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	<title>Jean-Bernard BOUCHARD &#187; Accident du travail</title>
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	<description>Avocat au Barreau de Paris</description>
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		<title>L&#8217;attitude des travailleurs n&#8217;affecte pas le principe de responsabilité des employeurs</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Mar 2016 06:44:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Accident du travail]]></category>
		<category><![CDATA[employeur]]></category>
		<category><![CDATA[obligation]]></category>
		<category><![CDATA[obligation de résultat]]></category>
		<category><![CDATA[salarié]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité au travail]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon les dispositions de l&#8217;article L.4121-1 du Code du travail, il incombe à l&#8217;employeur &#8211; et à lui seul &#8211; de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Dans une affaire récente, une Cour d&#8217;appel est venue limiter le montant des dommages-intérêts alloués à un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/03/keepcalmaccidentdutravail.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-851" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2016/03/keepcalmaccidentdutravail-257x300.png" alt="Accident du travail obligation de sécurité de résultat de l'employeur" width="257" height="300" /></a>Selon les dispositions de l&rsquo;article L.4121-1 du Code du travail, il incombe à l&rsquo;employeur &#8211; et à lui seul &#8211; de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une affaire récente, une Cour d&rsquo;appel est venue limiter le montant des dommages-intérêts alloués à un salarié pour manquements de l&rsquo;employeur à son obligation de sécurité de résultat et pour inexécution déloyale du contrat de travail, au motif que le salarié a lui même concouru à son dommage <span style="text-decoration: underline;">en acceptant un risque qu&rsquo;il dénonçait dans le même temps</span>, s&rsquo;il correspondait à une augmentation de son salaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, la Cour d&rsquo;appel retient que si le salarié était dans son droit de la faire, il était alors néanmoins juste qu&rsquo;il en supporte également les incidences et, en conséquence, cette acceptation des risques devait avoir pour effet de minorer son préjudice.<span id="more-848"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Un pourvoi en cassation est formé contre cette décision.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié soutient qu&rsquo;à la différence du droit des obligations, le contrat de travail place le salarié dans un état de subordination face à l&rsquo;employeur et ce dernier se doit de garantir le salarié contre tout risque de dégradation de son état de santé au travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, le salarié soutient qu&rsquo;aux termes de l&rsquo;article L. 4121-1 du Code du travail, l&rsquo;employeur est tenu envers le salarié d&rsquo;une obligation de sécurité de résultat et il ne peut être exonéré, même partiellement, des conséquences de sa responsabilité en invoquant le comportement du salarié.</p>
<p style="text-align: justify;">La Haute juridiction fait droit à l&rsquo;argumentaire du salarié, et indique que les obligations des travailleurs dans le domaine de la sécurité et de la santé au travail n&rsquo;affectent pas le principe de responsabilité de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ces conditions, en application des dispositions de l&rsquo;article L. 4121-1 du Code du travail, il incombe à l&rsquo;employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">En cas de manquement à cette obligation de sécurité de résultat, l&rsquo;employeur engage alors sa responsabilité, et le comportement du salarié ne peut avoir pour effet de minorer le préjudice qu&rsquo;il a subi puisque &#8211; rappelons le &#8211; l&rsquo;obligation de sécurité incombe exclusivement à l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arrêt :</strong></span> Cass. soc. 10 février 2016, n°<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000032054542&amp;fastReqId=1060730602&amp;fastPos=1" target="_blank">14-24.350</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Licenciement pour inaptitude : obligation de consulter les délégués du personnel antérieurement aux éventuelles propositions de reclassement</title>
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		<pubDate>Fri, 22 May 2015 15:45:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Accident du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Arrêt maladie]]></category>
		<category><![CDATA[consultation préalable]]></category>
		<category><![CDATA[délégué du personnel]]></category>
		<category><![CDATA[inaptitude]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[maladie professionnelle]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsque l&#8217;inaptitude d&#8217;un salarié a une origine professionnelle,, il est fait obligation pour l&#8217;employeur de consulter préalablement les délégués du personnel, avant de proposer toute offre de reclassement au salarié. En effet, l&#8217;article L. 1226-10 du Code du travail dispose que : Lorsque, à l&#8217;issue des périodes de suspension du contrat de travail consécutives à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Lorsque l&rsquo;inaptitude d&rsquo;un salarié a une origine professionnelle,, il est fait obligation pour l&rsquo;employeur de consulter préalablement les délégués du personnel, avant de proposer toute offre de reclassement au salarié.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l&rsquo;article L. 1226-10 du Code du travail dispose que :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Lorsque, à l&rsquo;issue des périodes de suspension du contrat de travail consécutives à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, le salarié est déclaré inapte par le médecin du travail à reprendre l&rsquo;emploi qu&rsquo;il occupait précédemment, l&rsquo;employeur lui propose un autre emploi approprié à ses capacités.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette proposition prend en compte, <strong><span style="text-decoration: underline; color: #993300;">après</span> avis des délégués du personnel</strong>, les conclusions écrites du médecin du travail et les indications qu&rsquo;il formule sur l&rsquo;aptitude du salarié à exercer l&rsquo;une des tâches existant dans l&rsquo;entreprise.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Cependant, la Cour de cassation a été interrogée sur le fait de savoir si cette procédure de consultation des délégués du personnel devait être respectée, lorsque l&rsquo;origine professionnelle est reconnue par la sécurité sociale postérieurement.<span id="more-663"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, un salarié a été placé en arrêt maladie à compter du 1er juillet 2010 et déclaré, à l&rsquo;issue de deux examens médicaux des 15 et 29 octobre 2010, inapte à son poste.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 22 novembre 2010, deux postes de type administratif correspondant aux préconisations du médecin du travail ont été proposés par l&rsquo;employeur au salarié.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis, le 7 décembre 2010, la caisse primaire d&rsquo;assurance maladie (CPAM) a notifié sa décision de prise en charge de la pathologie du salarié à l&rsquo;origine de son inaptitude au titre d&rsquo;une maladie professionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ces conditions, l&rsquo;employeur a convoqué  le 17 décembre 2010 les délégués du personnel pour recueillir leur avis sur les recherches de reclassement.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, le salarié a été licencié le 19 janvier 2011, et a saisi la juridiction prud&rsquo;homale de demandes en paiement de dommages-intérêts pour non-respect de la procédure de licenciement et au titre d&rsquo;un licenciement abusif.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour d&rsquo;appel a estimé que l&rsquo;employeur avait respecté non seulement son obligation légale de reclassement, mais aussi la formalité substantielle de consultation des délégués du personnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salarié a formé un pourvoi en cassation.</p>
<p style="text-align: justify;">La Chambre sociale de la Cour de cassation n&rsquo;a pas suivi l’argumentation de l&rsquo;employeur.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, selon la Haute juridiction, l&rsquo;avis des délégués du personnel sur le reclassement du salarié doit être recueilli après que l&rsquo;inaptitude du salarié en conséquence d&rsquo;un accident du travail ou d&rsquo;une maladie professionnelle a été constatée, et <span style="text-decoration: underline;"><strong>avant</strong></span> la proposition à l&rsquo;intéressé d&rsquo;un poste de reclassement approprié à ses capacités.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, en l&rsquo;espèce, il appartenait donc à l&rsquo;employeur, dès lors qu&rsquo;il avait connaissance de l&rsquo;origine professionnelle de l&rsquo;inaptitude, de respecter l&rsquo;obligation légale de consultation des délégués du personnel antérieurement aux éventuelles propositions de reclassement.</p>
<p style="text-align: justify;"> <em><span style="text-decoration: underline;">Arrêt :</span> Cass. Soc. 25 mars 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000030410124&amp;fastReqId=829893199&amp;fastPos=1">13-28.229</a></em></p>

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		<item>
		<title>Cancer de la plèvre et maladie professionnelle : une seule plaque pleurale est suffisante</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Apr 2015 07:01:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de la protection sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Accident du travail]]></category>
		<category><![CDATA[amiante]]></category>
		<category><![CDATA[CPAM]]></category>
		<category><![CDATA[maladie professionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[reconnaissance]]></category>

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		<description><![CDATA[Le cancer de la plèvre est généralement dû à une exposition prolongée à l&#8217;amiante. Les maladies professionnelles directement indemnisables figurent sur des tableaux spécifiques (112 tableaux au régime général, et 65 tableaux au régime agricole). Chacun de ces tableaux précise les conditions à remplir : délai de prise en charge, durée d&#8217;exposition au risque le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/04/stéthoscope.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-627" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2015/04/stéthoscope-263x300.jpg" alt="maladie professionnelle - reconnaissance CPAM" width="263" height="300" /></a>Le cancer de la plèvre est généralement dû à une exposition prolongée à l&rsquo;amiante.</p>
<p style="text-align: justify;">Les maladies professionnelles directement indemnisables figurent sur des tableaux spécifiques (112 tableaux au régime général, et 65 tableaux au régime agricole).</p>
<p style="text-align: justify;">Chacun de ces tableaux précise les conditions à remplir : délai de prise en charge, durée d&rsquo;exposition au risque le cas échéant et l<span class="fontTab1">iste indicative des principaux travaux susceptibles de provoquer ces maladies</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon le deuxième alinéa de l&rsquo;article L.461-1 du Code de la sécurité sociale : est présumée d&rsquo;origine professionnelle toute maladie désignée dans un tableau de maladies professionnelles et contractée dans les conditions mentionnées à ce tableau.<span id="more-621"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;espèce, un ancien salarié a procédé le 3 juin 2010 à une déclaration de maladie professionnelle au titre du tableau n° 30 , relatif aux <span class="tabtitle1"><span class="tabtitle1">affections professionnelles consécutives à l&rsquo;inhalation de poussières d&rsquo;amiante</span>. </span></p>
<p style="text-align: justify;">La caisse primaire d&rsquo;assurance maladie de la Charente a rejeté sa demande au motif qu&rsquo;il ne présentait pas une pathologie correspondant à l&rsquo;affection prévue par ce tableau.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, pour la CPAM, le tableau n° 30 B des maladies professionnelles exigeait la constatation de « plaque<span style="text-decoration: underline;"><strong>s</strong></span> pleurale<span style="text-decoration: underline;"><strong>s</strong></span> » au pluriel.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, selon la caisse, puisque le libellé du texte exigeait que deux plaques pleurales soient constatées au minimum, il n&rsquo;était pas possible de considérer qu&rsquo;une seule plaque pleurale suffisait à déclencher la présomption.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;intéressé a saisi une juridiction de sécurité sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour d&rsquo;appel, confirmée par la 2e Chambre civile de la Cour de cassation n&rsquo;a pas fait droit à l&rsquo;argumentation de la CPAM.</p>
<p style="text-align: justify;">La Haute juridiction précise que dès lors qu&rsquo;est constatée la présence d&rsquo;une plaque pleurale, les conditions relatives à la désignation de la maladie sont remplies, peu important l&rsquo;emploi du pluriel <span style="text-decoration: underline;"><strong>qui renvoie à une désignation générique</strong></span> de ces lésions.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, puisque l&rsquo;intéressé avait développé une plaque pleurale liée à une exposition professionnelle à l&rsquo;amiante, il pouvait bénéficier d&rsquo;une prise en charge de sa pathologie au titre du tableau sus mentionné.</p>
<p> <em><strong>Arrêt :</strong> Cass. Civ. 2e, 2 avril 2015, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000030445903&amp;fastReqId=650589906&amp;fastPos=1" target="_blank">14-15.165</a></em></p>

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		</item>
		<item>
		<title>Validité de la rupture conventionnelle pendant une période d&#8217;accident du travail.</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Oct 2014 07:19:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Accident du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Arrêt maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[nullité du licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[Rupture conventionnelle]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsqu&#8217;un salarié est victime d&#8217;un accident du travail ou d&#8217;une maladie professionnelle, l&#8217;article L.1226-9 du Code du travail vient prohiber la rupture de son contrat de travail, sauf en cas de faute grave de ce dernier, ou en cas d&#8217;impossibilité de maintenir ce contrat de travail pour un motif étranger à l&#8217;accident ou à la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/10/accidentdutravail.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-445" src="http://www.bouchard-avocat.fr/wp-content/uploads/2014/10/accidentdutravail-221x300.jpg" alt="Accident du travail" width="221" height="300" /></a>Lorsqu&rsquo;un salarié est victime d&rsquo;un accident du travail ou d&rsquo;une maladie professionnelle, l&rsquo;article L.1226-9 du Code du travail vient prohiber la rupture de son contrat de travail, sauf en cas de faute grave de ce dernier, ou en cas d&rsquo;impossibilité de maintenir ce contrat de travail pour un motif étranger à l&rsquo;accident ou à la maladie.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, dans un arrêt récent, la Cour de cassation a été amenée à se prononcer sur la validité d&rsquo;une rupture conventionnelle du contrat de travail lors d&rsquo;une période d&rsquo;accident du travail.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-444"></span>En l&rsquo;espèce, une salariée a été engagée le 11 février 1983 par la société Strand Cosmetics Europe, et a été victime d&rsquo;un accident du travail le 27 janvier 2009. La salariée s&rsquo;est alors trouvée en arrêt de travail jusqu&rsquo;au 8 février 2009, puis a repris son activité professionnelle sans avoir été convoquée à une visite de reprise par le médecin du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 7 juillet 2009 l&rsquo;employeur et la salariée, ont conclu une convention de rupture du contrat de travail, qui a été homologuée par l&rsquo;inspecteur du travail le 10 août 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">La salariée a saisi la juridiction prud&rsquo;homale, estimant qu&rsquo;au cours des périodes de suspension consécutives à un accident du travail ou une maladie professionnelle, l&rsquo;employeur ne peut faire signer au salarié une rupture d&rsquo;un commun accord du contrat de travail et qu&rsquo;une telle résiliation du contrat est frappée de nullité.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour d&rsquo;appel, confirmée par la Cour de cassation n&rsquo;a pas fait droit à la demande de la salariée.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, selon la Haute juridiction, sauf en cas de fraude ou de vice du consentement une rupture conventionnelle peut être valablement conclue en application de l&rsquo;article L. 1237-11 du code du travail au cours de la période de suspension consécutive à un accident du travail ou une maladie professionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon l&rsquo;argumentation de la Cour d&rsquo;appel, reprise par la Cour de cassation, l&rsquo;article L. 1226-9 du code du travail prohibe uniquement la rupture unilatérale du contrat de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est donc parfaitement possible pour un employeur et un salarié de conclure une rupture conventionnelle du contrat de travail, même en période d&rsquo;accident de travail ou maladie professionnelle, dès lors qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas entachée de fraude ou de vice du consentement.</p>
<p><em><strong>Arrêt :</strong> Cass. Soc. 30 septembre 2014, n°<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000029538551&amp;fastReqId=1396311352&amp;fastPos=1">13-16.297</a></em></p>

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		</item>
		<item>
		<title>Comment calculer les Indemnités journalières de la sécurité sociale (IJSS) à compter du 1er janvier 2015</title>
		<link>http://www.bouchard-avocat.fr/droit-de-la-protection-sociale/comment-calculer-les-indemnites-journalieres-de-la-securite-sociale-ijss-a-compter-du-1er-janvier-2015/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2014 06:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de la protection sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Accident du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Arrêt maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la sécurité sociale]]></category>
		<category><![CDATA[IJSS]]></category>
		<category><![CDATA[maternité]]></category>
		<category><![CDATA[Protection sociale]]></category>

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		<description><![CDATA[A compter du 1er janvier 2015, les modalités de calcul des indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) &#8211; versées aux salariés pendant un arrêt de travail en raison de la maladie, la maternité ou à la suite d&#8217;un accident du travail ou une maladie professionnelle &#8211; devraient être simplifiées. 1/. Les IJSS maladie ou maternité [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">A compter du <strong><span style="text-decoration: underline;">1er janvier 2015</span></strong>, les modalités de calcul des indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) &#8211; versées aux salariés pendant un arrêt de travail en raison de la maladie, la maternité ou à la suite d&rsquo;un accident du travail ou une maladie professionnelle &#8211; devraient être simplifiées.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong><span style="text-decoration: underline;">1/. Les IJSS maladie ou maternité :</span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;article R. 382-34 du Code de la sécurité sociale est modifié de sorte que le salaire de référence servant à déterminer le salaire journalier de base sera désormais plafonné à 1,8 fois le SMIC en vigueur le dernier jour du mois civil précédant celui de l&rsquo;arrêt de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, à des fins de simplification, le décret supprime la prise en compte de la régularisation des cotisations dans le droit aux IJSS maladie et maternité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline; color: #800000;">2/. Les IJSS accidents du travail et maladies professionnelles :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Désormais, les salaires pris en compte pour le calcul de l&rsquo;indemnité journalière sont ceux des mois civils antérieurs à l&rsquo;arrêt de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Le décret simplifie également la détermination du gain journalier net reversé au salarié absent.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce gain journalier net sera calculé par application au salaire de référence d&rsquo;un taux forfaitaire représentatif de la part salariale des cotisations et contributions sociales, étant précisé qu&rsquo;actuellement ce taux forfaitaire représentatif de la part salariale des cotisations et contributions sociales s&rsquo;élève à 21%.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, ce décret vise à étendre la subrogation de plein droit de l&rsquo;employeur à l&rsquo;égard des indemnités journalières AT-MP aux cas de maintien de tout ou partie du salaire en vertu d&rsquo;un accord individuel ou collectif de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Précisons toutefois que, l&rsquo;article 3 de ce décret est applicable uniquement pour les arrêts de travail débutant à compter du 1er janvier 2015 :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le présent décret est applicable aux indemnités journalières versées au titre d&rsquo;arrêts de travail débutant à compter du 1er janvier 2015.</p>
</blockquote>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Texte réglementaire :</strong> </span>décret <a href="http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=C153D65BD215D1504293F865FA58AAB6.tpdjo13v_1?cidTexte=JORFTEXT000029391992&amp;categorieLien=id" target="_blank">2014-953</a> du 20 août 2014.</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Prestations compensatoires et accident du travail ou handicap</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jun 2014 09:47:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[JB Bouchard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de la famille]]></category>
		<category><![CDATA[Droit de la protection sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Accident du travail]]></category>
		<category><![CDATA[divorce]]></category>
		<category><![CDATA[Prestation compensatoire]]></category>

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		<description><![CDATA[Afin de compenser la différence de niveau de vie liée à la rupture du mariage, une prestation compensatoire peut être versée (sous forme de capital ou sous forme de rente) par l&#8217;un des ex-époux à l&#8217;autre, quel que soit le cas de divorce ou la répartition des torts. Le montant de cette prestation compensatoire est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Afin de compenser la différence de niveau de vie liée à la rupture du mariage, une prestation compensatoire peut être versée (sous forme de capital ou sous forme de rente) par l&rsquo;un des ex-époux à l&rsquo;autre, quel que soit le cas de divorce ou la répartition des torts.</p>
<p style="text-align: justify;">Le montant de cette prestation compensatoire est déterminé par  la convention des époux en cas de divorce par consentement mutuel, à défaut il appartient au juge d&rsquo;en déterminer le montant.</p>
<p style="text-align: justify;">Aux termes de l&rsquo;article 272 alinéa 2 du Code civil, le juge ne pouvait prendre en compte dans l&rsquo;évaluation du montant de la prestation compensatoire les sommes versées au titre de la réparation des accidents du travail, ainsi que les sommes versées au titre du droit à compensation d&rsquo;un handicap.<span id="more-221"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, selon l&rsquo;article 272 du Code civil :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Dans le cadre de la fixation d&rsquo;une prestation compensatoire, par le juge ou par les parties, ou à l&rsquo;occasion d&rsquo;une demande de révision, les parties fournissent au juge une déclaration certifiant sur l&rsquo;honneur l&rsquo;exactitude de leurs ressources, revenus, patrimoine et conditions de vie.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">Dans la détermination des besoins et des ressources, le juge ne prend pas en considération les sommes versées au titre de la réparation des accidents du travail et les sommes versées au titre du droit à compensation d&rsquo;un handicap</span>.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le Conseil constitutionnel a jugé que le second alinéa de cet article 272 méconnaissait le principe d&rsquo;égalité devant la loi, et l&rsquo;a déclaré contraire à la Constitution (QPC n° <a href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2014/2014-398-qpc/decision-n-2014-398-qpc-du-02-juin-2014.141673.html" target="_blank">2014-398</a> QPC du 02 juin 2014).</p>
<p style="text-align: justify;">Le Conseil constitutionnel a jugé que l&rsquo;abrogation du second alinéa de l&rsquo;article 272 du code civil prend effet à compter de la publication de sa décision, soit <span style="text-decoration: underline;">à compter du 5 juin 2014</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette décision est applicable à toutes les affaires non jugées définitivement à cette date. Les prestations compensatoires fixées par des décisions définitives en application des dispositions déclarées contraires à la Constitution ne peuvent être remises en cause sur le fondement de cette inconstitutionnalité.</p>

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