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	<title>Jean-Bernard BOUCHARD &#187; Article 6-1</title>
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	<description>Avocat au Barreau de Paris</description>
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		<title>Comme ailleurs, aux Prud&#8217;hommes les décisions de justice doivent rester impartiales</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Jul 2014 05:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Article 6-1]]></category>
		<category><![CDATA[conseil de prud'hommes]]></category>
		<category><![CDATA[Délégué syndical]]></category>
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		<category><![CDATA[prise d'acte]]></category>
		<category><![CDATA[Représentant du personnel]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un arrêt rendu le 12 juin 2014, la Chambre sociale de la Cour de cassation a rappelé cette règle évidente : toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue par un tribunal impartial&#8230; (Cass. soc. 12 juin 2014, n° pourvoi 13-16.236). En l&#8217;espèce, il s&#8217;agissait d&#8217;un salarié en charge en de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans un arrêt rendu le 12 juin 2014, la Chambre sociale de la Cour de cassation a rappelé cette règle évidente : toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue par un tribunal impartial&#8230; (<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000029081055&amp;fastReqId=1624486715&amp;fastPos=1" target="_blank">Cass. soc. 12 juin 2014, n° pourvoi 13-16.236</a>).<span id="more-261"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/06/justiceindependante.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-266" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/06/justiceindependante-300x204.jpg" alt="Justice indépendante" width="300" height="204" /></a>En l&rsquo;espèce, il s&rsquo;agissait d&rsquo;un salarié en charge en de plusieurs mandats syndicaux, a bénéficié d&rsquo;un détachement dans le cadre d&rsquo;un accord tripartite. Par suite la société a dénoncé ce détachement, et un nouveau contrat de travail a été conclu  entre elle et le salarié. Le salarié a alors reproché une dégradation de ses conditions de travail, et a saisi la juridiction prud&rsquo;homale d&rsquo;une demande initiale en résiliation transformée en prise d&rsquo;acte et de diverses demandes en paiement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Conseil de prud&rsquo;hommes de Strasbourg, qui a tranché le litige, a fait droit aux demandes du salarié, et a jugé que la prise d&rsquo;acte de la rupture du contrat de travail devait produire les effets d&rsquo;un licenciement sans cause réelle et sérieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, la motivation de sa décision avait de quoi en laisser perplexe plus d&rsquo;un&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, le Conseil de prud&rsquo;hommes énonce notamment que :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">« le Conseil de céans se doit de constater qu&rsquo;une telle décision <span style="text-decoration: underline;">jette un froid</span> dans les relations contractuelles, avec un militant qui <span style="text-decoration: underline;">se retrouve sur la sellette</span>, alors qu&rsquo;<span style="text-decoration: underline;">il n&rsquo;avait jamais démérité</span> » ;</li>
<li style="text-align: justify;">« Pour le Conseil de céans, l&rsquo;estocade finale de l&rsquo;URI a eu lieu en 2009, lorsque cette dernière a supprimé la cellule de formation syndicale, avec <span style="text-decoration: underline;">comme dans une arène, la mise à mort irrémédiablement</span> de M. X&#8230;, qui n&rsquo;était plus que <span style="text-decoration: underline;">l&rsquo;ombre de lui-même</span> » ;</li>
<li style="text-align: justify;">« En fait de par sa notoriété, M. X&#8230;<span style="text-decoration: underline;">devenait un élément gênant, donc à éliminer</span>, avec sa cellule de formation » ;</li>
<li style="text-align: justify;">« En agissant de la sorte,<span style="text-decoration: underline;"> le Conseil de céans est persuadé</span> que Mme Y&#8230;se doutait que M. X&#8230;s&rsquo;en trouverait affecté, offensé, voire déprimé et par la suite dépressif. <span style="text-decoration: underline;">Il y a un adage qui dit, il faut diviser pour régner</span> » ;</li>
<li style="text-align: justify;">« En fait, <span style="text-decoration: underline;">ce différend fait penser à l&rsquo;adage : « le pot de fer contre le pot de terre », ou encore David contre Goliath</span> » ;</li>
<li style="text-align: justify;">« l&rsquo;URI <span style="text-decoration: underline;">a ainsi agi comme un véritable rouleau compresseur</span> et malheureusement M. X&#8230;<span style="text-decoration: underline;">s&rsquo;est retrouvé sur son passage, impuissant et à sa merci</span> »</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Face à ses jugements de valeur, métaphores et procès d&rsquo;intention, la Cour de cassation a estimé que le Conseil de prud&rsquo;hommes en statuant ainsi en des termes incompatibles avec l&rsquo;exigence d&rsquo;impartialité, avait violé l&rsquo;article 6-1 de la Convention de sauvegarde des droits de l&rsquo;homme et des libertés fondamentales :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, <span style="text-decoration: underline;"><strong>par un tribunal indépendant et impartial</strong></span>, établi par la loi, qui décidera, soit des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.</p>
</blockquote>

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