<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Jean-Bernard BOUCHARD &#187; Droit pénal</title>
	<atom:link href="http://www.bouchard-avocat.fr/tag/droit-penal/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.bouchard-avocat.fr</link>
	<description>Avocat au Barreau de Paris</description>
	<lastBuildDate>Fri, 30 Mar 2018 12:27:05 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=3.9.26</generator>
	<item>
		<title>Condamnation pour travail dissimulé : mise à l&#8217;index des sociétés</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/condamnation-pour-travail-dissimule-mise-a-lindex-des-societes/</link>
		<comments>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/condamnation-pour-travail-dissimule-mise-a-lindex-des-societes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2015 11:57:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[DIRECCTE]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[Inspection du travail]]></category>
		<category><![CDATA[liste noire]]></category>
		<category><![CDATA[travail dissimulé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bouchard-avocat.fr/?p=763</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;article 8 de la loi n° 2014-790 du 10 juillet 2014 visant à lutter contre la concurrence sociale déloyale a prévu une peine complémentaire pour les entreprises qui auraient recours au travail dissimulé : la juridiction peut ordonner l&#8217;affichage ou la diffusion de la décision prononcée, dans les conditions prévues à l&#8217;article 131-35 du code [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;article 8 de la loi n° 2014-790 du 10 juillet 2014 visant à lutter contre la concurrence sociale déloyale a prévu une peine complémentaire pour les entreprises qui auraient recours au travail dissimulé :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">la juridiction peut ordonner l&rsquo;affichage ou la diffusion de la décision prononcée, dans les conditions prévues à l&rsquo;article 131-35 du code pénal. Lorsqu&rsquo;une amende est prononcée, la juridiction peut ordonner que cette diffusion soit opérée, <span style="text-decoration: underline;"><strong>pour une durée maximale de deux ans</strong></span>, par <strong><span style="text-decoration: underline;">les services du ministre chargé du travail sur un site internet dédié</span></strong>, dans des conditions prévues par décret en Conseil d&rsquo;Etat pris après avis de la Commission nationale de l&rsquo;informatique et des libertés.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Les conditions d&rsquo;application de cette peine complémentaire ont été fixées le 21 octobre 2015, par décret n° 2015-1327 relatif à la diffusion sur un site internet de condamnations prononcées pour travail illégal.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, lorsque la juridiction qui a prononcé une amende a ordonné la diffusion de sa décision, cette diffusion est assurée par les services du ministre chargé du travail sur une partie du site internet de ce ministère, dédiée à la diffusion des décisions pénales prononcées en matière d&rsquo;infractions de travail illégal. Cette rubrique est consultable librement et gratuitement par toute personne.<span id="more-763"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Quelles sont les conditions de diffusion de ces décisions ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Tout d&rsquo;abord, seule une décision du juge pénal peut prononcer cette peine complémentaire en plus d&rsquo;une condamnation principale au versement d&rsquo;une amende. Cette précision est importante car, en faisant référence à la notion de juge pénal &#8211; par le biais d&rsquo;une peine principale sous forme d&rsquo;amende -, les juridictions prud’homales se trouvent exclues de ce dispositif.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, le juge doit fixer la durée maximale de cette diffusion, étant précisé que la durée ne pourra excéder deux années. Le nouvel article R. 8211-4 du Code du travail prévoit que la peine complémentaire de diffusion <span style="text-decoration: underline;">prend effet à compter de la date de la mise en ligne de la décision pénale</span> sur la partie dédiée du site internet du ministère chargé du travail, pour la durée fixée par cette décision</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, pour garantir les droits des personnes et satisfaire aux exigences de la CNIL, seules les décisions ayant un caractère définitif seront publiées sur le site internet, et interdiction est faite aux moteurs de recherche d’indexer les informations présentes sur le site. En d&rsquo;autres termes, il ne faut pas que la décision ordonnant la diffusion puisse faire l&rsquo;objet d&rsquo;un recours (un appel contre la décision par exemple). Dans les faits, lorsque la décision aura acquis un caractère définitif, il appartiendra au greffe de la juridiction de transmettre cette décision au ministère du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, si la décision n&rsquo;est pas définitive, mais que la juridiction qui l&rsquo;a prononcé a également ordonné l&rsquo;exécution provisoire,  les services du ministre chargé du travail procèdent sans délai à la mention sur la partie dédiée du site d&rsquo;un recours en appel ou en cassation le cas échéant.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, si les termes du dispositif de la décision diffusée sont confirmés ou modifiés par les juridictions supérieures, les services du ministre chargé du travail doivent procéder sans délai à la mise à jour de la partie dédiée du site internet.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Quelles sont les informations diffusées sur le site du Ministère du travail ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Pour les personnes physiques :</span></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li>Identité (nom, prénom (s), sexe, date et lieu de naissance) ;</li>
<li>SIREN ou SIRET ou, le cas échéant, numéro d&rsquo;immatriculation à un registre professionnel ou autre référence équivalente pour la personne établie à l&rsquo;étranger, ou à un organisme chargé du recouvrement des cotisations de sécurité sociale ;</li>
<li>Adresse professionnelle ;</li>
<li>Activité principale exercée (APE/ NAF) ;</li>
<li>Nature de l&rsquo;infraction mentionnée à l&rsquo;article R. 8211-2 ;</li>
<li>Date et dispositif de la décision ;</li>
<li>Date de mise en ligne ;</li>
<li>Durée de la diffusion et date de fin de la diffusion ;</li>
<li>Références de la juridiction et indication d&rsquo;un éventuel appel ou d&rsquo;un éventuel recours en cassation lorsque le juge du fond a ordonné l&rsquo;exécution provisoire du jugement ou de l&rsquo;arrêt en application respectivement des articles 471 et 512 du code de procédure pénale ;</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Pour les personnes morales :</span></p>
<ol>
<li style="text-align: justify;">Dénomination sociale, objet social ou statut ;</li>
<li style="text-align: justify;">Identité du représentant légal lorsque celui-ci est également condamné ;</li>
<li style="text-align: justify;">Numéro SIREN ou SIRET ou, le cas échéant, numéro d&rsquo;immatriculation à un registre professionnel, ou autre référence équivalente pour la personne établie à l&rsquo;étranger ;</li>
<li style="text-align: justify;">Adresse du siège social ;</li>
<li style="text-align: justify;">Activité principale exercée (APE/ NAF) ;</li>
<li style="text-align: justify;">Nature de l&rsquo;infraction mentionnée à l&rsquo;article R. 8211-2 ;</li>
<li style="text-align: justify;">Date et dispositif de la décision ;</li>
<li style="text-align: justify;">Date de mise en ligne ;</li>
<li style="text-align: justify;">Durée et date de fin de la diffusion ;</li>
<li style="text-align: justify;">Références de la juridiction.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>

<div style="display: block !important; margin:0 !important; padding: 0 !important" id="wpp_popup_post_end_element"></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/condamnation-pour-travail-dissimule-mise-a-lindex-des-societes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Code du travail : Prohibition des agissements sexistes</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/code-du-travail-prohibition-des-agissements-sexistes/</link>
		<comments>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/code-du-travail-prohibition-des-agissements-sexistes/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2015 10:38:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[Code du travail]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue social]]></category>
		<category><![CDATA[harcèlement]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bouchard-avocat.fr/?p=738</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;article 20 de la loi n° 2015-994 du 17 août 2015, relative au dialogue social et à l&#8217;emploi, plus connue sous le nom de loi &#171;&#160;Rebsamen&#160;&#187;, a introduit un nouvel article dans le Code du travail. Ce nouvel article, L. 1142-2-1, est ainsi rédigé :  Nul ne doit subir d&#8217;agissement sexiste, défini comme tout agissement [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/09/codedutravail.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-373" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/09/codedutravail-300x201.jpg" alt="Seuil effectifs désignation d'un représentant section syndicale" width="300" height="201" /></a>L&rsquo;article 20 de la loi n° 2015-994 du 17 août 2015, relative au dialogue social et à l&rsquo;emploi, plus connue sous le nom de loi &laquo;&nbsp;Rebsamen&nbsp;&raquo;, a introduit un nouvel article dans le Code du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce nouvel article, L. 1142-2-1, est ainsi rédigé :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"> Nul ne doit subir d&rsquo;agissement sexiste, défini comme tout agissement lié au sexe d&rsquo;une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Cet article n&rsquo;a en réalité rien de nouveau.<span id="more-738"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l&rsquo;article L. 1132-1 du Code du travail prévoit déjà :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Aucune personne ne peut être écartée d&rsquo;une procédure de recrutement ou de l&rsquo;accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l&rsquo;objet d&rsquo;une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, <strong>telle que définie à l&rsquo;article 1er de la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d&rsquo;adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations</strong>.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Et, l&rsquo;article premier de la loi n°2008-496 du 27 mai 2008 incluait dans la définition de la discrimination :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">tout agissement à connotation sexuelle, subis par une personne et ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement hostile, dégradant, humiliant ou offensant ;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Désormais, cet alinéa de l&rsquo;article premier de la loi du 27 mai 2008 se trouve directement codifié dans le Code du travail.</p>

<div style="display: block !important; margin:0 !important; padding: 0 !important" id="wpp_popup_post_end_element"></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/code-du-travail-prohibition-des-agissements-sexistes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Un salarié informé du projet de son employeur de le licencier peut photocopier des documents.</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/un-salarie-informe-du-projet-de-son-employeur-de-le-licencier-peut-photocopier-des-documents/</link>
		<comments>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/un-salarie-informe-du-projet-de-son-employeur-de-le-licencier-peut-photocopier-des-documents/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2014 07:53:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[documents]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[Procédure]]></category>
		<category><![CDATA[salarié]]></category>
		<category><![CDATA[vol]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bouchard-avocat.fr/?p=518</guid>
		<description><![CDATA[En l&#8217;espèce, un salarié a été embauché dans un cabinet d&#8217;avocat, et s&#8217;est vu notifier une plainte avec constitution de partie civile par son employeur en raison de deux séries de vols de documents. Il s&#8217;agissait pour les premiers de documents photocopiés, et pour les seconds de documents originaux, qui auraient été soustraits au cabinet [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/12/voldocuments.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-521" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/12/voldocuments-300x200.jpg" alt="vol documents" width="300" height="200" /></a>En l&rsquo;espèce, un salarié a été embauché dans un cabinet d&rsquo;avocat, et s&rsquo;est vu notifier une plainte avec constitution de partie civile par son employeur en raison de deux séries de vols de documents.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s&rsquo;agissait pour les premiers de documents photocopiés, et pour les seconds de documents originaux, qui auraient été soustraits au cabinet d&rsquo;avocats entre le 2 et le 13 mars 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est à noter que la plainte avec constitution de partie civile était datée du 25 mars 2009 jour de la notification au salarié de son licenciement, l&rsquo;entretien préalable ayant eu lieu le 13 mars précédent.<span id="more-518"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié soutenait qu&rsquo;il a pris de tels documents afin de pouvoir assurer sa défense devant le conseil de prud&rsquo;hommes dès lors qu&rsquo;il aurait été abusivement licencié pour faute lourde, notamment pour des faits de faux et usage de faux dans le cadre de ces relations contractuels.</p>
<p style="text-align: justify;">La chambre de l&rsquo;instruction de la cour d&rsquo;appel de Paris a confirmé l&rsquo;ordonnance de non-lieu rendue par le juge d&rsquo;instruction, considérant que c&rsquo;est légitimement que le salarié a produit devant le conseil de prud&rsquo;hommes les pièces strictement nécessaires à la défense de ses intérêts, dans la mesure où il estimait son licenciement abusif, tant en la forme qu&rsquo;au fond, et où il apparaissait important dans cette perspective qu&rsquo;il démontre ce qu&rsquo;était selon lui l&rsquo;étendue de ses attributions et les pratiques professionnelles en cours au cabinet qui l&rsquo;employait.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, la cour considère que ces faits, sans pouvoir être constitutifs de vol, sont couverts par le fait justificatif admis par la chambre sociale, puis la chambre criminelle de la Cour de cassation.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, par deux arrêts de 2004, la chambre sociale et la chambre criminelle de la Cour de cassation, ont indiqué qu&rsquo;un salarié, lorsque cela est strictement nécessaire à l&rsquo;exercice des droits de sa défense dans le litige l&rsquo;opposant à son employeur, peut produire en justice des documents dont il a eu connaissance à l&rsquo;occasion de ses fonctions <em>(Cass. soc. 30 juin 2004, n°02-41.720 et Cass. crim. 11 mai 2004, n°03-85.521)</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, l&rsquo;employeur a formé un pourvoi en cassation, estimant que, le fait justificatif lié à la défense prud&rsquo;homale du salarié qui s&rsquo;est approprié, en les photocopiant, des documents appartenant à son employeur, ne joue <span style="text-decoration: underline;">que si et dans la mesure où les documents ainsi photocopiés sont strictement nécessaires au salarié pour les besoins de sa défense.</span> Or, à elle seule, la concomitance entre la notification d&rsquo;un licenciement et un vol de documents ne saurait établir ce fait justificatif.</p>
<p style="text-align: justify;">La chambre criminelle de la Cour de cassation n&rsquo;a pas fait droit aux arguments de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon la Cour de cassation, le salarié &#8211; informé du projet de son employeur de rompre son contrat de travail-, avait appréhendé, sous forme de photocopies, des documents dont il avait eu connaissance à l&rsquo;occasion de l&rsquo;exercice de ses fonctions et qui étaient strictement nécessaires à la défense de ses intérêts dans le litige prud&rsquo;homal.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><em><strong>A retenir :</strong> un salarié ne pourra pas être poursuivi pour vol de documents par son employeur, dès lors que ces deux conditions cumulatives sont réunies :</em></span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><em>le salarié a eu connaissance de ces documents à l&rsquo;occasion de ses fonctions ;</em></span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><em>lorsque la production des documents est strictement nécessaire à l&rsquo;exercice des droits de sa défense dans le litige l&rsquo;opposant à son employeur.</em></span></li>
</ul>
<hr />
<p><em><strong>Arrêt :</strong> Cass. crim. 25 novembre 2014, n°<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000029816266&amp;fastReqId=357263054&amp;fastPos=1" target="_blank">13-84.414</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

<div style="display: block !important; margin:0 !important; padding: 0 !important" id="wpp_popup_post_end_element"></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-du-travail/un-salarie-informe-du-projet-de-son-employeur-de-le-licencier-peut-photocopier-des-documents/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
