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	<title>Jean-Bernard BOUCHARD &#187; convention collective nationale</title>
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	<description>Avocat au Barreau de Paris</description>
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		<title>Convention collective des hôtels, cafés et restaurants : les réserves du ministre du travail sur l&#8217;avenant forfait jours</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Jun 2016 16:31:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[accord de branche]]></category>
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		<category><![CDATA[Convention de forfait]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;accord de branche des hôtels, cafés et restaurants du 13 juillet 2004 prévoit la mise en place d&#8217;un système de &#171;&#160;forfait jours&#160;&#187;. Cependant, comme cela a déjà été le cas pour onze autres accords, la chambre sociale a purement et simplement estimé dans un arrêt du 7 juillet 2015 (n°13-26.444) que l&#8217;accord de branche des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/06/hotelscafesrestaurants.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-861" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/06/hotelscafesrestaurants-300x199.jpg" alt="hotelscafesrestaurants" width="300" height="199" /></a>L&rsquo;accord de branche des hôtels, cafés et restaurants du 13 juillet 2004 prévoit la mise en place d&rsquo;un système de &laquo;&nbsp;forfait jours&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, comme cela a déjà été le cas pour onze autres accords, la chambre sociale a purement et simplement estimé dans un arrêt du 7 juillet 2015 (n°13-26.444) que l&rsquo;accord de branche des hôtels, cafés et restaurants n&rsquo;était pas de nature à garantir que l&rsquo;amplitude et la charge de travail restent raisonnable dans le cadre d&rsquo;un forfait jour, de sorte que la protection de la sécurité et de la santé des salariés n&rsquo;était pas assurée.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet décision a pour conséquence de permettre à tous salariés, cadres, ayant conclu une convention de forfait en jours reposant uniquement sur les dispositions de l&rsquo;accord de branche de pouvoir solliciter le paiement d&rsquo;heures supplémentaires.<span id="more-859"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, lorsque la convention de forfait en jours est annulée, c’est le régime légal du temps de travail qui doit s’appliquer, soit celui des trente-cinq heures hebdomadaires, et toute heure effectuée au-delà doit être rémunérée comme une heure supplémentaire avec le système de majoration en vigueur.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour pallier à cette décision de la Cour de cassation, les partenaires sociaux de la branche ont tenté de &laquo;&nbsp;sécuriser&nbsp;&raquo;, par avenant, le régime du forfait jours.</p>
<p style="text-align: justify;">Afin que cet accord  puisse être applicable à l&rsquo;ensemble des salariés relevant de la branche, les partenaires sociaux l&rsquo;ont soumis au ministre du travail pour qu&rsquo;il rende un arrêté dit &laquo;&nbsp;d&rsquo;extension&nbsp;&raquo; publié au Journal officiel.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, l&rsquo;arrêté d&rsquo;extension du 29 février 2016 publié le 8 mars 2016 au Journal officiel, rendu par le ministre du Travail, Madame El Khomri, vient limiter cette tentative des partenaires sociaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour cause, l&rsquo;article 2.4 de l&rsquo;arrêté prévoit une extension de l&rsquo;accord de branche à tous les employeurs du secteur d&rsquo;activité :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">sous réserve que soient précisées, par accord d&rsquo;entreprise ou d&rsquo;établissement ou par un nouvel accord de branche, les modalités concrètes de suivi de la charge de travail, dans le respect des exigences jurisprudentielles relatives à la protection de la santé et de la sécurité des salariés.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">De deux choses l&rsquo;une, qui illustre parfaitement l&rsquo;insécurité juridique dans laquelle se trouve aujourd&rsquo;hui les conventions de forfait en jours :</p>
<p style="text-align: justify;">- Pour les entreprises en mesure de négocier un accord collectif d&rsquo;entreprise portant sur le contrôle de la charge de travail, en conformité avec la jurisprudence de la Cour de cassation, pourront alors &laquo;&nbsp;sécuriser&nbsp;&raquo; les forfaits jours comme le prévoit l&rsquo;arrêté d&rsquo;extension.</p>
<p style="text-align: justify;">- En revanche, pour les entreprises qui ne sont pas en mesure de négocier un tel accord, il leur est parfaitement impossible &#8211; pour l&rsquo;heure &#8211; de sécuriser les forfaits jours des cadres, qui pourront alors solliciter le paiement d&rsquo;heures supplémentaires, mais aussi toutes les demandes qui peuvent en découler telles que des dommages-intérêts pour non respect des durées maximales de travail (10 heures de travail quotidien maximum + pause de 20 minutes obligatoire toutes les périodes de six heures de travail continu).</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><strong>Maître Jean-Bernard BOUCHARD</strong> intervient régulièrement devant les juridictions prud’homales, aux côtés de salariés cadres soumis à une convention individuelle de forfait en jours, afin d’obtenir l’annulation de cette dernière et le paiement d’heures supplémentaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Il appartient aux salariés de démontrer que l&#8217;employeur a fait obstacle à la prise des congés payés conventionnels !</title>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2015 08:52:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Avantages individuels]]></category>
		<category><![CDATA[congés]]></category>
		<category><![CDATA[contrat de travail]]></category>
		<category><![CDATA[convention collective]]></category>
		<category><![CDATA[convention collective nationale]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[indemnité]]></category>
		<category><![CDATA[rupture]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout salarié a droit chaque année à des congés payés à la charge de l’employeur. Chaque mois de travail ouvre droit à un congé de 2,5 jours ouvrables. C’est l’employeur qui organise, selon certaines règles, les départs en congés. Et, selon la Cour de cassation, en application de la directive européenne 2003/88/CE, il appartient à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/05/congespayestimbre.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-670" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/05/congespayestimbre-300x230.jpg" alt="versement indemnité congés payés" width="300" height="230" /></a>Tout salarié a droit chaque année à des congés payés à la charge de l’employeur. Chaque mois de travail ouvre droit à un congé de 2,5 jours ouvrables. C’est l’employeur qui organise, selon certaines règles, les départs en congés.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, selon la Cour de cassation, en application de la directive européenne 2003/88/CE, il appartient à l&rsquo;employeur de prendre les mesures propres à assurer au salarié la possibilité d&rsquo;exercer effectivement son droit à congé, et, en cas de contestation, de justifier qu&rsquo;il a accompli à cette fin les diligences qui lui incombent légalement <em>(Cass. Soc. 13 juin 2012, n°11-10.929)</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, dans un arrêt récent, la chambre sociale de la Cour de cassation est venue limiter ce principe. <span id="more-669"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, un salarié engagé en qualité de directeur général adjoint chargé du travail adapté a été licencié, puis a saisi la juridiction prud&rsquo;homale de diverses demandes, notamment à titre de rappel de congés trimestriels pour les cadres, prévus par la convention collective applicable (convention collective nationale des établissements et services pour personnes inadaptées du 15 mars 1966).</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l&rsquo;article 17 de l&rsquo;annexe 6 de cette convention collective prévoit l&rsquo;attribution de congés, en sus des congés payés annuels.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, le salarié faisait grief à son employeur de ne pas avoir pris les mesures propres à lui assurer la possibilité d&rsquo;exercer effectivement son droit à congé, et, au surplus, de ne pas justifier qu&rsquo;il a accompli à cette fin les diligences qui lui incombent légalement.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour d&rsquo;appel déboute le salarié de sa demande.</p>
<p style="text-align: justify;">Mieux encore, la Cour d&rsquo;appel justifiait sa décision en précisant que le salarié n&rsquo;établissait pas qu&rsquo;il n&rsquo;avait pu prendre ses congés du fait de son employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Un pourvoi en cassation a été formé par le salarié, qui soulève notamment que ce n&rsquo;était pas à lui de démontrer que l&rsquo;employeur était à l&rsquo;origine de l&rsquo;impossibilité de prise des congés payés conventionnels, mais à son employeur de justifier qu&rsquo;il a accompli à cette fin les diligences qui lui incombent légalement.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, la Cour de cassation ne fait pas droit à la demande du salarié, et confirme la position de la Cour d&rsquo;appel.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em><strong>A retenir :</strong> en <span style="text-decoration: underline;">matière d&rsquo;indemnisation des congés payés</span>, il convient de distinguer les congés payés issus du minimum légal, de ceux versés en sus de ce minimum.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>En effet, pour les congés payés issus du minimum légal il appartient à l&rsquo;employeur de prendre les mesures propres à assurer au salarié la possibilité d&rsquo;exercer effectivement son droit à congé, et, en cas de contestation, de justifier qu&rsquo;il a accompli à cette fin les diligences qui lui incombent légalement.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>En revanche, pour les jours de congés supplémentaires prévus par une convention collective, la règle indiquée ci-avant est inversée. Ainsi, le salarié devra démontrer que l&rsquo;employeur a fait obstacle à la prise de ces congés, afin d&rsquo;en obtenir indemnisation. </em></span></p>
<hr />
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. Soc. 12 mai 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000030601117&amp;fastReqId=2128459817&amp;fastPos=1">13-20.349</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Le règlement intérieur doit préciser la durée maximale de la mise à pied disciplinaire</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Jan 2015 09:13:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[accord collectif]]></category>
		<category><![CDATA[convention collective]]></category>
		<category><![CDATA[convention collective nationale]]></category>
		<category><![CDATA[mise à pied disciplinaire]]></category>
		<category><![CDATA[Sanction disciplinaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Aux termes de l&#8217;article L.1321-1 du Code du travail il est prévu que : Le règlement intérieur est un document écrit par lequel l&#8217;employeur fixe exclusivement : (&#8230;) 3° Les règles générales et permanentes relatives à la discipline, notamment la nature et l&#8217;échelle des sanctions que peut prendre l&#8217;employeur. Il est désormais de jurisprudence constante [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Aux termes de l&rsquo;article L.1321-1 du Code du travail il est prévu que :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le règlement intérieur est un document écrit par lequel l&rsquo;employeur fixe exclusivement :</p>
<p style="text-align: justify;">(&#8230;) 3° Les règles générales et permanentes<span style="text-decoration: underline;"> relatives à la discipline</span>, notamment la nature et l&rsquo;<span style="text-decoration: underline;">échelle</span> des sanctions que peut prendre l&rsquo;employeur.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Il est désormais de jurisprudence constante que l&rsquo;absence de précision dans le règlement intérieur relative à la durée maximale d&rsquo;une mise à pied disciplinaire rend cette dernière illicite (Cass. Soc. 26 octobre 2010, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000022977598&amp;fastReqId=85676975&amp;fastPos=1" target="_blank">09-42.740</a>).<span id="more-552"></span></p>
<div id="attachment_248" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/06/cph_paris.jpeg"><img class="size-medium wp-image-248" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/06/cph_paris-300x231.jpeg" alt="Conseil de Prud'hommes de Paris" width="300" height="231" /></a><p class="wp-caption-text">Conseil de Prud&rsquo;hommes de Paris</p></div>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, un salarié a saisi les juridictions prud&rsquo;homales en annulation de la mise à pied disciplinaire dont il a fait l&rsquo;objet le 26 octobre 2010 et en paiement de sommes à titre de salaire et congés payés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié soutenait que le règlement intérieur ne prévoyait pas de durée maximale pour les mise à pied disciplinaire, de sorte que cette dernière était illicite.</p>
<p style="text-align: justify;">De son côté, l&rsquo;employeur, soutenait que l&rsquo;absence de durée maximale dans le règlement intérieur n&rsquo;était pas préjudiciable puisque la convention collective de la mutualité applicable au contrat de travail prévoyait que la sanction de mise à pied peut aller jusqu&rsquo;à une durée de dix jours ouvrables.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour d&rsquo;appel a fait droit aux arguments de l&rsquo;employeur et débouté le salarié de ses demandes.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce dernier a donc formé un pourvoi en cassation.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour de cassation a rappelé qu&rsquo;une mise à pied prévue par le règlement intérieur n&rsquo;est licite que si ce règlement précise sa durée maximale.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, en l&rsquo;espèce, tel n&rsquo;était manifestement pas le cas, qu&rsquo;importe les dispositions de la convention collective.</p>
<p style="text-align: justify;">La Haute juridiction a donc fait droit aux demandes du salarié et cassé l&rsquo;arrêt rendu par la Cour d&rsquo;appel.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #ff0000;"><strong>A retenir :</strong> pour que l&rsquo;employeur puisse prononcer une mise à pied disciplinaire, il doit préalablement s&rsquo;assurer que cette sanction figure dans le règlement intérieur, et que sa durée maximale y soit précisée. </span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #ff0000;">Enfin, la durée maximale de la mise à pied disciplinaire ne doit pas être contraire à la convention ou un accord collectif.</span></em></p>
<hr />
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. Soc. 7 janvier 2015, n°<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000030080989&amp;fastReqId=902837455&amp;fastPos=1" target="_blank">13-15.630</a></em></p>

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