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	<title>Jean-Bernard BOUCHARD &#187; Période d&rsquo;essai</title>
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	<description>Avocat au Barreau de Paris</description>
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		<title>L&#8217;employeur qui poursuit la relation de travail au-delà du terme de l&#8217;essai donne naissance à un nouveau CDI</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Nov 2014 10:13:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[Période d'essai]]></category>
		<category><![CDATA[Procédure]]></category>
		<category><![CDATA[rupture]]></category>

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		<description><![CDATA[Un salarié a été engagé par la société Tabillon à compter du 17 janvier 2011 en qualité de directeur commercial, avec une période d&#8217;essai de trois mois renouvelable. Dans ces conditions, le salarié estimait que sa période d&#8217;essai prenait fin le 16 avril 2011. Par lettre du 8 avril 2011, son employeur a mis fin [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un salarié a été engagé par la société Tabillon à compter du 17 janvier 2011 en qualité de directeur commercial, avec une période d&rsquo;essai de trois mois renouvelable.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ces conditions, le salarié estimait que sa période d&rsquo;essai prenait fin le 16 avril 2011.</p>
<p style="text-align: justify;">Par lettre du 8 avril 2011, son employeur a mis fin à la période d&rsquo;essai.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, pour respecter les dispositions de l&rsquo;article L.1221-25 du Code du travail, l&rsquo;employeur a fait bénéficier au salarié un délai de prévenance de 2 semaines, dès lors qu&rsquo;il avait une présence chez l&rsquo;employeur comprise entre 1 et 3 mois.<span id="more-502"></span><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/09/codedutravail.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-373" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/09/codedutravail-300x201.jpg" alt="code du travail &amp; préavis" width="300" height="201" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, le contrat de travail a pris fin deux semaines après le 8 avril, soit le 22 avril 2011.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié estimant que son contrat était devenu définitif à cette date, l&rsquo;employeur ne pouvait procéder à son licenciement sans respecter la procédure, de sorte que la rupture s&rsquo;analysait en un licenciement sans cause réelle et sérieuse, et a saisi la juridiction prud&rsquo;homale.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour d&rsquo;appel de Metz n&rsquo;a pas fait droit aux demandes du salarié, estimant que que le contrat de travail avait été rompu pendant la période d&rsquo;essai, précisant que si la période d&rsquo;essai du salarié prenait bien fin le 16 avril 2011, l&rsquo;employeur lui a notifié par lettre du 8 avril 2011 que son essai n&rsquo;était pas concluant, et que si le contrat de travail a pris fin le 22 avril 2011, c&rsquo;était pour faire bénéficier au salarié le délai de prévenance de deux semaines auquel il pouvait prétendre, soit du 8 avril au 22 avril 2011.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié a formé un pourvoi en cassation.</p>
<p style="text-align: justify;">La Chambre sociale de la Cour de cassation a fait droit à la demande du salarié, et a cassé l&rsquo;arrêt rendu par la Cour d&rsquo;appel de Metz.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la Haute Juridiction rappelle que l&rsquo;article L.1221-25 du Code du travail n&rsquo;a pas pour effet de prolonger la période d&rsquo;essai, renouvellement inclus, en raison de la durée du délai de prévenance.</p>
<p style="text-align: justify;">La Haute Juridiction ajoute qu&rsquo;en cas de rupture pendant la période d&rsquo;essai, le contrat prend fin au terme du délai de prévenance s&rsquo;il est exécuté <strong><span style="text-decoration: underline;">et au plus tard à l&rsquo;expiration de la période d&rsquo;essai</span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;employeur poursuit le contrat au-delà de la période d&rsquo;essai, cette poursuite de la relation de travail <strong>donne alors naissance à un nouveau contrat de travail à durée indéterminée</strong> qui ne peut être rompu à l&rsquo;initiative de l&rsquo;employeur que par un licenciement.</p>
<p style="text-align: justify;">Il convient de rappeler, que l&rsquo;article L.1221-25 du Code du travail dispose que si le délai de prévenance n&rsquo;a pas été respecté, son inexécution ouvre droit pour le salarié, sauf s&rsquo;il a commis une faute grave, à une indemnité compensatrice. Cette indemnité est égale au montant des salaires et avantages que le salarié aurait perçus s&rsquo;il avait accompli son travail jusqu&rsquo;à l&rsquo;expiration du délai de prévenance, indemnité compensatrice de congés payés comprise.</p>
<p><em><strong>Arrêt :</strong> Cass. Soc., 5 novembre 2014, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000029741671&amp;fastReqId=1875068613&amp;fastPos=1" target="_blank">13-18.114</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Renouvellement de la période d&#8217;essai, ce qu&#8217;il faut retenir.</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Sep 2014 11:33:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[Période d'essai]]></category>
		<category><![CDATA[renouvellement]]></category>

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		<description><![CDATA[A la fin de la période d&#8217;essai, il appartient à l&#8217;employeur de décider s&#8217;il souhaite intégrer définitivement le salarié dans les effectifs de sa société. L&#8217;employeur peut toutefois retarder cette échéance, et renouveler la période d&#8217;essai du salarié pour une durée équivalente. Pour autant, ce choix ne doit pas être pris à la légère, le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">A la fin de la période d&rsquo;essai, il appartient à l&rsquo;employeur de décider s&rsquo;il souhaite intégrer définitivement le salarié dans les effectifs de sa société.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;employeur peut toutefois retarder cette échéance, et renouveler la période d&rsquo;essai du salarié pour une durée équivalente. <span id="more-361"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, ce choix ne doit pas être pris à la légère, le Code du travail impose des règles particulièrement strictes qu&rsquo;il convient de respecter.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, pour qu&rsquo;une période d&rsquo;essai puisse faire l&rsquo;objet d&rsquo;un renouvellement, il faut que cette possibilité soit prévue à la fois dans la Convention collective applicable (article L.1221-21 du Code du travail), mais également dans le contrat de travail lui même (article L.1221-23 du Code du travail).</p>
<p style="text-align: justify;">Si ces deux conditions cumulatives ne sont pas réunies, et que l&rsquo;employeur rompt le contrat de travail à durée indéterminée pendant la seconde période d&rsquo;essai, il s&rsquo;expose alors à ce que le salarié obtienne des indemnités pour licenciement sans cause réelle ni sérieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette règle a été rappelée récemment par la Cour de cassation.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, un salarié a été engagé par la société Lidl par contrat à durée indéterminée en date du 22 juillet 2009 en qualité de chef de magasin à compter du 17 août 2009 avec une période d&rsquo;essai fixée à trois mois.</p>
<p style="text-align: justify;">La société a renouvelé la période d&rsquo;essai (pour une durée de deux mois) par courrier du 4 novembre 2009, contresignée par le salarié.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 16 décembre 2009 la société a rompu le contrat de travail du salarié alors qu&rsquo;il effectuait sa deuxième période d&rsquo;essai.Ce dernier a alors saisi la juridiction prud&rsquo;homale pour contester la rupture de son contrat de travail et obtenir des dommages et intérêts tant pour non-respect de la procédure de licenciement que pour rupture abusive.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est fait droit aux demandes du salarié, car l&rsquo;article 2 de l&rsquo;annexe II de la convention collective de commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire prévoit expressément que le renouvellement de la période d&rsquo;essai ne peut intervenir qu&rsquo;à la suite d&rsquo;un échange de lettres.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, le renouvellement de la période d&rsquo;essai n&rsquo;avait pas fait l&rsquo;objet d&rsquo;un échange de lettres contenant une proposition soumise à l&rsquo;approbation du salarié, mais avait été décidé par l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, cette formalité, qui a pour objet, en ménageant aux parties un délai de réflexion, de garantir la liberté du consentement des parties, conditionne la validité du renouvellement.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ces conditions, la rupture du contrat de travail était parfaitement irrégulière, le salarié n&rsquo;était plus en période d&rsquo;essai, de sorte qu&rsquo;il appartenait à l&rsquo;employeur de respecter les règles relatives au licenciement.</p>
<p style="text-align: justify;">Arrêt : Cass. Soc. 9 juillet 2014, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000029249374&amp;fastReqId=2118987634&amp;fastPos=1" target="_blank">12-15.479</a></p>

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