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	<title>Jean-Bernard BOUCHARD &#187; messagerie électronique</title>
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	<description>Avocat au Barreau de Paris</description>
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		<title>Système de traitement automatisé d&#8217;informations personnelles : pas une preuve si pas de déclaration CNIL</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Oct 2014 05:36:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[CNIL]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[messagerie électronique]]></category>
		<category><![CDATA[messagerie professionnelle]]></category>
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		<description><![CDATA[Selon les dispositions des articles 2 et 22 de la loi dite « informatique et libertés » du 6 janvier 1978, la mise en place d’un système de traitement automatisé de données personnelles impliquant une surveillance des salariés doit faire notamment l’objet d&#8217;une déclaration à la Commission nationale informatique et libertés (CNIL). En l&#8217;espèce, une [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/10/cnil-logo.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-470" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/10/cnil-logo-300x191.jpg" alt="CNIL LOGO" width="300" height="191" /></a>Selon les dispositions des articles 2 et 22 de la loi dite « informatique et libertés » du 6 janvier 1978, la mise en place d’un système de traitement automatisé de données personnelles impliquant une surveillance des salariés doit faire notamment l’objet d&rsquo;une déclaration à la Commission nationale informatique et libertés (CNIL).</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, une salariée a été engagée le 27 mars 2000 par la société Crédits finance conseils, devenue la société Finapole, en qualité d&rsquo;assistante en charge de l&rsquo;analyse financière des dossiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Par mail du 29 octobre 2009, le directeur a informé l&rsquo;ensemble des salariés de ce que face à la persistance des abus de communications personnelles durant les heures de travail des sanctions seraient prises, et ce dernier a mis en place un dispositif de contrôle individuel de l&rsquo;importance et des flux des messageries électroniques.<span id="more-467"></span></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;employeur procède à la déclaration auprès de la CNIL le 10 décembre 2009 de l&rsquo;installation de ce système.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, il a &#8211; avant cette déclaration &#8211; convoquée la salariée par lettre du 2 décembre 2009 à un entretien préalable, puis l&rsquo;a licenciée pour cause réelle et sérieuse par lettre du 23 décembre 2009, l&rsquo;employeur lui reprochant une utilisation excessive de la messagerie électronique à des fins personnelles.</p>
<p style="text-align: justify;"> La salariée a saisi les juridictions prud’homales.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour d&rsquo;appel ne fait pas droit aux demandes de la salariée, et estime que ce licenciement est justifié, malgré la déclaration tardive à la Commission nationale informatique et libertés de la mise en place d&rsquo;un dispositif de contrôle individuel de l&rsquo;importance et des flux des messageries électroniques.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la Cour d&rsquo;appel estime que cette déclaration tardive n&rsquo;a pas pour conséquence de rendre le système illicite ni davantage illicite l&rsquo;utilisation des éléments obtenus, et que le nombre extrêmement élevé de messages électroniques à caractère personnel envoyés et/ ou reçus par l&rsquo;intéressée durant les mois d&rsquo;octobre et novembre 2009, respectivement 607 et 621, ne pouvait être considéré comme un usage raisonnable dans le cadre des nécessités de la vie courante et quotidienne de l&rsquo;outil informatique mis à sa disposition par l&rsquo;employeur pour l&rsquo;accomplissement de son travail.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour de cassation ne suit pas le raisonnement de la Cour d&rsquo;appel, et casse l&rsquo;arrêt rendu par cette dernière.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la Haute juridiction relève que constituent un moyen de preuve illicite les informations collectées par un système de traitement automatisé de données personnelles <strong><span style="text-decoration: underline;">avant</span></strong> sa déclaration à la CNIL.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Arrêt :</strong> Cass. Soc. 8 octobre 2014, n°<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000029565250&amp;fastReqId=313711698&amp;fastPos=1" target="_blank">13-14.991</a></em></p>

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