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	<title>Jean-Bernard BOUCHARD &#187; congés</title>
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	<description>Avocat au Barreau de Paris</description>
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		<title>QPC : consitutionnalité ou non de la privation du droit aux congés payés d&#8217;un salarié licencié pour faute lourde.</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Dec 2015 15:55:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[congés]]></category>
		<category><![CDATA[faute lourde]]></category>
		<category><![CDATA[indemnité]]></category>
		<category><![CDATA[QPC]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;article L.3141-26 du Code du travail prive le salarié licencié pour faute lourde de son droit à percevoir une indemnité de congés payés. Or, l&#8217;article 11 du préambule de la Constitution de 1946 dispose que : la Nation garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;article L.3141-26 du Code du travail prive le salarié licencié pour faute lourde de son droit à percevoir une indemnité de congés payés.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, l&rsquo;article 11 du préambule de la Constitution de 1946 dispose que :</p>
<blockquote><p>la Nation <span style="text-decoration: underline;"><strong>garantit à tous</strong></span>, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle,<strong><span style="text-decoration: underline;"> le repos et les loisirs</span></strong></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le Conseil constitutionnel devra donc trancher la question suivante : Est-ce que la perte de jours de congés payés prévue par l&rsquo;article L.3141-26 du Code du travail est conforme à l&rsquo;article 11 du préambule de la Constitution de 1946, dans la mesure ou cette perte est sans lien avec les règles d’acquisition ou d’exercice du droit au repos ?</p>
<p style="text-align: justify;">Affaire à suivre !</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Arrêt :</strong> Cass. soc. 2 décembre 2015, n°15-19.597</em></p>

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		<title>Il appartient aux salariés de démontrer que l&#8217;employeur a fait obstacle à la prise des congés payés conventionnels !</title>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2015 08:52:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Avantages individuels]]></category>
		<category><![CDATA[congés]]></category>
		<category><![CDATA[contrat de travail]]></category>
		<category><![CDATA[convention collective]]></category>
		<category><![CDATA[convention collective nationale]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[indemnité]]></category>
		<category><![CDATA[rupture]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout salarié a droit chaque année à des congés payés à la charge de l’employeur. Chaque mois de travail ouvre droit à un congé de 2,5 jours ouvrables. C’est l’employeur qui organise, selon certaines règles, les départs en congés. Et, selon la Cour de cassation, en application de la directive européenne 2003/88/CE, il appartient à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/05/congespayestimbre.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-670" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/05/congespayestimbre-300x230.jpg" alt="versement indemnité congés payés" width="300" height="230" /></a>Tout salarié a droit chaque année à des congés payés à la charge de l’employeur. Chaque mois de travail ouvre droit à un congé de 2,5 jours ouvrables. C’est l’employeur qui organise, selon certaines règles, les départs en congés.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, selon la Cour de cassation, en application de la directive européenne 2003/88/CE, il appartient à l&rsquo;employeur de prendre les mesures propres à assurer au salarié la possibilité d&rsquo;exercer effectivement son droit à congé, et, en cas de contestation, de justifier qu&rsquo;il a accompli à cette fin les diligences qui lui incombent légalement <em>(Cass. Soc. 13 juin 2012, n°11-10.929)</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, dans un arrêt récent, la chambre sociale de la Cour de cassation est venue limiter ce principe. <span id="more-669"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, un salarié engagé en qualité de directeur général adjoint chargé du travail adapté a été licencié, puis a saisi la juridiction prud&rsquo;homale de diverses demandes, notamment à titre de rappel de congés trimestriels pour les cadres, prévus par la convention collective applicable (convention collective nationale des établissements et services pour personnes inadaptées du 15 mars 1966).</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l&rsquo;article 17 de l&rsquo;annexe 6 de cette convention collective prévoit l&rsquo;attribution de congés, en sus des congés payés annuels.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, le salarié faisait grief à son employeur de ne pas avoir pris les mesures propres à lui assurer la possibilité d&rsquo;exercer effectivement son droit à congé, et, au surplus, de ne pas justifier qu&rsquo;il a accompli à cette fin les diligences qui lui incombent légalement.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour d&rsquo;appel déboute le salarié de sa demande.</p>
<p style="text-align: justify;">Mieux encore, la Cour d&rsquo;appel justifiait sa décision en précisant que le salarié n&rsquo;établissait pas qu&rsquo;il n&rsquo;avait pu prendre ses congés du fait de son employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Un pourvoi en cassation a été formé par le salarié, qui soulève notamment que ce n&rsquo;était pas à lui de démontrer que l&rsquo;employeur était à l&rsquo;origine de l&rsquo;impossibilité de prise des congés payés conventionnels, mais à son employeur de justifier qu&rsquo;il a accompli à cette fin les diligences qui lui incombent légalement.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, la Cour de cassation ne fait pas droit à la demande du salarié, et confirme la position de la Cour d&rsquo;appel.</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em><strong>A retenir :</strong> en <span style="text-decoration: underline;">matière d&rsquo;indemnisation des congés payés</span>, il convient de distinguer les congés payés issus du minimum légal, de ceux versés en sus de ce minimum.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>En effet, pour les congés payés issus du minimum légal il appartient à l&rsquo;employeur de prendre les mesures propres à assurer au salarié la possibilité d&rsquo;exercer effectivement son droit à congé, et, en cas de contestation, de justifier qu&rsquo;il a accompli à cette fin les diligences qui lui incombent légalement.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>En revanche, pour les jours de congés supplémentaires prévus par une convention collective, la règle indiquée ci-avant est inversée. Ainsi, le salarié devra démontrer que l&rsquo;employeur a fait obstacle à la prise de ces congés, afin d&rsquo;en obtenir indemnisation. </em></span></p>
<hr />
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. Soc. 12 mai 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000030601117&amp;fastReqId=2128459817&amp;fastPos=1">13-20.349</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Pas de congés pour le salarié pendant sa mise à pied conservatoire</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Sep 2014 06:41:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[congés]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[mise à pied conservatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Sanction disciplinaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsqu&#8217;un employeur reproche à un salarié des faits suffisamment graves, il a la possibilité de prendre une mesure de mise à pied à titre conservatoire à effet immédiat, en concomitance avec l&#8217;ouverture de la procédure disciplinaire de licenciement. La question qui peut alors se poser est celle de l&#8217;impact de cette mesure au regard des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;un employeur reproche à un salarié des<strong> faits suffisamment graves</strong>, il a la possibilité de prendre une mesure de <span style="text-decoration: underline;"><strong>mise à pied à titre conservatoire</strong></span> à effet immédiat, en concomitance avec l&rsquo;ouverture de la procédure disciplinaire de licenciement.</p>
<p style="text-align: justify;">La question qui peut alors se poser est celle de <span style="text-decoration: underline;"><strong>l&rsquo;</strong><strong>impact de cette mesure au regard des congés payés</strong></span>, dont chaque salarié peut légitimement prétendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Par un arrêt du 15 mai 2014, la Chambre sociale de la Cour de cassation est venue rappeler la règle applicable. <span id="more-405"></span></p>
<div id="attachment_299" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/rupture_contrat_travail.jpg"><img class="size-medium wp-image-299" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/07/rupture_contrat_travail-300x300.jpg" alt="Rupture contrat de travail - licenciement - avocat" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Mimi Potter &#8211; Fotolia.com</p></div>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, un salarié avait été engagé le 16 mai 1997 par la société Chabe Verjat, devenue Chabe limousines, en qualité de chauffeur de grande remise.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié a fait l&rsquo;objet d&rsquo;<strong>une mise à pied à titre conservatoire</strong> du 11 juillet au 24 août 2007, période pendant laquelle il avait préalablement obtenu l&rsquo;autorisation de déposer dix-huit jours de congés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié, estimant qu&rsquo;il n&rsquo;avait pu bénéficier de ces jours de congés, a notamment saisi la juridiction prud&rsquo;homale d&rsquo;une demande en paiement de dommages-intérêts au titre des congés payés acquis et non pris du fait de la rupture du contrat de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">La Chambre sociale de la Cour de cassation rappelle que lorsqu&rsquo;un salarié fait l&rsquo;objet d&rsquo;une mise à pied conservatoire, laquelle a pour effet de suspendre le contrat de travail, il ne peut, pendant cette période, valablement prendre ses congés payés, peu important que leur date ait été décidée antérieurement à la mesure de mise à pied.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, en l&rsquo;espèce, le salarié avait pu bénéficier des dix-huit jours de congés pendant la période de mise à pied, et l&rsquo;employeur l&rsquo;avait indemnisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ces conditions, la Cour de cassation a confirmé la position de la Cour d&rsquo;appel qui a débouté le salarié de sa demande en paiement de dommages-intérêts, au motif que le salarié avait déjà été indemnisé de ses dix-huit jours de congés payés, et dont il avait pu bénéficier normalement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En résumé, le salarié faisant l&rsquo;objet d&rsquo;une mise à pied conservatoire ne peut pas prendre de congés payés pendant cette période, peu importe que leur date ait été fixée antérieurement à la mesure de mise à pied.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Arrêt : Cass. Soc. 15 mai 2014, n°<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000029272353&amp;fastReqId=1028722209&amp;fastPos=1" target="_blank">11-22.800</a></p>

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