;arrêt rendu par la Cour d&rsquo;appel.</p>
<p style="text-align: justify;">La Chambre sociale de la Cour de cassation rappelle le principe selon lequel ce qui est nul est réputé n&rsquo;avoir jamais existé, de sorte qu&rsquo;un accord nul ne peut produire aucun effet.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. Soc. 9 décembre 2014, n°<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000029899450&amp;fastReqId=64141747&amp;fastPos=1" target="_blank">13-21.766</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

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